Les Guerres de Spherus

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 [Tajun] Abords du village

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MessageSujet: [Tajun] Abords du village   Mer 9 Juil - 21:46

Trayx se remit debout, en profitant pour étirer les muscles mécaniques de son armure sur toute sa longueur; ces derniers n'avaient certes pas besoin de cela pour se remettre de la course qu'il venait d'effectuer, mais son instinct animal lui recommandait de bien étirer ses membres après chaque effort. Le kraata huma longuement l'air autour de lui, puis se retourna; Kaless était toujours là, à bord de son Cendox. Le rahkshi pouvait aisément sentir l'odeur d'huile brûlée, de carburant en combustion et de métal chauffé à blanc en dessous des carénages du véhicule; il détestait ces saveurs, et les considérait comme des miasmes plus que de véritables senteurs. Cependant, il devrait les supporter pendant plusieurs heures encore.

- Hey, toi, vas moins vite ! Je peux à peine te suivre, et j'ai failli me prendre un rocher en pleine gueule tout à l'heure !

Le rahkshi, s'il avait pu, aurait souri à la remarque du glatorian; seule sa bouche organique esquissa un semblant de mouvement, tandis que sa visière bleue impénétrable restait totalement opaque, ne laissant transparaître quoi que ce soit.

- Enfin bref, on est assez loin des camps impériaux. Je sais que tu es parti vers le repère des étrangers vers Tesara, et je sais que tu en es revenu vivant après avoir combattu l'un des leurs. Mais sache ceci, si jamais tu crois avoir vaincu l'un de leurs sortes de "super soldats", tu fais erreur. Beaucoup ont tenté de les combattre, même des étrangers de l'Ultime machine; aucun n'a survécu, aucun n'est revenu. On n'a jamais retrouvé ne serait-ce qu'un cadavre. Les seuls qui ont eu la chance de revenir ce ces expéditions suicidaires étaient ceux qui s'étaient perdus en chemin.

Si tu es encore en vie... je crois que c'est malheureusement parce qu'eux, ceux qui dominent ces choses, en ont décidé ainsi. Et au fait, j'ai entendu le skrall t'appeler Trayx au Loup Hérissé. Des rumeurs circulent à ton sujet; un revenant d'entre les morts aurait levé une armée pour te retrouver, et te détruire. Beaucoup de noms lui ont été donnés; Gladius, le Seigneur Fantôme, le Roi Liche. Mais lui-même se serait apparemment trouvé un autre pseudonyme: ses suivant l'appellent désormais le Némésis.

Certains disent qu'il s'agirait en effet du chef des rebelles, revenu à la vie, mais je n'y crois pas. Ce doit être un imposteur comme tant d'autres, qui a trouvé le moyen d'embrigader pas mal de monde dans sa nouvelle secte. Mais quoi qu'il en soit, j'ai une dette de vie envers toi; si tu ne m'avais pas sauvé de la chose au Loup Hérissé, je serais mort à l'heure qu'il est. Évite ce Némésis, et tous ces fous qui le suivent. Voilà... ce n'est pas grand chose, mais cela te rendra peut-être la pareille. Adieu !

Le glatorian se prépara à faire redémarrer son véhicule, quand une voix grave, presque métallique, retentit derrière Trayx.

- Je ne crois pas, vermine.

Trayx glissa sur le côté pour esquiver une éventuelle attaque, tandis que Kaless se baissait tout en regardant vers l'origine de la voix. Un très grand skrall, un tout petit peu plus petit que le rahkshi, se tenait debout, droit; entre ses mains, un fusil de sniper gigantesque - qui devait bien faire 2 mètres de long - pointait en direction du glatorian.

- Je... attends !

Une énorme détonation retentit, tandis qu'une puissante onde de choc faisait s'envoler le sable et la poussière autour du grand guerrier. L'instant d'après, la tête de Kaless - ainsi que la moitié de son torse - explosait, perforée puis réduite en miettes par un projectile de très gros calibre. La balle continua son chemin, et s'enfonça profondément dans le flanc d'un rocher, qui se fissura avant de s'effondrer suite à l'impact surpuissant.

- C'est fait...

Trayx avait immédiatement reconnu le skrall; il s'agissait de l'un des gardes personnels de l'Empereur en personne. Il n'était équipé que d'une armure légère qui laissait entrevoir sa puissante musculature. Ses bras, qui donnaient l'impression d'être aussi épais que le corps d'un agori, portaient le fusil géant avec une facilité déconcertante. Lorsque le skrall rechargea son arme, la douille de la balle utilisée tomba au sol; cette dernière était aussi grande que la main du garde d'honneur skrall.

- Désolé pour ton ami, Trayx, mais les ordres sont les ordres. L'Empereur ne veut aucun témoin extérieur de ta dernière mission; les informations que tu as apportées sont cruciales, et bien trop précieuses pour prendre le risque qu'elles soient éventée. Son impériale majesté te demande pour une audience; immédiatement. Nous rejoindrons Tajun, où un ami à moi nous attend. C'est un maître élémentaire de l'ultime machine, il nous fera rejoindre Roxtus.

Trayx suivit l'imposant guerrier, sans regarder le cadavre du glatorian; lorsqu'ils furent arrivés à une distance suffisante, le skrall tira une nouvelle fois, visant alors le moteur du Cendox. L'explosion qui s'en suivit embrasa le corps du pauvre mercenaire, qui fut rapidement réduit en cendres avec son véhicule.

***

Lorsque Trayx arriva au lieu prévu, le grand skrall fit signe à un toa, qui s'approcha d'eux. Sur son visage, un olmak brillait sous la puissante lumière du soleil. Le maître élémentaire ouvrit une porte dimensionnelle qui donnait sur Roxtus, puis laissa passer les deux guerriers impériaux avant de les suivre.
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MessageSujet: Re: [Tajun] Abords du village   Jeu 27 Nov - 0:06

Alors que le Protectorat savouraient leur victoire et que les disciples du Maitre s'amusaient à admirer leur nouvelles recrues, pendant ce temps, dans le canyon de Sandray, tout près de Tajun, au fond de l'escarpement rocheux, sur la route commerciale généralement empruntée par les caravanes agoris, un véhicule roulait et faisait voler le sable de ses roues dont la plus grosse se trouvait à l'arrière. Il semblerait que quelques soldats de l'Ordre ont réussi à perquisitionner un thornatus v9 afin de rendre plus court et plus agréable le voyage jusqu'au village de l'eau. Les membres d'élites que sont Cordax, Vorona et un toa visiblement du plasma furent bien content d'être en vue de leur prochaine destination. Malheureusement pour eux, ceux ayant le pouvoir de se téléporté n'ont jamais visité le centre du village de Tajun, notamment son centre de soin. Un hôpitale bien que largement plus modeste que celui de Ga-metru, reste un lieu tout de même incontournable pour tous sur Bara magna. Le toa du plasma avait la main sur son épaule qui avait également un bandage. Un coup perdu et mal esquivé lors de la bataille, qui n'aurait été pas trop grave si il n'avait pas été fait avec une épée empoisonnée ennemie. Les deux êtres de l'ombre, quand à eux se sentaient mieux mais ils ont cru bon d'aller au centre de soin de Tajun pas seulement pour trouver refuge et repos après ces moments d'actions, mais surtout car ils savent que étant guidés par Rehad ou Shrecki, les autres ayant fuit de leurs côté vont certainement rejoindre Tajun pour en faire de même. Le toa révéla au makuta qu'il est en réalité l'un des deux gardes alien venant du même monde que Tanika qu'ils ont rencontré purement par hasard un jour de voyage en plein désert.

-vous savez, dit il, il est vrai que notre monde a été touché par la guerre depuis toujours, il a la même tête que ce canyon et cela à cause de la guerre. Les bombes et les armes ont rapidement fait de détruire des biomes entiers. Mais à cette époque, Tanika était encore jeune, elle était bien loin de la ligne de front, étant petite, elle a bien aimé la vie à la forteresse impériale. c'est d'ailleurs l'argument qu'utilise le makuta pour se moquer d'elle, n'est ce pas?
-en effet, répondit Cordax, et ca se ressent encore aujourd'hui. Lors de l'âge d'or de l'équipe alpha, elle n'était pas autant une princesse que ca, c'est sûr, mais c'est important pour elle qu'elle apprenne elle même à devenir un excellent chef. On a des parcelles de terre qui s'étendent sur des centaines de kilomètres et une armée de milliers de soldats, alors si elle survit, elle n'en sera que meilleure dans le futur, car tu nous parle quand même d'une planète entière, d'une armée et d'une flotte planétaire, ce qui est déjà trois fois plus grand que ce que nous possédons déjà.
-donc vous comprenez que si elle reste comme ca pour toujours, ce n'est pas seulement votre monde qui est en danger, mais le nôtre aussi.

Alors que le véhicule avancait, Vorona était toujours tranquille dans son siège, totalement silencieuse. Elle avait dans la bouche une petite sucette rouge sucrée qu'elle prenait à la main quelques fois pour la sucer avant de la remettre dans sa bouche, le bâton blanc ressortant à l'extérieur.

-Pendant la guerre des puissants, continua Cordax, les séides n'étaient que le plus souvent passifs, ils ne frappaient que ceux qui étaient assez fous pour se mesurer à eux, le reste du temps, ils ne faisaient que commander les bataillons et battaient en retraite quand ceux si le faisaient. Mais merde à la fin, on a affronté des fois deux à trois séides en même temps et là, le plus faible d'entre eux accompagné que de 400 soldats, ce qui est peu, nous met la misère alors qu'on avait toutes nos forces possibles avec nous.
-tu oublie une chose Cordax, intervient Vorona en sortant le bonbon pour parler, comme je le craignais, cette fois les séides font appel à des pouvoirs occultes, les anciens ne faisaient que se battre au corps à corps.
-je sais, ce foutu aura de pression pendant tout le long du combat, c'était comme de combattre dans les abysses océaniques.
-ce qui me dérange le plus, reprit Vorona, c'est que Tanika et Nui ont facilement été contrôlé mentalement par Etreinte alors que Tanika y était protégée et Nui est un makuta vétéran très bien entrainé. Il semblerait qu'ils ont bien essayé de lutter contre la volonté du protectorat avec sur eux une pression énorme, mais dès qu'ils étaient enfin à sa merci, c'est comme si leurs esprits étaient redevenu normaux. Mentalement, ils étaient aussi en bonne forme que lors de nos préparatifs de bataille et pourtant ils se sont retourné contre nous.
-c'est ce que tu m'a expliqué rapidement avant, Vorona, j'y ai pensé et je comprends un peu mieux maintenant. Non, ce n'est pas du contrôle mental, c'est du piratage mental, c'est différent.
-explique toi.
-c'est simple, je sais que tu n'aime pas que je compare le cerveau à une machine mais imaginons qu'ils ont essayé de se protéger de l'intrusion du séide dans leur cerveau sans succès, traversant les sécurités, il ne s'est apparament pas contenté de commander à distance ses proies mais pire de pirater leur données cérébrale et de reprogrammer leur esprit afin qu'ils voient le monde différemment en faveur du protectorat.
-quand vous dites ca, vous avez l'air de dire que c'est irréversible, on doit pouvoir quand même faire quelque chose, non?
-peut être, mais pour l'instant on en sait rien. Et au pire du pire, il faudra en finir avec eux afin qu'ils ne soient une menace pour personne.
-regarde la route quand même, interrompit Vorona à Cordax qui justement était entrain de conduire.

devant lui se trouva un rocher qu'il réussit à esquiver de peu sur la gauche avec un rapide coup de joystick, ce véhicule se pilotant avec deux manettes. mais c'est là qu'ils apercurent droit devant eux un groupe de destrier des sables sauvages qui couraient droit sur eux donc en sens inverse. Impossible de les éviter à cause de l'étroitesse du passage. La psionique se concentra alors, et après avoir murmuré une formule, un tremblement de terre eu lieu faisant soulever le sol rocheux afin de créer une rampe de saut. Cordax s'engaga dessus et accéléra autant qu'il peu afin de faire un vol plané au véhicule qui atterrit un peu plus loin derrière la vingtaine de créature en rut dont deux d'entre elles se cognèrent contre le rocher nouvellement soulevé.

-ca fait la deuxième fois, tu sais bien que si j'étais pas là, tu serait mort depuis longtemps.

et Cordax se disait: *et moi, ca fait la deuxième fois aussi en trois mois que si j'étais pas là, plein de monde, seraient mort*.

Ils arrivèrent au bord du village. Encore un peu à parcourir et ils seront à destination.
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MessageSujet: Re: [Tajun] Abords du village   Sam 9 Avr - 3:37

Ils étaient en retard.

Myja se tenait à l'Entrée Est de Tajun, le regard rivé sur l'horizon. La Glatorian à l'armure noire y guettait l'apparition de formes familières mais celles-ci tardaient à se manifester et sa patience s'était réduite comme une peau-de-chagrin. Elle n'avait jamais été une personne très patiente après tout. Mais pouvait-on lui reprocher d'en avoir manquée dans le cas présent ? Surement pas.

Depuis quelque temps Bara-Magna, un endroit déjà inhospitalier et dangereux, était devenu encore plus inhospitalier et dangereux. Quand les fantômes des sables eurent finit de s'effondrer sur eux-même, cela leur apprendra d'ailleurs à faire n'importe quoi avec ces drôles de machines venu de cette encore plus grande drôle de machine, quelque chose d'autre avait pris leur place, quelque chose qui n'appartenait résolument pas à ce monde, encore. Ce qu'ils étaient ? Nul ne le savait. D’où venaient-ils ? Nul ne le savait. Que savaient-on alors ? Ceux de la drôle de machine les appelaient Le Protectorat et ils en étaient terrifiés. Silencieux, implacables et ceux qui allaient sur leur terres n'en revenaient jamais. Elle en était venu à regretter les Skralls, bravo.

Depuis Tajun était sur ses gardes, les Skralls et leur paranoïa vis à vis des ennemis en métal invisibles aidant. Des patrouilles étaient envoyées tout les jours aux frontières de la région pour guetter les mouvements éventuels de l'ennemi, signe d'une attaque imminente. Les Pierreux leur avait tellement rabâcher les oreilles à propos de l'importance de fortifier la ville qu'elle en connaissait la position stratégique par coeur.

A l'ouest la gigantesque structure au pied de laquelle Tajun était bâtit servait de rempart idéal et au-delà il n'y avait que du sable mais attention, du sable Skrall, cela devait avoir son importance car les pierreux avait tendance à considérer ce coté comme le plus sur. Au sud c'était la mer de sable liquide, du sable et du plat à perte de vu, quoi qui puisse arriver de par là on le verrait venir de très loin. Au nord le désert était interrompu par une falaise abrupte et au-delà c'était les Dunes de la Trahison aussi appelés "La mère-patrie des Vorox", le Protectorat pouvait garder ce coin. Et enfin nous avions l'est avec le Canyon Sandray qui faisait office de goulet d'étranglement naturel, au-delà il y avait du sable et encore au-delà Vulcanus, une ville "Perdu" depuis un sacré paquet de temps. C'était assurément le coté le plus surveillé, si le Protectorat occupait le terrain conquis comme tout ceux avant eux alors ils avaient surement du faire de l'endroit une place forte et si une attaque devait être lancer sur Tajun ce serait sûrement de là qu'elle serait lancer. C'était évidement à l'est qu'il y avait eut un problème.

Une patrouille n'était pas revenu mais ce n'était pas n'importe quel patrouille, c'était sa patrouille. Elle avait perdu le compte de ce qu'elle avait du faire pour que les faces de roc acceptes de monter une patrouille constituée uniquement de Glatorian, une patrouille pour l'Est en plus. Elle avait choisit elle même chaque membre du détachement, les meilleurs, les plus fiables de toute l'ile du genoux. L'itinéraire choisit avait fait plus que ces preuves et la mission en elle-même était si routinière que l'heure de retour était calibrer à la minute près. C'était la seule chance qu'elle n'aurait jamais de prouver aux Pierreux que son espèce était bonne à autre chose qu'à empiler des pierre, et ils ne revenaient pas.

Elle aurait du, et voulu, venir avec eux mais les Skrall en avaient décidés autrement, il leur fallait quelqu'un sous la main à punir ou à railler en cas d'échec et cela ne pouvait être qu'elle bien sur vu que c'était son idée. Elle ne pouvait donc qu'attendre, patienter et voir par la même occasion sa haine pour les Pierreux franchir un nouveau palier.

Jamais elle n'avait fait preuve d'autant de patience au cours de sa vie, juste après le départ de la patrouille elle avait tuer le temps en faisant le tour de Tajun, plusieurs fois. Elle fut à l'Entrée Est dix minutes avant l'heure dite, à l'heure dite et ne voyant aucun signe de la patrouille à l'horizon ses dents commencèrent à grincer. Après dix minutes ses doigts tapotaient nerveusement sur le manche de son épée, après une heure ils dansaient sur ce dernier avec une dextérité qu'un joueur de flute aurait envié.

A partir de cet instant toute patience l'avait quittée, tout ce qui l'empêchait de faire de même était l'indécision quand à quoi faire ensuite, cela impliquait souvent elle même mettant fin à son existence de façon flamboyante. Manger son épée, tester la résistance des fortifications avec sa tête, défier le capitaine de la garnison en duel, se lancer à la recherche de ses hommes, retourner chez les chasseurs d'os, défier le capitaine de la garnison en duel, partir seule en territoire Vorox, partir seule en territoire Protectorat, défier le capitaine de la garnison en duel.

Alors que, la mort dans l'âme, elle s’apprêtait à rentrer quelque chose accrocha son regard. Une forme venait de sortir du canyon, une forme seule. Activant l'implant dans son œil droit elle zooma sur cette dernière...et son cœur manqua un battement.


- Tepo !

Elle se précipita vers lui, libérant d'un coup toute la tension qu'elle avait accumulée au cours de l'attente. Elle aurait du être soulager, voir en colère d'avoir du patienter ainsi, mais elle n'était qu'horrifiée.

C'était Tepo, le commandant de la patrouille, le plus talentueux des guerriers qu'elle avait rassemblée, celui qu'elle considérait comme son bras droit, et même un peu plus. Mais ce n'était pas vers Tepo qu'elle courait, c'était vers sa dépouille. De son armure il ne restait que quelques pièces éparses qui se raccrochait encore difficilement à une chair lacérée de toute part, l'un de ses bras pendait le long de son corps, à ce point déchiqueté qu'on ne pouvait plus appeler cela un bras. Il ne marchait pas, pas plus qu'il ne titubait, il restait simplement debout, immobile tel une statue suppliciée, comme si il savait que le prochain pas qu'il ferait serait le dernier.

Il y avait tellement de questions qui se bousculaient dans son esprit, mais la seule vue du corps meurtrit de son ami les balayas toutes. Elle du se forcer à parler et quand elle le fit elle reconnut à peine sa voix.


- Tepo...Tepo qu'est ce qu'il s'est passer ? Où...où sont tout les autres ?

Son ami esquissa enfin un mouvement, sa tête se tourna vers elle. Son visage avait été relativement épargner par rapport au reste de son corps, mais cela ne rendait les choses que pires encore. Elle ne voyait pas de douleur ou de peur sur ce visage juste une expression presque...sereine, non, pas sereine. Il n'y avait plus rien sur ce visage, juste le vide, béat et béant. Ses yeux s'agitaient dans leur orbites, tentant désespérément de fixer quelque chose qui n'existait pas. Quelque chose manquait, quelque chose s'était éteint. Tepo n'était plus là, Tepo n'était plus nul part. Cette voix qu'elle entendait, ça ne pouvait plus être la sienne.

- Qui...qui est...la ?

- Myja. Répondit-elle. Les mots ne parvenaient plus à sortir, sa gorge plus sèche que le désert à présent. Tepo...c'est Myja...

La bouche de Tepo s'entrouvrit, une tentative de sourire...ou quelque chose d'autre. Sa voix elle se mua en grincement.

- Myja ?...Myja ?!...Myja !

Le Glatorian bascula alors en avant, Myja se précipita pour le rattraper. Son corps heurta le sien en produisant un bruit spongieux qui souleva le cœur de l'ancienne chasseuse d'os. Elle sentit quelque chose couler sur elle, s'insinuer entre les jointures de son armure, quelque chose de chaud, du sang, celui de Tepo. Une puanteur abjecte s'insinua dans ses narines, une odeur de métal et de mort. Elle posa son regard sur le dos de son ami, ce n'était plus son dos, il manquait tellement de chose.

- V...Vorox...Fut le dernier mot que Tepo prononça, Myja, elle, commença à hurler.
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Nui
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MessageSujet: Re: [Tajun] Abords du village   Lun 18 Juil - 1:18

L'infirmerie, elle y venait chaque fois qu'elle le pouvait, c'est à dire souvent. Tepo était là après tout. Cela devait bien faire plus d'un mois maintenant, elle avait perdue la notion du temps depuis.

La première fois qu'elle l'avait vu dans cette état elle avait pensée qu'il allait mourir dans ses bras. Mais si elles étaient impressionnantes les blessures qui couvraient son corps restaient superficielles, du à la friction pour la plupart, comme si quelque chose l'avait trainé sur la rocaille pendant elle ne savait combien de temps. On ne pouvait pas en dire autant de son bras, c'était comme si quelque chose l'avait mâchouiller et connaissant les Vorox ça pourrait bien être le cas. C'était le bras avec lequel il tenait son épée et maintenant ça ne ressemblait même plus à un bras.  

Mais ce n'était même pas ça le pire, le pire c'est qu'après tout ce temps il aurait dû au moins aller un peu mieux, mais ce n'était pas le cas. La plupart du temps il dormait et quand il était réveillé il délirait. Elle avait été patiente, plus qu'elle ne l'avait jamais été au cours de sa vie, et elle avait rassemblé tous ces fragments enfiévrés en un tout à peut-près cohérent.

La mission s'était déroulée comme prévu, la patrouille n'avait rien relevé de notable, tout était calme. Puis, sur le chemin du retour, quand ils retraversaient le Canyon, c'est là qu'ils sont apparus. Les Vorox. Ils avaient du se poster sur les parois et quand la patrouille passa ils leur sont tombés dessus, littéralement. Une pluie de Vorox, ils n'ont rien vu venir. Ils y sont tous passé, tous sauf Tepo. Et c'était ça qu'elle ne comprenait pas. A un moment donné l'une des Vorox a dû l'attraper par le bras et ensuite le trainer derrière lui pendant un long moment. Cela n'avait pas de sens, pourquoi faire cela ? Et surtout pourquoi s'être arrêté là, pourquoi ne pas l'avoir achevé ? C'était comme si ce Vorox avait voulu qu'il survive, qu'il puisse revenir au village, mais pourquoi ?

Non, cela ne faisait vraiment aucun sens, et elle avait autre chose à penser que ces histoires de Vorox machiavéliques. Le commandant Goral par exemple, le tas de pierre qui dirigeait cet endroit. Qu'elle serve de bouc-émissaire au cas où la mission serait un échec ça elle le savait depuis le début, mais c'était sous-estimé le sadisme des pierreux.

Une autre patrouille avait été envoyé, un patrouille Skrall cette fois-ci, sur les traces de la précédente. Elle n'a trouvé ni Vorox, ni cadavre, ni même trace de combat. Il n'en fallu pas plus pour que Goral déclare qu'il n'y avait jamais eu de Vorox, quel preuve y avait-il d'ailleurs à par les délires d'un estropié ? Et que les membres de la patrouille avaient simplement profiter de l'occasion pour déserter. Comme c'était Myja qui avait eu cette idée il était donc logique de penser que c'était là son plan depuis le début, ce qui constituait un acte de trahison. Si sa tête n'avait pas encore roulée sur le sol c'est parce que Tepo était revenu, le Commandant en à donc déduit que c'était les déserteurs qui l'avait mis dans cette état et que ni lui, ni la Glatorian n'était au courant de leur plan. Ce qui la faisait passer de Traitresse à juste incompétente.

Après ça elle pouvait toujours courir pour faire autre chose que porter des sceaux d'eau jusqu'à la fin de ces jours, rien que pour qu'on laisse Tepo entré dans l'infirmerie elle avait du menacer de mort pas moins de trois Skralls. Aucun d'entre eux n'en voyait l’intérêt, ce n'était plus qu'une épave incapable de se battre ni même d'aligner trois mots cohérents. Pourtant ils avaient finit par céder, simplement parce qu'ils n'en avaient rien à faire, tout en lui rappelant que dès qu'il y aurait besoin d'un lit pour un Skrall ils sauraient lequel choisir.

Oui, ils n'en n'avaient rien à faire, Goral le premier. De son point de vue les seuls morts à déplorer étaient Glatorian, les ambitions de Myja étaient brisées à jamais et il pouvait, via son ami, continuer à la faire souffrir. La définition même d'une Journée idéal pour le Commandant.

Il n'y avait pas de mots pour décrire la haine qu'elle ressentait en ce moment, elle voulait tuer Goral de ses mains, non, le massacrer même si c'était la dernière chose qu'elle faisait. Pas seulement le Commandant d'ailleurs, c'était tout les Skrall qu'elle voulait passer au fil de son épée.

Alors qu'elle ruminait ses sombres pensées l'Alerte sonna, il y avait un intrus en ville.


*****

Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis la bataille de Roxtus, plusieurs mois aux cours desquels le Protectorat n'avait fait aucun mouvement significatif. Comme en accord avec la nouvelle Stratégie.

Privé de Shrecki le Dernier Ordre éclata avant la fin du jour et les Puissants s'éparpillèrent aux quatre vents. Plutôt que de lancer aussitôt une nouvelle offensive, voire plusieurs, le Maitre préféra une autre approche, celle de l'attente.

Les Puissants avaient placé tous leurs espoirs et une bonne partie de leurs forces militaires dans le Projet de Shrecki, l'échec avait été total. Un seul Seide avait suffi à briser leur élan, les pertes étaient innombrables, leur hiérarchie décapitée et leur maitre à penser abattu. A présent ils avaient fuis, retournant dans leurs territoires respectifs pour panser des blessures qui ne guériraient jamais. Le désespoir allait se répandre dans leur rangs, mais aussi parmi les peuples qui étaient sous leur joug, et ce désespoir les conduiraient au chaos, ce chaos qui finirait par les dévorés de l'intérieur. Attendre et laisser faire le Chaos, telle était la consigne et une fois encore le Maitre avait vu juste.

Privé de son chef la Confrérie sombra la première, les fois précédentes à chaque fois qu'un Leader tombait un autre de sa trempe prenait aussitôt sa place, comme les dents d'un Takea. Cette fois-ci pourtant la source semblait s'être tari, les Makuta s'entredéchiraient pour la Suprématie sans qu'aucun d'entre eux n'arrive à prendre l'avantage sur les autres. La Confrérie ne survivrait pas à ces luttes intestines, pas plus que son espèce d'ailleurs.  

L'Ordre était retourné dans son univers d'origine, emportant avec lui son impératrice déchue. Il n'était toujours pas certain de comment elle avait pu être détourner de la voie de la Paix, l'ultime ruse de Shrecki sans doute. Toujours est-il qu'à l'heure actuelle c'était toujours son second, Raidark, qui était aux commandes et l'organisation semblait être encore plus indolente qu'à l’accoutumer. Elle accusait cependant le coup d'avoir maintenu les Matoran dans l'ignorance et des révoltes commençaient à éclater un peu partout.

Quand aux Skrall, ils faisaient comme si rien ne s'était passé, comme si le Protectorat n'était jamais venu frapper à la porte de Roxtus et qu'ils n'avaient pu tenir in extremis que grâce à l'appui des autres Puissants et des ruses de Shrecki. La Roche prétendait avoir tenu bon, mais elle était érodée et il en était de même pour son orgueil. Rien de plus normal alors qu'ils se défoulent sur leur esclaves. Ici aussi la révolte grondait, mais elle ne prendrait pas forme seule. C'était pour ça qu'il était là.

Bara Magna pouvait sembler imposante au premier regard, de même que l'Empire des Skrall, mais il n'en était rien. Pour la grande majorités ces terres étaient aussi inhospitalières qu’inexploitable. Les ressources autant que les pouvoirs étaient concentrés dans quelques cités, qui les contrôlaient, contrôlaient pour ainsi dire la planète. C'est pour ça qu'il était là.

Tajun. Sa principale ressource, sa seule en faite, était l'eau. Une denrée ô combien précieuse quand on vivait dans le désert. Stratégiquement c'était un excellent choix. La cité était positionner à la périphérie de l'Empire, proche de Vulcanus qui était déjà sous le Contrôle du Protectorat. La cité la plus proche d'où des renforts pourraient provenir était Tesara, mais entre les deux se dressaient les dunes de la Trahison qui étaient acquissent au Maitre. Soit Rehad était assez téméraire pour penser pouvoir les traverser indemne, ce qui ne saurait arriver, soit ils les contournaient, perdant ainsi un temps précieux.

C'était un plan en trois étapes. La première, couper la tête.

Après quelques téléportations il se tenait à présent au centre de ce qui devait être une place ou un marché, encerclé par un bataillon entier de Skrall. Face à lui le Commandant de cet endroit qui partageait d'étonnantes similitudes avec celui qu'il avait tué à Iconox, un certain Krevo s'il se rappelait bien, à savoir une lourde armure et une très haute opinion de lui-même. Avec une épée dans chaque mains il semblait prêt à en découdre.


- Commandant Goral. dit le Makuta d'un voix neutre. Il semblerait que cela soit une habitude chez les Skrall de Haut-Rang de porter l'équivalent de leur poids en armure.  

Avant que le Skrall ne puisse répliquer Nui tendit le bras dans sa direction.

- Vous aimez cette armure, je le sais...alors qu'elle soit votre dernière demeure.

Sur ces mots Nui ferma son poing et Goral commença à hurler. Il hurla alors que les puissances Magnétiques que le Makuta avait déchainer lièrent ses deux lames ensembles. Il hurla alors que ses jambes adhérèrent l'une à l'autre et que ses bras se plaquaient contre son torse. Il hurla alors que sa propre armure écrasait son corps dans une tentative de s'unir avec son ossature métallique. Il hurla jusqu'à ce que son visage, la seule partie de lui que son armure ne couvrait pas, se changea en un geyser de matière organique.

A présent il n'y avait plus que le silence et un monolithe de métal distordu, suintant de divers fluides, là où était le Commandant quelques secondes plutôt. Le bataillon resta un temps paralysé par l'horreur auquel il venait d’assister, mais un temps seulement. Bientôt les Thornaxx fusèrent et ils se jetèrent lames en avant sur l'intrus. Grand mal leur en pris, les projectiles se figèrent en pleine course avant de revenir à l'envoyeur, courtoisie du Kanohi Crast, balayant la moitié d'entre eux avant même qu'ils ne soient arrivés à portée d'épées. Les autres ne furent pas plus chanceux cela dit, d'un revers du bras Nui invoqua une nouvelle fois le Magnétisme, agglomérant plusieurs soldats en une boule grotesque qui s'en alla balayer leurs camarades. Un dernier mouvement et une vague d'ombre submergea ceux qui étaient encore debout.  

Le silence était retomber sur la Place, ne restait plus que le Makuta.


- Vous êtes qui ? Héla une voix féminine.

Une guerrière venait de faire irruption. Bien que son armure soit tout aussi noire que celles des Skrall qu'il avait tué sa morphologie était celle d'un Glatorian. Elle pointait son épée vers lui, mais ne semblait pas avoir l'intention de l'attaquer tout de suite, elle devait le jauger.
A mieux y regarder c'était plus un sabre qu'une épée qu'elle portait, un étrange sabre avec une seconde poignée découpée dans le dos.


- Et surtout vous êtes quoi ? Ajouta-t-elle.

Nui fut suffisamment intrigué pour prendre le temps d'examiner son esprit, ce qu'il y trouva fut intéressant.


- Je suis Makuta Nui et je viens apporter la Paix à cette cité. Répondit-il enfin.

- La Paix ? Répliqua-t-elleOn étaient en paix jusqu'à ce que vous arriviez vous savez. Et je ne dirais pas que ce carnage était très pacifique.

- Pourtant, vous l'avez trouvé on ne peut plus satisfaisant...Myja.  

La surprise se lisait sur le visage de la dénommée Myja.

- Comment vous..

- Je sais. L'interrompit-il. Tout comme je sais que vous vouliez tuer celui-là il montra du doigt ce qu'il restait du commandant. plus que tout au monde et que vous réservez un sort à peine plus enviable à tous ces semblables. Vous n'êtes pas dénuée de volonté et de nombreuses passions vous anime. Tout ce qu'il vous manque est le pouvoir nécessaire pour concrétiser une telle ambition. Je sais ce que c'est. Je sais aussi pour votre ami, Tepo, pour l'état déplorable dans lequel il est. Même la médiocre médecine de ce monde pourrait guérir ses blessures et feu les Fantômes des Sables ont apporter suffisamment de technologies de mon univers ici pour que, en cherchant bien, vous puissiez remplacer son bras par une prothèse convenable. Mais ce ne sont pas ses blessures physiques le problème, le traumatisme de l'attaque à fracturer son esprit. Il lui faudra des années pour s'en remettre, s'il y arrive. L'un comme l'autre il ne sera plus l'être que vous avez connu.

Mais je suis là. Vous m'avez demander qui j'étais, je suis celui qui peux vous donner le pouvoir de vaincre jusqu'à Tuma en personne. Comme vous avait du vous en rendre compte à présent je commande à de nombreuses puissances dont celles de l'Esprit, il serait donc aisé pour moi de réparer l'esprit de votre ami.  

La Glatorian avait baissé sa lame, elle semblait à la fois confuse et pensive.

- Vous promettez beaucoup, mais à vous entendre ce ne sera évidement pas gratuit.

- En effet, en échange de tout cela vous, et votre ami, devrez me faire allégeance, à moi et au pouvoir que je sers, celui du Maitre et de son Protectorat des Ombres. Votre première tâche, celle qui scellera notre pacte, sera d'attiser les braises de la révolte. Je veux qu'avant la fin du jour tout ce qui n'est pas Skrall au sein des murs de Tajun soit prêt à tuer tout ce qui est Skrall. Ceci ne sera bien sur que le début, notre ambition dépasse de très loin cette cité. A terme c'est Bara Magna tout entière qui sera purger de l'existence des Skrall.

- Si j'accepte, je m’incline, ça j'ai compris, mais pourquoi Tepo lui aussi. demanda-t-elle.

- C'est fort simple. Répondit le Makuta Vous deux bénéficieraient de mes pouvoirs, vous deux seraient ce que vous n'auriez jamais pu être sans mon intervention, il est donc tout à fait logique que vos vies m'appartiennent en retour.

- Et si je refuse ?

- Alors je vous tuerais, vous, votre ami et tout ce qui vit dans Tajun, Skrall ou pas.

Myja sembla perdu dans ses pensées.

- Qu'est ce qui me prouve que vous pouvez faire ce que vous me promettez ?

- Permettez que je vous en offre un avant-goût.

Il fit un geste de la main en direction de la Glatorian, au début il ne se passa rien, puis la guerrière sentit quelque chose se refermer sur son poignet, quelque chose de froid. Quand elle regarde elle vit une main, une main entièrement noire. Elle tenta de s'en dégager mais cette dernière se contenta de se fondre dans la sienne. Elle voulut se servir de son autre bras pour l'arracher, mais ce dernier refusa de bouger, subissant un phénomène similaire. La panique commença à la gagner et le froid faisait de même avec son corps, prenant sa source dans son dos. Elle essaya de se débattre, mais elle ne pouvait plus bouger. Quelque chose rampait sur son armure, les ombres. Elle voulut hurler mais sa bouche était déjà obstruer. Les ombres étaient en train de la dévorer.

De la perspective de Nui l'Ombre de la Glatorian était soudainement devenu tangible et avait commencer à la dévorer, il ne restait désormais plus d'elle qu'une statue de pure noirceur. Plusieurs secondes s'écoulèrent avant que l'ombre ne se rétracte...dans l'armure de sa propriétaire.
Cette dernière expira bruyamment, comme si elle venait d'échapper à la noyade. Titubant elle porta un regard effrayé sur le Makuta.


- Qu'est ce que vous m'avez fait ? Demanda-t-elle d'une voix rauque.

- Voyez par vous même. Dit-il en montrant quelque chose dans son dos.

Ses réflexes firent le reste et elle balaya l'espace derrière de son épée, une ombre de skrall tomba sur le sol, tranchée en deux, elle s'évanouit aussitôt comme si elle n’avait jamais existé. La surprise de la guerrière fut total, non pas à cause de ce qu'elle venait de détruire mais de l'aisance avec laquelle elle l'avait fait. Ses yeux adressèrent à Nui une question silencieuse auquel il répondit :

- Chaque mouvement que nous faisons, notre ombre le réplique à l'identique. Alors je vous ai fusionné avec votre ombre, ainsi, comme quand deux vagues se rencontre pour ne faire plus qu'une, toutes vos capacités physiques ont été décuplés.

Bien sur cela ne durera que tant que vous resterez à une certaine proximité de moi, mais une fois notre accord conclut j'élaborerais quelque de plus définit pour vous, et votre amis.

Myja resta perdu dans ses réflexions pendant encore un moment puis elle poussa un grognement sonore, posa un genou à terre et planta son épée dans le sol.

- J'accepte, faite de moi ce que vous voulez mais laisser moi tuer autant de Skrall que possible.

- Fort bien, mettez vous au travail sans tarder, selon mes prévisions, et si vous vous montrez à la hauteur de mes espérances, cette cité sera nettoyée d'ici la fin de la semaine.

Sans un mot la guerrière se leva et s'éclipsa. Nui était satisfait.

C'était un plan en trois étapes. La seconde, laisser faire le Chaos.
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MessageSujet: Re: [Tajun] Abords du village   Mar 23 Aoû - 21:28

*Ils arrivent. Au nord.*

Elle ne s'y fera jamais, à cette voix dans sa tête. Il y a tellement de choses auxquelles elle ne se fera jamais, son quotidien à présent. Alors qu'elle se rend à la sortie nord de Tajun elle repense à la personne qu'elle était il y a encore quelques semaines, qu'en reste t-il à présent ? De la peur et du dégout. Combien de fois fut-elle tentée d'approcher sa lame un peu trop près de sa gorge ? Trop de fois, ou peut-être pas assez. Il y a très longtemps on lui avait dit qu'elle n'avait rien à craindre de ses cauchemars, car il lui suffisait d'ouvrir les yeux pour les faire disparaitre. Pourtant, aujourd'hui ses yeux sont grands ouverts et le cauchemar est toujours là. Alors, peut-être que si elle les fermait. Mais elle ne pouvait le faire, pas sans abandonner Tepo, et les autres habitant de Tajun.

Aurait-elle pu croire qu'un jour elle en serait venue à regretter les Skrall ? Cet être qui se faisait appeler Nui y était arrivé, en moins d'un mois. La première semaine fut celle de la révolte, pousser le peuple de Tajun à se révolter fut plus facile qu'elle ne l'aurait pensé. Tout ce qu'elle eut à faire fut de tuer tous les skrall qu'elle croisait, ce qui était facile avec ces nouvelles capacités, et d'haranguer la foule avec les bons mots, ce qui fut facile avec tout ce qu'elle avait sur le cœur.

Les combats commencèrent alors, elle mentirait en disant qu'il n'y eut pas de victimes. La majeure partie de la ville était souterraine, un labyrinthe de tunnel et de passage étroit, de parfaits goulets d'étranglements, idéal pour une embuscade tout comme pour retenir une force supérieure en nombre. Cela marchait dans les deux sens. Les pierreux n'étaient pas réputer pour leur subtilité et ils étaient mieux équipés que les insurgés. Souvent ils se contentaient de faire s'effondrer les tunnels. Mais cette révolte n'était qu'une partie d'un plan plus vaste, désorganiser complètement les Skrall.

Cela avait marché, en a peine une journée leur commandant était mort, la ville tout entière se soulevait et...il y avait Nui. Elle était sans doute la meilleure combattante de Tajun encore en état de se battre et en tant que tel elle pouvait tenir tête a pas moins de cinq skrall, mais lui, il pouvait en éliminer une dizaine d'un simple geste, et elle ne se souvenait pas de l'avoir jamais vu brandir une épée. Ce dont elle se souvenait cependant c'était de ce qu'il était capable de faire, des choses tout droit sorties de ses cauchemars.

Elle se souvient de guerriers changés en flaques de métal en fusion, en nuage de poussières ou rassemblés en des masse de métal si compactes qu'il était impossible de dire où commençait l'un et où finissait l'autre. Et surtout elle se souvenait des ombres, autour de lui elles semblaient vivantes...et affamées. Elle se souvient d'un tunnel occupé par les skrall, de comment les ombres l'avait envahie, comme l'eau qui s'écoule dans un canal, si rapide qu'ils n'eurent pas même le temps de crier. Elle se souvient quand elles se sont retirées, toute trace des guerriers avait disparu, pas un morceau, pas une goutte de sang pour témoigner qu'ils n'aient jamais existé.

En vérité, il était lui-même un cauchemar, pour les Skrall tout d'abord, pour elle ensuite. Et comme tous les monstres de cauchemar il était méthodique et implacable à l'absurde, il ne s’arrêtait jamais, littéralement. Jour et Nuit tout ce qu'il faisait c'était avancer et tuer, il ne dormait pas, il ne buvait pas, il ne mangeait pas, il ne montrait pas le moindre signe qu'il connaissait ne serait-ce que le concept de fatigue. Il avançait et tuait. Les pierreux tentèrent de le combattre, il les tuait. Ils tentèrent de se disperser, de se cacher de lui, de lui tendre des pièges. Il les évitait, il les trouvait et il les tuait. Une fois ils réussirent à se retrancher dans leur forteresse, pensant ainsi tenir assez longtemps pour que des renforts arrivent. Nui les attendaient et les a tous tués.

Les Skrall ne pouvaient ni se battre, ni se cacher, alors que leur restaient-ils comme options ? Fuir. Les derniers jours ils n'essayèrent même plus de combattre les insurgés, ils essayaient juste de passer à travers eux pour quitter la ville, ce qu'une partie parvient à faire. Étonnamment Nui le prit mieux qu'elle le pensait, il faut dire qu'ils avaient fui à l'Est, vers le canyon sandray, une impasse qui les coinçaient entre le marteau et l'enclume. Il aurait pu leur donner la chasse, mais s'en abstint, sa priorité était Tajun et que pouvaient-ils faire de toute façon ? S'ils revenaient ils seraient exterminés et s'ils restaient un jour ou l'autre on viendraient les chercher, dans les deux cas ils seraient de l'histoire ancienne. Il n'y avait donc aucune raison de s'occuper d'eux pour l'instant.

A la fin de la semaine Tajun fut libérée des Skrall, exactement comme ce "Makuta" l'avait prédit. Sans grande surprise le "libérateur" vint s'asseoir à la place du maitre, la place de Goral, avant même la fin du jour. Avec la notable différence qu'elle était à ses côtés, moins comme un commandant en second qu'un lien indispensable entre la population et lui. Leur victoire souleva un certain nombre de questions et si Nui avait réponse à chacune d'elles, ces dernières étaient glaçantes.

La première fut bien sûr: Et maintenant ? Il ne faudrait pas longtemps avant que le reste de l'empire n'apprenne ce qui était arriver à Tajun et n'envoie une armée conséquente pour reprendre la ville.

Sa réponse fut simple, les forces du Protectorat viendraient sous peu, une fois qu'elles seraient sur place aucune armée Skrall ne pourrait reprendre cette cité. Il n'y avait qu'a patienter jusque-là.

Ce qui entraina la seconde question, à Tajun l'eau ne manquait pas, pour le reste elle était dépendante du commerce et des lignes de ravitaillements Skrall. Des suites de la révolte elle ne pouvait plus compter ni sûr l'un, ni sûr l'autre. Les Skrall avaient bien sûr quelques réserves, ils en avaient emporter la moitié en s’enfuyant et avait essayer de saboter la seconde. Tout cela pour dire qu'avec ce qui avaient pu être récupérer il y avait à peine de quoi nourrir les habitants à leur faim pour trois jours. Si les renforts ne venaient pas avec du ravitaillement d'ici là ce serait la famine rien de moi.  

S'en suivit cet instant surréaliste où il lui demanda ce qu'elle entendait par "boire" et "manger", à quel rythme et dans quelles proportions. Quand exactement viendrait le Protectorat, ça il ne le précisa pas.

Elle lui avait répondu du mieux qu'elle avait pu. Bien qu'il il lui était difficile de déchiffrer ses émotions, quand il semblait en avoir, elle pu sentir qu'il était...déçu, faute de trouver un meilleur mot. C'était à cet instant qu'elle avait compris ce qu'elle avait vraiment en face d'elle. Un être étranger à ce monde et à ses habitants, doté d'une compréhension limité de ces derniers et par-là même dépourvu de toute forme d'empathie à leur égard. Ce n'est cependant que plus tard qu'elle prendrait la pleine mesure de ce que cette révélation signifiait.

Sa solution au problème de nourriture fut un rationnement. Les habitants furent trier selon leur utilité, les guerriers de sa trempe se retrouvèrent au sommet de l'échelle et tout ce que la ville comptait d'inapte, allant des infirmes aux vieillards, en bas. La quantité de nourriture que chacun recevait dépendait entièrement de sa place dans l'échelle. Il allait sans dire que Myja mangeait toujours à sa faim, ce qui était loin d'être le cas de tout le monde.

Avec cette méthode les réserves durèrent une semaine, mais toujours aucun signe du Protectorat. Pourtant, au début de la troisième semaine il eut toujours de la nourriture, une nourriture comme les habitants n'en n'avaient jamais vu jusque là, mais elle était comestible et remplissait le ventre, aussi ils ne posèrent pas plus de questions que cela. Myja elle savait d'où venait cette nourriture, tout comme elle savait pourquoi on ne trouvait nul trace des cadavres des Skrall.

" Ne me blâmez pas pour avoir fait ce qui était nécessaire. Blâmer votre propre faiblesse d'avoir rendu cela nécessaire." Voilà ce qu'il avait dit quand elle avait osé protester. Elle l'avait fait pour la forme, quel autre choix y avait-il à part mourir de faim ou se rendre aux pierreux ? Était-ce facile pour autant ? Pour elle non, car les autres restaient ignorants, pas elle.

Elle avait usé et abusé de sa position pour s'accaparer toutes les denrées restantes, pour retarder l'inévitable autant que possible. Mais à la fin, comme les autres, elle devait se nourrir et il n'y avait plus à disposition que le « ravitaillement ».    

La première bouchée fut la plus difficile, les suivantes à peine moins. Seule la haine lui avait permis  de finir son assiette, mais ça ne durerait pas. Car elle savait très bien ce qu'elle y trouverait quand tous les restes de la victoire auraient été consommés.

La dernière question elle seule la posa, elle concerna Tepo, de ce que Nui lui avait promis à ce sujet. Il comptait tenir parole, mais pas temps que Tajun n'aurait pas été ''sécurisé'' par le Protectorat, alors seulement il considérerait la part de Myja accompli et remplirait la sienne. Elle s'en contenta, mais un doute commença à grandir en elle sans qu'elle arrive à le définir.

Quelques jours plus tard, alors qu'elle allait à l'infirmerie pour rendre visite à Tepo comme à son habitude, elle vit que le Makuta y était déjà. Si ce dernier avait remarqué la présence de la Glatorian il n'en montra rien. Il était penché sur un cadavre, la main profondément enfoncer dans ses entrailles. Il en extirpa un organe, le nom ne lui revenait pas, et l'examina un moment avant de le jeter au loin.

Elle avait calmement fait volte-face et avait quitté les lieux, personne ne l'avait vu rendre son repas au détour d'un couloir. Elle était une combattante, les effusions de sang ne lui étaient pas étrangères, mais ça. Le voir disséquer l'un des siens avec un tel dédain, une telle désinvolture, c'était trop, même pour elle.

Voilà ce qu'était réellement Nui, voilà ce qui régnait sur Tajun. Un être étranger à ce monde et à ses habitants, doté d'une compréhension limitée de ces derniers et par là même dépourvut de toute forme d'empathie à leur égard. Des créatures faibles, fragiles et capricieuses, avec tellement de besoin à assouvir pour finalement si peu. Voilà ce qu'était le peuple de Tajun pour lui et il ne devait pas penser mieux du reste des êtres de Bara-Magna. La brutalité des Skrall n'était rien en comparaison de son indifférence.

Le doute revint, plus fort cette fois-ci. Elle s'était alors efforcée de voir le monde tel que Nui pouvait le voir. Le doute se changea alors en terreur.

Un objectif, à atteindre quelqu’un soit le prix. Une détermination aussi froide qu'absolue. L’objectif était de vaincre l'Empire, de détruire les Skrall. Quel était le rôle de Tajun et de ses habitants dans tout ça ? La Ville était une ressource, les gens des pions. Elle avait été utilisée, ils avaient été utilisés, pour faciliter l'éviction des Skrall. Mais maintenant que c'était chose faite, quelle utilité avaient-ils encore ? Contenir une éventuelle contre-attaque des Skrall peut-être. C'était sans doute pour cela que les guerriers étaient favorisés, on n'avait jamais assez de lames après tout, mais les autres ? Inutile.  

Que se passerait-il quand le Makuta arriverait à la même conclusion qu'elle, quand il estimerait qu'ils ne valaient pas la peine qu'on les maintienne en vie ? Qu'adviendra-t-il quand les renforts qu'il attend seront enfin arrivés ? Qu'est ce que ''sécurisée'' voulait-il vraiment dire ?

Elle avait peur, qu'avait-elle fait ?

La bonne blague, comme si elle avait eu le choix, qu'importe ce que diraient certains s'incliner ou mourir ce n'était pas un choix. Pas pour elle. Myja choisissait toujours la Vie et cette fois ne fut pas différente. Elle avait choisi la seule option qui permettait à elle, aux habitants et à Tepo de vivre, ne serait-ce qu'un jour de plus.  

Avait-elle raison ? Avait-elle réussi à percer les intentions de Nui à jour ou bien faisait-elle fausse route ? Y avait-il un plus grand dessein qu lui échappait ? Elle n'en savait rien et surtout elle ne pouvait rien, rien à part continuer et espérer qu'il n'y avait pas un Scopio au bout du tunnel.

Un rythme étrange avait fini par s'instaurer dans la cité, les guerriers s’entraînaient à nouveau, les artisans se remettaient au travail, les marchands proposaient le peu qu'ils avaient aux passants. Les habitants arpentaient à nouveaux les rues, ils parlaient comme si la révolte n'avait jamais eu lieu, qu'une patrouille Skrall allait surgir d'un coin de rue à chaque instant et que Goral avait juste été remplacé par un homologue plus taciturne. Partout on pouvait entendre la cacophonie de l'activité. Cette dernière pourtant semblait bien atone. Les habitants erraient d'un lieu à un autre sans jamais vraiment s’arrêter où que ce soit, leurs conversations sonnaient faux, les mêmes sujets insipides répéter encore et encore jusqu'à ce qu'ils n'aient plus le moindre sens. Faute de commerce les étales étaient vides, faute de ressources les artisans œuvraient sur du vent, faute d'ennemi les guerriers se battaient contre le rien. Le rythme était forcé, factice.

Ce n'est qu'une façade pour cacher la totale incertitude de leur situation. Personne ne venait, ni l'empire, ni le Protectorat. À part distribuer la nourriture et réparer les dégâts de la révolte il n'y avait rien d'autre à faire. Le dernier semblant de nouveauté fut quand des Glatorian furent envoyer en patrouille à l’extérieur de la ville pour voir ce qu'il advenait des Skrall. Les Skrall renvoyèrent leurs cadavres par la voie des airs, une façon pour eux de dire qu'ils étaient toujours là et que si les insurgés aimaient tant Tajun ils n'avaient qu'à y rester, à tout jamais.

Nui ne fit aucun cas du message supposé d'un tel geste, il incinéra les dépouilles jugées "problématiques" et emporta les autres elle ne savait où, pour faire elle ne savait quoi.

Bien que techniquement à la tête de la cité libérée le Makuta se montrait particulièrement évanescent. Il avait délégué à Myja la gestion des affaires courantes et ne faisait d'apparitions qu'en cas de situations sortant de l'ordinaire ou de décisions de première importance. Auquel cas, et quel que soit l'endroit dans Tajun, il apparaissait dans la seconde, littéralement. Et quand il ne pouvait, ou ne voulait, se déplacer pour quelques raisons que ce soit alors il appelait la Glatorian...en projetant sa voix dans sa tête. La première fois qu'il avait fait cela elle avait failli avoir une attaque. Les fois suivantes ne furent pas plus agréables. C'était la somme de ces deux facteurs qui faisaient que, bien que ses apparitions en public étaient rares, chacune d'entre elles suffisait à rappeler durablement qui était véritablement aux commandes.

Que faisait-il quand il disparaissait ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Où allait-il ? Là elle en avait une. Le laboratoire. C'était ainsi qu'on l'appelait. Il était aussi vieux que Tajun, peut-être même plus. À tel point qu'on en avait même oublié son existence. Ce sont les fantômes des sables qui l'avaient redécouvert. Quand les Skrall avaient pris la ville ils avaient condamné l'entrée et avaient fait comme s'il n'existait pas. Une décision que Myja approuvait totalement. Les derniers à avoir voulu utiliser la science des Grands Êtres furent justement les rebelles et ça ne c'était pas très bien fini pour eux. Nui en revanche n'était pas du tout du même avis. Les anciennes structures autour desquelles la ville avait été bâtie le fascinait et rouvrir l'endroit fut l'un de ses premiers commandements. Pour ce qu'elle en savait il avait été le seul à avoir osé y pénétrer. Et jusqu'à maintenant, fort heureusement, il n'avait demandé à personne de le rejoindre, personne de vivant en tout cas.

Un mois tout juste s'était écoulé entre le jour où Nui était apparu à Tajun et celui où elle s'était rendue à la porte nord. Le Makuta était déjà là, ensemble ils regardèrent cette ligne noire à l'horizon qui s'approchait lentement d'eux.

Un instant elle avait cru que les Skrall lançaient enfin leur contre-attaque, avant de se rappeler qu'aucun Skrall ne pouvait venir du nord. C'était eux, le Protectorat, ces fameux ''renfort'' tant attendu. Qu'est-ce que cela allait signifier pour Tajun ? Elle n'allait pas tarder à le découvrir.

À force de fixer cette ligne elle en avait perdu la notion du temps, il aurait bien pu s'écouler plusieurs heures comme quelques minutes qu'elle n'aurait pas vu la différence. Le noir n'était plus seul, deux autres lignes l'avaient rejoint, une rouge et une argentée. Qu'était ce dont ? C'était encore trop loin, ça ondulait dans la chaleur du lointain.

Elle se servit de son implant oculaire pour tenter d'y voir plus clair et regretta aussitôt son geste. C'étaient des troupes, des troupes comme elles n'en n'avait jamais vu. Le noir, c'étai leur armure, sombre, mais pas de la même façon que celle des Skrall. Le rouge, c'étaient leurs yeux, ils brillaient, écarlates. L'argent, c'étaient leurs mains, des griffes affûtées comme les meilleures lames. Ce n'était pas des guerriers de chair et de sang. C'étaient des machines et elles étaient des centaines.

À mesure qu'elles s'approchaient le bruit de leurs pas se détachait de celui du désert, une rythmique artificielle et dissonante, comme des tambours d'acier. Leurs mouvements étaient parfaitement synchronisés, elles bougeaient comme un seul être. Ce n'était pas une armée, c'était une vague.  

Ils s'étaient arrêtés, à quelques foulées seulement du Makuta et de la Glatorian. D'instinct elle porta la main à sa lame. La vague s'était changée en muraille. Ils n'y avaient plus qu'eux, à perte de vue. Tous les mêmes, la même taille, une tête de plus que Myja. Détail qui la troublait, leurs yeux, composés d'une centaine d'autres, minuscules, comme ceux des insectes. Que voyaient-ils ?


- Autant viendrons de l'est, de Vulcanus. Dit Nui, laconique. Ils écraseront les restes de la garnison Skrall dans le canyon et lorsqu'ils nous auront rejoints nous serons fin prêts pour nous élancer vers l'ouest, brisant au passage toute tentative de contre-attaque de la part de l'empire.

Un simple signe de la tête et la muraille se remit en mouvement, se séparant devant eux pour mieux se refermer derrière eux. Une marée d'acier les encerclait à présent. Stoïque le Makuta continua de parler comme si de rien n'était :

- Tajun va maintenant pouvoir être sécurisé comme il se doit. Ainsi ,je considère votre part du marché comme accomplis. À mon tour d'en faire de même. Suivez-moi.

Il se mit marche, les machines s'écartant pour le laisser passer. Elle ne pu que s’exécuter. A cause de tous ses robots qui l'encerclaient elle avait du mal à se repérer et n'avait pas la moindre idée d'où Nui l’emmenait. Lui en revanche le savait, au Laboratoire.
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