Les Guerres de Spherus

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 [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte

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Shrecki

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Masculin
Fiche d'identité
Energie:
700/700  (700/700)
Jauge de Vie:
1000/1000  (1000/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 4225 DEF : 6100

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mar 7 Oct - 17:41

- Est-ce que ça ira Nolmus ? souffla Vohk.

- Oh, j'en ai vu d'autres, répondit le Toa. Il observa Tsuna, qui s'éloignait aux côtés de Miserix et sortait de la forge. Miserix était vraisemblablement en train de lui expliquer des choses sur son ordre, le fonctionnement de la Confrérie. Il la regarda, jusqu'à ce qu'elle sorte de sa vue pour se perdre dans la foule qui déambulait encore malgré l'heure tardive.

- Allons. Je te connais depuis avant le jeu Nolmus. C'est bien la première fois que je te vois comme ça devant quelqu'un. Vous vous entendiez bien en plus. Tu aurais pu la suivre dans la Confrérie...

- Je...Non. Les factions...Les ordres...Ce n'est...Pas pour moi. Et puis...Je préfère ça. Des adieux comme ça, plutôt que de la voir un jour mourir.

- Tu dramatises un peu, tu ne crois pas ? Soupira le Matoran. Nolmus se retourna vers lui.

- Tu n'as pas vu les lignes de front. Les créatures deviennent bien plus redoutables à chaque zone. Et...Miserix l'a dit lui même. Il y a déjà beaucoup de monde qui est mort. La Créature précédente a fait des ravages aussi...Je ne veux pas voir de morts. Jamais.

- C'est étrange tu ne trouves pas ? Avant le jeu, tout ce dont je me souviens est que j'ai toujours été occupé quelque part dans l'univers, à réguler je ne sais quoi. Avant le jeu, c'est comme si je n'avais pas de vrais souvenirs.

- Oui, compléta Nolmus, j'ai cette impression aussi. Comme si le jeu m'avait réveillé de quelque chose...

- Tu as beaucoup d'attachement pour cette Toa pas vrai ? Est-ce que si le jeu était gagné, tu crois que tout ceci continuerait à exister ? Que tu continuerais à la voir comme tu la vois ?

Nolmus réfléchit un instant. Il n'y avait pas pensé. Mais et si toutes ces étranges choses qui se produisaient, et si même ces organisations, ces ordres qui étaient nés, et si tout cela disparaissait une fois le jeu terminé ? Il y avait beaucoup de choses qui, si elles disparaissaient, ne seraient pas regrettées...Mais et le reste ?

- Tu me dis ça...Mais est-ce que tu n'as pas quelqu'un à qui tu t'es attaché toi aussi ?

- Non, répondit Vohk en hochant de la tête. Et c'est d'ailleurs quelque chose que je n'avais pas vu avant. J'ai vu des gens devenir amis, d'autres se détester, s'envier, se battre...J'en ai vu. J'ai vu des gens commencer à avoir peur, à se désespérer...Mais deux comme vous...C'est étrange hein ? On dirait que vous êtes un peu un cas à part...On dirait que vous avez une connexion, tous les deux...L'un à côté de l'autre, j'avais juste envie de vous écouter parler. Après tous ceux qui parlent du désordre qu'est le monde...On aurait que vous étiez les seuls à vraiment vivre...C'est difficile à exprimer...

- Un rêve, coupa Nolmus d'une voix distante. C'était un rêve. Mais je ne peux pas empêcher Tsuna de vivre vers une vie. Elle doit connaître plus d'un seul endroit. Elle aura sans doute les capacités, pour protéger toutes les personnes qu'elle rencontrera...Contrairement à moi. J'en suis certain...Une escrimeuse sans pareil...La plus belle de toutes...Son nom résonnera dans tout l'Univers Matoran.

- Belle ? Interrogea Vohk. Qu'est-ce que tu veux dire ?

Nolmus resta interdit. Vohk ne plaisantait pas. Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il voulait dire par « belle ». Il ne semblait pas non plus comprendre exactement le lien qu'il avait avec Tsuna. À la vérité, Nolmus non plus ne comprenait pas. À chaque fois qu'il était loin, la seule chose à laquelle il pensait était d'être à nouveau à côté de Tsuna. C'était un sentiment bien étrange. Et il n'en avait jamais entendu parler avant ; est-ce que cela voulait dire qu'il était le seul à le ressentir ? Il préféra ne pas trop y réfléchir.


- Vohk, merci beaucoup pour ton travail, dit Nolmus tout en sortant de la boutique.

- Oh, inutile de me remercier. Ce n'est vraiment pas souvent que j'ai l'occasion de travailler sur une arme avec de l'essence de Nui-Jaga dessus. Cela m'a fait plaisir. Oh, et Nolmus, ajouta le forgeron avant que l'autre ne s'en aille. Ne te fais pas tuer.

Nolmus lui adressa un sourire.


- Je n'en avais pas l'intention. Si je repasse dans la ville, je reviendrai te voir, ne t'inquiète pas.

Là-dessus, le Toa s'engagea dans la rue, seul. Il était temps pour lui de reprendre à nouveau sa chasse. De retourner sur ce que l'on appelait le front, avant les groupes, et d'établir les cartes qui aideraient véritablement tous les autres. D'affronter les étranges choses qui rôdaient sur les collines la nuit, une par une, en prenant garde à ne jamais se laisser submerger par le nombre. Alors qu'il marchait le long de la rue pavée, il leva les yeux au ciel et contempla les étoiles. Était-ce vraiment le monde que Mata Nui avait voulu créer ? Il continua à regarder les milliers de chandelles tremblantes qui éclairaient la noirceur au-dessus de lui puis baissa les yeux vers la rue. Les habitants...Ils commençaient à se faire à des vies paisibles. À ce rythme, il y aurait beaucoup moins de personnes au front, c'était certain. Il tira son épée au clair, et laissa les lumières de la ville jouer sur le fil de la lame. Elle était noire, noire de jais, plus noire que le vide où s'agitaient les étoiles, et son pommeau était fait à partir de peau de poisson Makuta, bleu, gris, mais avec quelques reflets d'or incrustés. Non...Les autres pouvaient bien abandonner. Pas lui. Ce monde...Toutes ces vies détruites...Comment pourrait-il oublier ? Il fit un moulinet de son arme, puis la rangea.
Lorsque le Jeu avait commencé, il n'avait songé qu'à survivre.
Mais il fallait le terminer. Oui...Il gagnerait ce Jeu. Il ferait de ce monde un endroit où tout le monde pourrait vivre.



***

Le premier réflexe qui vint à l'esprit de Shrecki fut de réfléchir aux différentes possibilités. Il avait raté un événement, à n'en pas douter. Quelque chose...Il s'était produit quelque chose qui avait échappé à son attention ou qu'il avait négligé dans la fureur du combat, et qui différenciait le Kraata des autres. Mais quoi ? Les engrenages engrenaient dans l'esprit du Makuta. Que s'était-il passé ? Quel détail avait-il omis ? Un tir de soldat Protector – promptement abattu par un Rahkshi – s'écrasa à quelques milibios du leader de la Confrérie et le tira hors de sa réflexion ; juste à temps, car sitôt eut-il donné à Solok les deux amplificateurs qu'une grande Chose vint à sa rencontre ; ce flux meurtrier, il n'y avait pas d'erreur possible ; le Séide. La chaîne tomba au sol ; Shrecki avait tout juste eut le temps, par un réflexe dépassant le domaine cognitif, de l'intercepter ; le choc ne déchira pas ses blindages, car il avait réussit, de ses seules mains, à frapper aux points de liaison des maillons. En fournissant une énergie qui, couplée à sa propre masse, égalait celle de la chaîne, il avait réussi à l'immobiliser. Pour les maillons les plus menaçants du reste : les autres, libres d'agir, s'enroulèrent par inertie autour de son bras.
Il sentit la force colossale de traction du Séide ; il attrapa de ses mains gantées les maillons, car sinon la chaîne lui aurait arraché le bras autour duquel elle s'était enroulée. Avec un cliquetis, Shrecki se sentit décollé du sol. Mis en contact pour la première fois avec l'arme de Etreinte, il sentit brusquement la Volonté qui coulait en elle. C'était un cri. Une réclamation, une demande, le commandement impérial du Séide qui exigeait. Exigeait la Vie, exigeait la Création, exigeait tout ce qui était et serait. Ce n'était pas qu'une simple chaîne. En elle coulait la fin de nombreux destins, détournés de leurs buts.


*Un autre maillon* songea Shrecki. Le Makuta réussit, dans le mouvement, à décrocher la chaîne ; tout tournoya autour de lui, mais il n'avait pas de sens de l'équilibre, sa vue n'exigeait aucun référentiel. Il se rattrapa sur le sable avec un grincement métallique. S'il avait des réflexes et une rapidité anormale pour sa carrure, il demeurait toutefois une véritable armure de blindages et de renforcements, sous son manteau. Il se releva avec précaution. Plusieurs choses se déroulèrent alors, pratiquement simultanément.

En premier lieu, sur le champ de bataille reparut une flamme que Shrecki connaissait bien. La Toa de Plasma et meneuse de l'Ordre de Mata Nui, Tanika. Néanmoins, cette dernière semblait...Différente. Bien qu'il ne puisse voir son apparence, il voyait autour d'elle ces mêmes filaments qu'il avait aperçu autour de Trayx. Cette dernière commença alors à attaquer ses propres alliés. Au milieu du fracas, Shrecki ne saisit pas ce qu'elle disait, mais il était clair qu'elle avait parlé ; et ses propos n'étaient probablement pas à son ton un appel à l'aide. Une moquerie peut-être. Plus grave encore.
Le Séide venait de reculer. Et lui avait donné des ordres bien plus clairs. Il s'adressait à des maillons. Il ordonnait d'abattre le ver se prenant pour un Makuta, et d'ouvrir la coquille du Skrall...Des ordres. Il donnait des ordres, abattre Shrecki et Rehad. Les abattre ? L'esprit du Makuta continuait à réfléchir. Il avait loué Shrecki, quelques instants auparavant pour avoir montré plus de ressources qu'il n'en aurait attendu de lui. Mais Shrecki n'avait mené que deux actions face à lui ; la seconde s'était soldée par un échec à première vue. Mais et Rehad ? Les ordres étaient clairs. Laisser le Skrall en vie. Pourquoi ?
Rehad hurla. Il réclamait à Shrecki qu'il surveille son soldat ; et Shrecki sentit soudainement quelqu'un s'introduire dans son esprit. Une présence, un esprit qu'il avait côtoyé depuis déjà quelques années.


Le monde dans lequel Nui apparut était une lande sans couleur. Le sol était sans relief, si ce n'était peut-être ce que l'on aurait pu penser comme une légère colline ; mais il n'y avait pas d'herbe. Seulement une terre sèche, sans herbe aucune, et peuplée de roches sans motif. Il n'y avait aucun arbre. Partout où se portait le regard, on se serait cru dans une profondeur caverneuse, mais pourtant il n'y avait guère de plafond, il n'y avait guère de mur. C'était un endroit ouvert, mais que le regard ne parvenait pas à percer. C'était un labyrinthe sans murs, c'était un lieu unique mais dépourvu d'identité. Le ciel au-dessus n'était ni orné d'un quelconque soleil, ni d'aucune étoile. Pourtant, il n'y avait pas le moindre nuage. Il était gris, uni et morne, et jetait – sans lumières – son reflet sur les alentours, où ne régnait pourtant aucune ombre. C'était une éternité crépusculaire.
Et au milieu, il apparut. Bien que ce fut son propre esprit, il n'en était pourtant aucunement magnifié ; il n'était pas plus beau, plus grand, plus fort, comme son imaginaire l'y aurait encouragé. Il était là. La seule différence peut-être était qu'il ne portait aucune arme. Il se tenait là. Son manteau flottant légèrement autour de lui bien qu'aucun vent ne souffla. Son masque et son habit ne contredisaient en rien les lieux, tout aussi vides de couleur – de vitalité – que le monde environnant. Il dominait Nui de moins d'un tier de bio de haut. La distance entre eux semblait être à la fois sans fin, et en même temps ils semblaient si proches qu'un pas en avant et ils se seraient touchés. Shrecki. Il tendit son gant, et au milieu vint danser une petite lumière, comme une étincelle blanche au milieu de l'aube naissante. La lumière fournie n'était en rien plus chaude ou rassurante ; comme tout le reste, elle paraissait grise.


- Vous pouvez voir, dites vous Nui. Vous pouvez voir la toile de mes manipulations. Vous ? Ne tentez pas de m'amuser avec vos ridicules et obstinées déclarations. Je vous estimais plus...Intelligent que cela. Plus vif d'esprit. Vous avez vu par vous-même pourtant. Aux confins du monde règnent les Grandeurs qui Dévorent. Les Cycles qui s'imbriquant les uns dans les autres, une danse sans fin, et leur complémentaire incompréhensible à nos esprits. Vous qui tentez d'atteindre la Paix, vous devriez savoir...
Il n'existe rien. Aucun idéal qui ne puisse être achevé. Il n'y a pas de paix sans guerre. Il n'y a pas d'ombre sans lumière. Il n'y a pas de chaos sans ordre. Regardez autour de vous Nui. Que voyez vous dans cet esprit ? Vous ne pouvez rien en percevoir. Rien. Voici ce prétendu chaos. Voici ce qui a réussi pendant de si longs mois à tenir votre petit esprit en échec sur mes plans.
J'arpentais ce monde quand vous n'étiez pas encore présent dans les toiles de l'existence. J'ai tenu en échec Gladius. J'ai apporté le Hagah au monde. J'ai tué Phantrakk. J'ai par mon simple nom maintenu mes ennemis dans la peur de la Confrérie et amené l'équilibre. Je ne suis pas celui qui détruit la Paix par le chaos Nui. Je suis le chaos qui engendre la Paix.
Je continuerai à jeter mon ombre sur le monde, jaillissant et replongeant dans les ombres, apportant l'équilibre ou le désordre selon ma convenance, quand vous ne serez plus qu'un pantin désarticulé.
Car contrairement à vous...

Je ne fais pas d'erreur.

Vous voici déjà si sûr de vous que vous défiez ouvertement Rehad de front. Vous voici déjà si confiant que vous tentez de me vaincre par l'esprit, quand vous n'avez jamais ne serait-ce que compris votre propre passé. Ni même vos propres engagements.


La petite lueur au creux de la main de Shrecki s'embrasa un instant, mais toujours sans émettre la moindre couleur.

- Je vous apprit quelques notions. Nui, voici une nouvelle leçon. Une que vous retiendrez, je l'espère. Lorsque les événements ne sont pas en votre faveur...Faites preuve de patience pour atteindre votre but.

L'étincelle se mua en flamme, qui s'éleva vers le ciel ; mais sans émettre aucun son, tandis qu'elle crépitait visiblement. Le Makuta parlait toujours d'une voix calme et placide.

- Trahir la Confrérie n'a qu'une issue poursuivit-il. Les flammes se muèrent en des échardes, qui lancèrent des ombres tout autour de Shrecki ; derrière lui apparurent un instant comme deux grandes ailes noires, projetées sur le sol par le jeu de lumières.

Tout le monde autour de Nui disparut, tandis qu'il revenait au monde réel.

Shrecki, quant à lui, désactiva son amplificateur psionique. Ce qu'il venait de faire...Un coup de poker à n'en pas douter. Un pari extrêmement risqué. Mais lorsqu'il en venait à prendre des risques, le résultat pouvait n'être qu'à la hauteur
.

- Ne soyez pas trop dur avec Nui, Rehad. Après tout...Il vient de nous livrer la dernière pièce du grand puzzle pour notre victoire.

Shrecki comprenait. Il comprenait parfaitement la situation. Il se tourna vers le Toa qui était encore sous ses ordres, bien qu'à une certaine distance. Nui...Tanika...Trayx. Tous avaient un point commun, partagé par Raidark et Solok. Le Séide s'était tourné vers eux, et les avait d'une façon ou d'une autre appelés, pour leur « servitude ». Bien que les conditions exactes échappent quelque peu au Makuta, il ne fallait pas négliger que Tanika, tout comme Nui, avait fait état d'un mal qui le rongeait, mal que Shrecki avait pu identifier comme un déséquilibre des puissances psychiques, affectant directement le physique par un affaiblissement constant.

Il n'était donc pas étrange de penser que si le sujet était suffisamment affaibli alors...Il cédait à la volonté du Protectorat ? Ce n'était pas incohérent. C'était probablement pour cela...Les visions qu'il avait eu...Le désespoir...Tout ceci...La chaîne.
Et après ? Le calme plat du Kraata ? Cela n'était pas impossible. C'était exactement cela, même. C'était précisément cela. Ce calme, car une nouvelle identité avait été engendrée. Et la brèche...La brèche avait été comblée.
Le fonctionnement et les règles devenaient claires à l'esprit du Makuta. Il restait une dernière subtilité. Il lui manquait un détail. Rehad avait fait usage de son amplificateur psionique une première fois, sur Etreinte. Puis il l'avait utilisé une seconde fois. Mais sur qui ? Car à cet instant le Séide semblait avoir réagi à nouveau à l'attaque, mais en apparences uniquement. Il n'y avait eu absolument aucune variation dans ses niveaux d'énergie ou de flux vitaux.
Il savait comment et pourquoi il devait agir. Une conclusion qui satisfaisait son esprit scientifique.
Le Makuta se redressa. Avoir évité l'attaque de Etreinte lui avait demandé une concentration, trop de concentration pour qu'il puisse se lancer dans le tumulte de la bataille.


- Solok, commença Shrecki sur son ton toujours si calme, métallique et froid. Ceci est un ordre. Abattez le Makuta Nui.


Citation :
Shrecki
Attaque : 4225
Défense : 6100
Rap : 55
PV : 1000/1000
Énergie : 826 /1000
PA Utilisés : 8/8
Techniques utilisées:
Spoiler:
 

Actions: Shrecki utilise Réflexe (ainsi que toutes ses actions du tour) pour éviter l'attaque de Etreinte.

Tous les Rahkshi mobilisés sur les Soldats Protector (il n'en reste donc plus aucun)

Utilisation de l'amplificateur psionique sur Shrecki lui-même.
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Master-Game's Hand

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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Jeu 9 Oct - 16:47

Actions effectuées!


Tanika, vous tombez sous l'emprise de Etreinte et devez effectuer ses ordres à tout prix!

Trayx, vous tombez sous l'emprise de Etreinte et devez effectuer ses ordres à tout prix! Suite aux attaques des Artilleurs, il vous reste 50 PV. L'attaque de Rehad ne parvient pas à vous toucher, votre RAP étant supérieure à la sienne.

Raidark, vous ne tombez pas sous l'emprise de Etreinte. Vous devrez lancer à nouveau le bras de Guerre à votre prochain message. Vous utilisez l'amplificateur psionique sur Tanika; cette dernière bénéficiant de la protection mentale de l'Ordre de Mata Nui, ceci est sans effet.

Rehad, vous utilisez l'amplificateur psionique sur Solok. Vous ne parvenez pas à toucher Trayx, votre RAP est insuffisante.

Shrecki, vous utilisez l'amplificateur psionique sur vous-même. Vos Rahkshi détruisent les robots Protector restants.

Nui, vous tombez sous l'emprise de Etreinte et devrez effectuer ses ordres à tout prix! Votre attaque ne touche pas Rehad. Vous utilisez l'amplificateur psionique sur Shrecki (sans effets apparents). Vous êtes libre de décrire les effets que Solok rencontre en entrant dans votre esprit (mais ne pouvez en aucun cas lui causer de dommage).

Solok, vous utilisez l'amplificateur psionique sur Nui.

Il ne reste plus de soldats Protector.
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Etreinte

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Fiche d'identité
Energie:
800/1000  (800/1000)
Jauge de Vie:
1000/1000  (1000/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 10000 | DEF : 8000

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Jeu 9 Oct - 16:56

Etreinte était là. Silencieux. Ses trois yeux fixaient la bataille, mais aucune lueur d'amusement n'apparaissait dans ses yeux, malgré pourtant un spectacle que quiconque aurait trouvé divertissant. Il était là, fixant les destins qui s'entre déchiraient. Le geôlier et ses chaînes, silencieux, seulement quelques fois troublé par le son de ses maillons. Il ne restait aucun robot Protector autour. Il n'y avait plus que des carcasses fumantes,  et des Skralls, et des Rahkshi. Mais ces robots n'étaient d'aucun intérêt à ses yeux ; de petites brindilles dans le vent, comparés à ceux qui se battaient à présent entre eux.

Tanika était tombée ; la Volonté de Etreinte était à présent la sienne, et elle marchait selon les ordres de celui qu'elle combattait quelques minutes auparavant. Combattait ? Le terme n'était peut être pas tout à fait approprié ; sitôt l'infection commençant à lui happer la conscience, elle s'était envolée, ne couvrant que périodiquement le champ de bataille par des pluies de plasma locales. À présent, elle faisait enfin « honneur » de sa présence. Et ainsi débutait le combat dans la boue des vers de vase qu'étaient les prétendus Puissants.
Des insignifiants asticots ; un simple contact, une simple présence, et leur alignement avait changé plus vite que des mercenaires trouvant meilleure offre.

Mais les deux qu'il avait condamné, l'un à son service et l'autre à l'oubli...Ils étaient plus persistants que des cafards. Cela ne contrariait guère le Séide. Ce dernier restait immobile. Soudain...
Il vacilla, et se retint aux portes de la forteresse – encore ouvertes. Ses yeux s'illuminèrent de haine – une expression nouvelle pour ceux qui l'avaient combattu depuis le début de cette bataille.


L'esprit de Solok était lui aussi un puits noir, comme Rehad l'avait déjà expérimenté. C'était une spirale noire et incohérente, une spirale dans laquelle coulait le désespoir en un long fil de tragédies ; il vit un grand Makuta aux airs de dragon, dont l'armure était en de multiples endroits déjà ouverte. Face à lui, un autre personnage ; une moitié de ce qui avait probablement été un casque s'accrochait toujours à son visage. L'être portait un manteau, dont la capuche avait été arrachée, brûlée par endroits. Et il lui manquait un bras ; de l'épaule s'élevait une énergie morbide ; et le visage bien que partiellement visible, était tout autant sinistre. À l'arrière s'agitaient des appendices se déliant lentement dans la brume grise. Il tenait entre ses mains une longue épée qui palpitait, rouge, ses yeux dorés et ternes fixés sur son ennemi. Il vit un masque rayonnant d'énergie, et son porteur qui se désintégrait ; trois êtres en vérité, disparus dans un flash d'énergie splendide mais mortel. Il vit un monde trembler ; puis le sol se déchirer, les montagnes s'écraser tandis que jaillissait du sol une immense sphère de roches et d'aciers. Il vit un grand être sombre, frappé de symboles dont il ignorait la signification – trois yeux sur un fond à six couleurs – frappé par un grand être pâle, qui maniait une cruelle hache.



- Vers rampant... murmura Etreinte. À ses pieds se trouvait un autre morceau, ce qui devait être un segment d'épaulière. Une brume noire flottait autour de ses bras, mais elle se ressouda bien vite à son corps...rebuts de larves. Vous qui ne cessez de vous dresser contre votre geôlier, avez vous l'espoir d'échapper à vos entraves... ?...Instinct de survie futile...espoir misérable et insignifiant.

Il leva une main.

- Félicitations. Venez, vermisseaux aveugles...Clamez votre récompense, dit il à l'intention de Shrecki et Rehad.

Sa main crépita d'énergie ; soudain, Trayx, Nui et Tanika se trouvèrent alors comme veinés, veinés d'une lumière rouge qui se découpait, coulant comme une larme sinistre le long de leur corps, aux motifs complexes. Une énergie sordide, la nourriture du Protectorat
.

- Votre perte...

Citation :
Etreinte
Attaque : 10 000
Défense : 8 000
Rap : 90
PV : 1000/1000
Énergie : 800 - 300 + 300 = 800 /1000
PA Utilisés : 8/8
Techniques utilisées:



Maillon Noir (passif) : Étreinte ne peut subir de dommages ou voir ses statistiques baisser tant que la technique « Garde d'honneur » d'au moins un Ravageur Protector est active.
Toutes les attaques normales et techniques de Étreinte posent un marqueur « Pression » sur l'adversaire touché chaque fois qu'elles ne sont pas esquivées (mais bloquées ou encaissées), en dehors de Présence. Écorchement appose deux marqueurs simultanément.


Présence : Effet 1 : Lors de la première phase de combat, les personnages doivent lancer un dé de Rencontre. Pour tout autre résultat que « Attaque », on considère qu'ils sont écrasés par la simple présence du Séide. Les chefs de faction et généraux infligeront des dommages divisés par deux sur les deux premiers tours. Les lieutenants auront deux fois moins de points d'action. Les soldats et recrues perdront un tour d'action et ne disposeront que de quatre points d'action au tour suivant.
Effet 2 : Pour 5 PA, Étreinte peut refermer son étau sur ses proies. Lorsqu'il fait ceci, tous les personnages ayant sur eux un marqueur « Pression » sont en proie à une suffocation : ou bien ils subissent immédiatement 300 dommages non réductibles, ou 50 dommages par tour jusqu'à ce qu’Étreinte soit vaincu (au choix de chaque cible). Cet effet se cumule pour chaque marqueur présent sur une cible.


Noir Destin (Etreinte) : Effet 1 (100 énergie et 1 PA par cible) : Le Séide désigne une cible. Lorsque les PV de cette dernière atteignent 400 ou moins, elle invoque le Bras de Guerre. Si ce dernier ne tombe pas sur sa faction (en ignorant toute alliance avec une autre faction), la cible tombe sous l'emprise d’Étreinte. Elle perd toute volonté et agit selon les commandes du Séide, en regagnant 200 PV. Sinon, ses points de vie remontent de 100.
Effet 2 : ?


La volonté du Maître (passif) : Les techniques mentales sont sans effet sur un Séide du Maître. Toute attaque mentale directe contre ce dernier est renvoyée au lanceur, qui subit les pleins dommages s'il ne dispose pas d'un module de protection approprié (comme la protection mentale de l'Ordre de Mata Nui).
Étreinte peut sacrifier son attaque normale du tour pour lancer le second effet de n'importe laquelle de ses techniques personnelles sans aucun coût de PA. Si cette dernière inflige des dommages, ils sont doublés.
?

Sombre servitude (Etreinte) : Effet  1 (X énergies, 8 PA) : Les cibles sont contrôle de Etreinte gagnent 2X+ 300 PV, 6X DEF et 3X ATK. Chaque cible bénéficiant de cet effet rend à Etreinte 100 énergie. Etreinte ne peut activer cet effet qu'une fois par cible
Effet 2:?

Techniques disponibles
Spoiler:
 


Actions:

        --> Étreinte utilise Sombre Servitude, X = 300 énergies. Trayx, Nui et Tanika regagnent donc 900 PV (ne peut amener vos PVs au delà de leur maximum) et gagnent 1800 DEF et 900 ATK. Etreinte regagne 300 énergies.
        --> Les personnages contrôlés par Noir Destin doivent à présent suivre les instructions de Etreinte, et appliquer ce que la "voix du Maître" commande à tout prix (y compris voir leurs statistiques baisser en effectuant lesdits ordres) (voir le RP précédent)

Lorsque les PVs de Raidark ou Solok atteindront 400 ou moins, le personnage concerné devra lancer le bras de Guerre (sans prendre en compte les effets habituels de ce dernier) et se reporter à Noir Destin.
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Tanika

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Masculin
Fiche d'identité
Energie:
700/700  (700/700)
Jauge de Vie:
700/1000  (700/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 4800 | DEF : 2050

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Ven 10 Oct - 22:17

Raidark voulait s'interposer dans le combat entre Cordax et Tanika. Le makuta s'écarta, il voulait au départ stopper le skakdi dans son élan, mais changea d'avis rapidement, car il avait tout à fait ses raisons. Il voyait le skakdi prendre un autre air que celui qu'il aurait prit d'habitude. Au lieu d'être en colère et de se jeter sur l'ennemi, il mit un genou à terre et sortit une épée qu'il avait gardé depuis longtemps. Se prosternant devant Tanika, pourtant entourée de ténèbres et pervertie par Etreinte, il lui déclara ses respects à sa supérieure, mais surtout mettant en doute la parole de Tanika. Le skakdi remet alors en cause son implication pour l'Ordre de Mata nui. Pourquoi a t-il été recruté chez l'Ordre. "je ne suis pas un agent de Mata nui et de la liberté, je suis un chef criminel, je suis le successeur des ténébreux, de Shadowed One à Lord Darkness" insinuait-il.

-Raidark...je, répondit elle d'un air calme, mais elle fut de suite interrompue par un choc mental violent.
*misérable luciole, je t'ai dis de détruire l'ennemi skrall, exécution!!*

Cordax fit tournoyer son épée, la rangea à son dos et croisa les bras, d'un air fier de lieutenant militaire.
-oh, mais je te la laisse, rétorqua Cordax, je sais très bien pourquoi tu est ici, et justement, nous n'avons clairement pas oublié pourquoi tu as rejoint nos rangs, commandant. L'alliance Criminelle ne demande qu'à être reformée, et c'est l'une des raisons du pourquoi nous nous battons en ce jour. Voit tu, Odina est aux mains du protectorat, si nous les détruisons, la forteresse du Ténébreux sera de nouveau à nous...enfin non, de nouveau à toi. J'ai déjà fais le nécessaire pour rassembler tes premières troupes, Seigneur et nouveau ténébreux, car tu n'est pas seul, loin de là. Seule Tanika a su oublier la promesse qu'elle t'avait faite, montre lui qui tu est réellement.

Il ne leva qu'un seul bras et murmura une formule. A ce moment, un groupe de soldats furent téléporté autour de Raidark, armes en main, ils braquèrent non pas le skakdi, mais la toa du plasma. Raidark remarqua en regardant autour de lui qui étaient les fameux soldats. Gismo, le matoran technologique, Ginx la toa du son portant le kanohi des possibilité, Mammouth, le steltian puissant, le scarabée, mercenaire secret de l'ancienne Alliance en personne et même quelques autres faisant partit des miliciens qui se sont réfugiés à Xia après la chute de l'Alliance pour vivre clandestinement, attendant un jour meilleur, comme des membres des Cerbères, par exemple.

-ca va, boss?, on est avec vous, dit alors Mammouth.
-Arthaka est devenu manchot et le restera pour longtemps, mais nous, on va refaire six nouveaux royaumes, continua un autre.
-bien, je vais devoir régler d'autres problèmes plus urgents, se dit alors Cordax avant de se téléporter.

Au même moment, ils ne le remarquèrent pas, mais un kraata s'était faufilé et était monté sur l'épaule de Tanika, puis sur son kanohi, il repartit aussitôt après avoir fait son oeuvre. La stellaire rangea alors Solis et sortit son autre arme, Laevatein. Pourquoi sortir sa rapière radieuse, d'ailleurs elle aussi devenue sombre et terne, elle braqua la pointe de la lame fine faite de platine droit sur Raidark.

-Je n'ai pas l'intention de te tuer, Raidark, tu as toujours été un grand ami et un grand soutien pour notre faction, sauf si tu décide de te mettre en travers de ma route. L'alliance criminelle, dit tu? cette faction qui est tombé en même temps que Lord Darkness. Mais tu n'a pas besoin d'une faction naissante, tu peux avoir droit à beaucoup plus que cela. Si tu refait l'alliance, tu aura droit à peine à une poignée de soldats et un trésor tout petit, alors que si tu nous rejoint dans le protectorat, tu aura droit à une puissance dix fois plus grande sous ton contrôle. Mon travail est déjà terminé, Odina nous appartient, l'un de nos Séide a fait fuir les rebelles de la forteresse du Ténébreux, en tant que lieutenant protector, tu pourra à ta convenance t'asseoir à nouveau sur le trône du Shadowed one et diriger nos robots depuis là, il sera facile de t'assigner au contrôle de Odina, si tu décide de nous rejoindre, cela va sans dire. Mais en attendant que tu prenne ta décision, je vais de ce pas détruire ceux qui auraient de toute facon enrayé la construction de ton règne.

Alors que les autres s'apprêtèrent à l'attaquer, elle prit appui sur le sol, pliant les jambes et s'envola telle une fusée droit vers le ciel avant de retomber droit sur les contingents de skralls, se mettant en garde, empoignant la rapière à une main, elle se mit à l'assaut faisant danser la lame encore et encore. Cordax comprit maintenant l'intérêt de Laevatein. Une arme de Bara magna comme Solis aurait été moins efficace, la rapidité, les capacités d'escrime de Tanika, sa grâce quand elle manie une arme aussi rafinée et noble que celle là, et la capacité des classes d'armes blanches à lame fines tels cette rapière à transpercer blindages épais, coque de véhicules et chairs de rahis ne la rend que plus efficace pour passer à travers les boucliers et armures skrall. Elle est rapide, à l'oeil nu semblant se téléporter puis trancher, se téléporter et recommencer. Le lieutenant skrall, prit de rage se mit à foncer droit sur elle. Tanika esquive d'une roulade, fait danser à nouveau la fine lame, repoussant quatres skrall d'un coup, et un autre coup tranchant touchant le lieutenant. Celui si saute alors haut dans les airs, elle s'éloigne d'une roulade en arrière, le lieutenant abat sa massue sur le sol, créant une onde de choc, mais c'est à ce moment qu'il fallait contre-attaquer. La massue bloquée dans la terre, elle en profita, donnant plusieurs coups suivit d'un enchainement d'une grande violence, rendant la lame presque fantômatique, due à sa finesse et la vitesse à laquelle elle se déplace, mais les étincelles et les trainées de lumière sont là pour en attester de la violence des attaques. Le lieutenant fut propulsé en l'air et retomba dos au sol. Ses blessures sont trop grande, il ne se relèvera plus jamais. C'est alors que ironie du sort, plus rien ne pouvait arrêter Tanika de s'attaquer à Rehad qui était droit en face d'elle. Trayx qui afait touché son kanohi l'a poussée à attirer son agressivité droit sur le chef skrall, le lieutenant ne lui faisait que bloquer le passage, rien de plus. La stellaire fonca en volant recommençant les enchainements. Rehad se défendra, à n'en point douter mais Tanika était à présent imprégnée d'une aura pourpre enveloppant son corps et la renforçant considérablement. Sans ca, Rehad aurait peut être réussi à la repousser, mais le séide et son sort magique l'a rendu plus forte, plus rapide, avec plus de vitalité. Elle frappe alors, pile aux jointures de l'armure du chef skrall. Si cela ne lui fera pas mal directement, pas de doute que l'attaque fera tomber l'armure en pièce facon puzzle aux pieds des deux guerriers. Après un dernier coup de pied sur le ventre, elle enchaina par un saut périlleux arrière, s'éloignant de sa cible, restant en vol stationnaire. Elle rangea alors son arme. A l'intérieur de l'oeil vert de la toa, la technologie embarquée se mit en route, ciblant directement le skrall, le mettant en ligne de mire, après une seconde de calcule de visée, elle chargea du plasma entre ses deux mains. La boule ainsi formée se mit à grossir et à devenir graduellement plus lumineuse et finit par la lancer en un puissant rayon. Rehad aura le temps de savoir ce qui l'attendait, il devait se mettre en position de défense pour contrer le tir, bloquant de son épée ou de son bouclier afin de se couvrir. Mais le but premier de Tanika n'était pas de faire des dégâts directs à Rehad, ca avait fonctionné. Rehad bloque le rayon de son épée et de son bouclier. Si il reste trop longtemps ainsi, ses armes finiront par se liquéfier et fondre instantanément. Au contraire, ca lui demandera beaucoup de force pour tenter de se mettre à couvert d'une autre manière et ainsi éviter que le plasma n'aie raison de son équipement.

...

pendant ce temps, sur le toit de la forteresse des grands êtres, la toa jaune et noire bumblebee regardait la vue imprenable sur le champ de bataille qu'elle avait, mais c'est à ce moment qu'elle recut venant de derrière elle un puissant rayon d'ombre. La toa chuta alors du haut du toit. Heureusement, un membre de l'Ordre, un archer, décocha une flèche dont le bout se transforma en coussin afin d'amortir sa chute. Sur le toit, Cordax apparut alors là ou se trouvait la toa quelques secondes avant. Il tira deux coups de canon cordak afin de détruire deux lames d'ombre qui s'approchait de lui. En face du makuta se trouvait Vorona, mais comme le chef militaire s'y attendait, ses yeux avaient à nouveau changés, devenant encore une fois quatre yeux rouge emplis de colère. Tanika n'était pas la seule à être tombée sous l'emprise des ténèbres. Encore une fois ca sera donc au makuta de régler cette affaire. Et lui qui croyait qu'avec son amplificateur psychique, ca ne lui arriverait pas. Pourtant il sait lui même qu'il n'y a pas que le protectorat à se donner à fond pour violer l'esprit de la psionique. Sans aucune autre forme de procès, ils entamèrent leur affrontement...

Citation :
Tanika
Attaque : 4800 + 900
Défense : 1025 + 1800
Rap : 90
PV : 100/1000 (poison niv 4)
Énergie : 138 /900 +300 (épée du labyrinthe équipée)
PA Utilisés : 6/8
Techniques utilisées:

Emotivité:
Colère : Vos attaques normales touchent X adversaires simultanément, moyennant 50X points d’énergie (X étant le nombre d’ennemis à toucher. Si un ennemi, la technique coûte 50, deux, 100 et ainsi de suite. Ce coût est divisé par trois si les cibles sont toutes des robots).

Energie stellaire:
Colère : Rend 50 points d’énergie à l’utilisateur par tour. Si l’utilisateur subi une attaque de lumière, il gagne 1/3 des points d’énergie utilisés dans l’attaque, mais doit l’encaisser pour cela.

Sanok (Grand masque de précision)
Coût : 20 par attaque
Effet : Les attaques touchent toujours, peu importe la rapidité ou les effets lancés par l'adversaire (sauf s'il est invisible).

Faisceau de plasma
Effet : Détruit une arme dans l'inventaire de l'adversaire (au choix de ce dernier).
N4 : Coût : 200, Détruit une arme d'une valeur de 2000 Makoki.

Action effectuée: prise en compte du Buff offert par Etreinte à Tanika, rendant tout ses PV et la boostant de 1800 DEF et 900 ATK, Utilisation du Sanok pour rendre inesquivable l'attaque normale de Tanika. Tanika attaque normalement rehad mais aussi le lieutenant skrall pour un total de deux cibles via Colère. Rehad n'est pas un robot. Puis utilisation de Faisceau de plasma au niveau 4 détruisant une arme de Rehad valant 2000 Makoki, il peux choisir celle qu'il veut, mais la seule arme qu'il possède valant 2000 MKI n'est autre que son épée d'Artakha.
Cout en énergie: -200 (fusion) -100 (attaque normale + Colère) -20 (Sanok) + 50 (énergie stellaire) = 320 énergies -30% (épée du labyrinthe) = 224 énergie en moins pour Tanika.
Cout en PA: 8 (fusion) -30% (épée du labyrinte) = 6 PA

Effets: si Rehad encaisse l'attaque normale, il pert 1550 DEF, cette attaque est inesquivable même par déséquiplibre (capacité compté comme une esquive). Si Rehad décide d'encaisser le faisceau de plasma, son épée d'Arthaka est détruite, il perdra donc 1000 ATK + tout les effets qui sont rattaché à l'arme. Ou, il peut esquiver le Faisceau lui coutant ainsi 200 énergie. En outre, le lieutenant skrall est désormais détruit.
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Sam 11 Oct - 12:26

Actions du tour:
 

Douleur... Lésion... Mal...

Les lames avaient transpercé avec force l'enveloppe charnelle de la petite créature, qui avait sifflé de douleur alors que le métal se retirait lentement de ses chairs meurtries; tandis que les guerriers skralls s'apprêtaient à frapper de nouveau cependant, le kraata se propulsa rapidement au loin des épées, d'un petit bond qui l'amena directement dans la cavité crânienne de son armure rahkshi. La chenille de l'Ombre se replaça convenablement à l'intérieur de son exosquelette, puis reprit le contrôle sur les capacités motrices de la machine; parvenant à se mettre debout, Trayx échappa alors un grondement qui mêlait douleur et colère. Ses jambes tremblaient, et le rahkshi dut poser une main à terre pour ne pas s'affaler sur le sol poussiéreux. De nombreuses petites lueurs dansaient devant ses multiples yeux organiques, tandis que ses flancs le lançaient douloureusement.

Tout autour de lui, la bataille continuait son cours, ne se préoccupant nullement du petit Kraata; il devait donc se reprendre au plus vite... ou périr. Déjà, Tanika avant lancé un nouvel assaut sur Rehad, faisant déferler le plasma en un véritable déluge incandescent. Déjà, les troupes impériales s'étaient réunies pour attaquer Trayx à nouveau, suivant fidèlement les ordres de leur supérieur.

Pas encore... Mort... Vivre... Plus longtemps... Encore un peu...

Le rahkshi utilisa son pouvoir de lévitation pour s'éloigner de ses ennemis, puis tenta de rassembler ses dernières forces en un rayon désintégrateur; le seul résultat qu'il obtint fut un misérable crachat bleuet qui s'écrasa au sol avec la grâce d'une pierre, transformant le sol en poussière sur quelques centimètres de diamètre. Complètement vidé, Trayx tomba au sol, n'ayant même pas la force d'utiliser ses bras pour amortir le choc. Le kraata se retrouvait donc sans défense aucune, dans l'incapacité d'effectuer le moindre mouvement, tandis que son corps se vidait lentement de la vie qu'il contenait.

C'est alors que énergie sordide s'empara de son corps, enveloppant aussi bien sa chair que le métal de son armure; sous la forme de lignes rouges brillantes, elle dessina d'étranges motifs sur la peau du kraata et le blindage de son exosquelette. Immédiatement, Trayx sentit une vigueur nouvelle envahir ses organes, tandis que son esprit jouissait d'une soudaine clarté. Le rahkshi se releva rapidement, alors que ses yeux tournaient au rouge sanguin sous l'effet de la malsaine énergie Protector.

Vengeance. Colère. Détruire. Mais d'abord, bloquer Guerrier de Pierre. Puis... détruire.

Trayx sauta dans les airs à une vitesse prodigieuse, puis se propulsa grâce à sa Lévitation jusqu'à se retrouver juste en face de Rehad, à seulement quelques mètres de lui. Poussant un hurlement bestial, le rahkshi frappa alors le sol de son poing droit, déclenchant une puissante onde de choc en cascade; se propageant d'abord dans toutes les directions, cette dernière se concentra rapidement en huit veines bleu vif qui foncèrent sur Rehad, transformant le sol en en une poussière extrêmement fine sur plusieurs mètres de profondeur; si le skrall ne parvenait pas à éviter l'attaque, il se retrouverait alors immédiatement emporté dans ce glissement de terrain artificiel, ce qui le laisserait à la merci de tous ses ennemis...
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Nui
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Capacités du Personnage: ATK : 4975 | DEF : 4600

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mar 21 Oct - 23:58

Le Toa Solok était aveugle, car où qu'il portait son regard il n'y avait que les ténèbres, et pourtant il voyait. Il voyait le ciel et la terre, tout deux faits d'ombres, gazeuse, liquide, solide, les trois et aucun à la fois, ondulant comme sous l'effet d'un houle imperceptible.
Il entendait aussi, des cris, d'horreur et de souffrances entremêler, qui, innombrables, formaient le vent qui soufflaient sur cette terre.

Il n'était pas seul, ils étaient une infinité, des formes, certaines semblables à lui jusqu'à qu'au Kanohi, d'autres plus exotiques mais qui indéniablement lui rappelait des êtres connus, tous à genoux dans la cendre qui composaient le sol...et les cieux, il n'y avait plus de haut ou de bas, ils étaient Haut et Bas. En proie à la terreur la plus absolu, ils se déchiraient littéralement le visage pour révéler la surface noire et lisse qu'il y avait en dessous, une fois l'acte effectuer tout recommençait, l'entière séquence se répétaient indéfiniment, se brouillant tel un film de mauvaise qualité quand elle arrivait à sa fin pour revenir à son commencement.

Cela dura un temps impossible à déterminé avant qu'un rire n'éclate, surpassant sans peine la cacophonie, tout devint alors plus petit, le ciel et la terre se joignirent jusqu'à n'être plus qu'un tube, l'horizon s'avança vers le Toa enflant en une bulle grotesque.

La distorsion prit de l'ampleur jusqu'à prendre la forme d'une créature impossible, à mi-chemin entre une fleur et une méduse, elle semblait indissociable du tissu même de l'espace environnant.
Elle avait un visage, qui n'en était pas vraiment un, la membrane qui la composait se plaquait sur une sorte de crâne faisant ressortir le relief des orbites et de mâchoire, sans que pour autant offrir d'ouverture pour ces dit organes, tant est-si bien qu'ils avaient été là.

La chose parla, sa voix était doucereuse, son ton aqueux et distordu comme si elle parlait sous l'eau au travers d'une vitre renforcée.


- Eh bien, eh bien, que fait tu donc ici petite chose ? T'es tu perdu ?

Une nouveau rire et soudain l'environnement se retrouva amputé d'une dimension, désormais réduit à un voile d'image cauchemardesque le décor, dont le visage de la créature était le point centrale, se scinda en deux par la verticale. Au travers de l'ouverture une lumière argenté rayonna, éphémère, à peine une étincelle, mais au sein de ses ténèbres elle était aveuglante.

Quand la vue revint au Toa ce dernier flottait dans le vide tandis que tout autour de lui la démence spatiale avait franchit un nouveau palier, une créature, bien différente de la précédente, trônait à l'horizon, agissant comme un centre de gravité elle attirait inexorablement le Guerrier élémentaire à elle.
Ce que le Solok avait pris jusque là pour le ciel et la terre de cette endroit n'était en réalité que les ailes gigantesques de cette Entité, semblables à celle d'une phalène, dont chacune des écailles qui les composaient étaient un fragment de la mémoire du Makuta Nui, certains étaient familier au Toa de la Glace, car il était présent, mais beaucoup lui étaient parfaitement inconnu.

Il y avait cependant certains motifs qui revenaient régulièrement, des taches de lumières vertes émeraude, une plan large montrant trois individu, une vortixx enveloppée dans un voile sombre et se tenant sur un bâton d'égale noirceur, une créature transparente comme si elle était faite de verre et une masse de chairs pulsante de laquelle exsudait de façon aléatoire tentacule épineux et patte d'arthropode, surplomber par un quatrième semblable au Makuta Nui si ce n'est que son armure était totalement noire et qu'il flottait dans les airs à l'aide d'une paire d'ailes aux motifs hypnotiques fort semblables à celles de la créature vers laquelle le Guerrier de la Confrérie se dirigeait.


- Ou̢ b̢i҉en ̴es͝t tu͘ ̕ve̸ņu ̡c͟o̷n͏t̵e͠mpl̷e̕r҉ ̢notre ́s͠plendeu͜r ?̷

La progression de Solok se stoppa lorsqu'il arriva à une position stationnaire à mi-distance de la Chose, lui permettant de la contempler dans les moindres détails, il s'agissait ni plus ni moins que d'une version gigantesque, sa tête était aussi grande que le guerrier de la confrérie, et cauchemardesque du Makuta Nui.
Ce dernier, du moins la forme que le Toa lui connaissait, reposait immobile, enchâsser dans le sarcophage cristallin qui tenait lieu de torse à l'abomination, la partie inférieur de celle-ci ne faisait qu'un avec le sol, un vortex de débris parmi lesquelles des morceaux des formes qui s'automutilaient plutôt, l'étoile d'argent situait à l'exact verticale d'elle projetait une lumière cru qui offrait un contraste saisissant avec la noirceur vide qui la composait, parsemer d'une multitude d'yeux dont les pupilles était le même kaléidoscope hypnotique que ces ailes.


- N̕o̷t͞re̢ s͘pl͜endeur̨.͠.҉.ou̷ la͝ ̧tie͟n̢ne̛ ͜?

L'entité leva sa main droite vers le guerrier de la Confrérie, la paume de celle-ci était couverte d'yeux, celui qui occupait la position centrale commença à enfler tandis qu'à sa surface se reflétait l'image du Toa de la Glace.
L’œil éclot tel un oeuf, libérant une réplique du guerrier de la Confrérie, son armure, son kanohi, ses yeux, noir, son visage, d'abord inexpressif, se mua en un masque de pure terreurs, ses mains plongèrent dans son faciès pour le déchiré en deux avec une étonnante facilitée, du trou béant bourgeonna un autre lui qui répéta exactement les mêmes geste, ainsi de suite, en formant une chaine morbide, les copies se rapprochaient de l'original, à mesure qu'elles progressaient l'expression sur leur visages changeait subtilement.

Toujours un hurlement figé, mais la terreur avait fait place à la douleur, puis la peine, la haine, et enfin, lorsque le dernier d'entre eux se retrouva face à Solok, la joie. Des yeux et de la bouche de cet ultime visage jaillirent une multitude de vrille qui frôlèrent le Toa avant qu'il ne soit rejeter hors de l'esprit du Makuta.
 


*****

Le coup de Rehad le manqua, de loin, était-ce parce ce qu'il l'avait esquivé ? Non, parce que le skrall était trop occupé à ordonner à ses soldats de crucifier le Kraata qui avait tenter de l'attaquer ? Non plus, simplement parce que le Commandant avait volontairement choisit de le manquer, chose d'autant plus étonnante au vue du feu qui brulait dans ses yeux.

* C'était...pathétique, vous invoquez à grand cri votre colère, votre rage, votre...haine, l'alimentant avec votre fierté irrité, ou peut-être la prise de conscience de votre culpabilité, et pourtant, vous retenez votre main ?
Me jugez vous donc indigne de vos balles ? Alors pourquoi prendre la peine d'en tirer une dans le vide ? Le vide vous aurez t-il offenser plus que moi ? Pourquoi ne pas lancer vos soldats contre moi, comme pour ce Kraata, si vous ne vouliez pas salir les vôtres ?

Nous connaissons tout les deux la réponse à toutes ces questions: Shrecki.*

Nui ria, Nui ne riait jamais, ce n'était pas un rire joyeux, un rire d'humour, cynique ou sarcastique, c'était un rire absurde, un rire de fou.

Au même moment son escapade dans la psyché de Shrecki commença et se termina sans que l'intervalle entre les deux ne soit perceptible par autre qu'eux, l'absurde instantanéité du plan psychique. Il y avait un paysage, il y avait des mots, mais il y avait aussi ce que le chef de la Confrérie tenait dans la main, une lumière, une flamme, peut-être les deux à la fois, ce n'était pas tant sa présence ou sa forme qui l'intriguait que le fait qu'elle lui rappelait quelque chose, sans qu'il puisse dire exactement quoi.
Une chose si évidente, si importante, que l'on devrait pouvoir s'en souvenir à l'instant, sauf qu'il en était incapable.


*****

Dans le creuset de sa psyché la cauchemardesque phalène tendit son bras vers cette étoile d'argent qui la défiait depuis trop longtemps de sa lumière, elle réussit là où Nui lui-même avait échouer, elle s'en était emparé.
La tenant fermement dans son poing, parfaitement insensible à la brulure de son éclat, il l'arracha aux cieux pour la ramener face a elle.
 

* Tú ͞eşt́ ҉inu̷t̀i͏l̕e͘ ̴! *

L'abomination aux multiples yeux plongea alors son bras dans la mer de rouilles, d'os et de shrapnels qui s'étendait à ses pieds.

* Tá ̛pl̵ace͟ ́es̕t̢ p̵armi̷ l̵es̶ ̡d̵é̶ch̵e̴ts ̛!̕ *

De son coude bourgeonna un autre bras qui, en une parfaite symétrie, s'éleva dans les airs, son poing, fermer jusque là, s'ouvrit, relâchant une sphère de pure ténèbres qui vint prendre la place de l'astre argenté dans les cieux.

* Voil͢à un ͞s͢ol͘e͝il̷ ͞d̕i͠gn̢e ̵d͡'̸ê͟t҉r͠e v̛én͞é̕r̀é̡. *

Un Soleil Noir dont la lumière vide projeta un carrousel de cauchemars sur tout ce qu'elle éclaira.

*****

Alors qu'il continuait à rire la forme de Nui changea, l'ombre vaporeuse qui la composait gagnait en consistance, chaque seconde qui passait ce qui n'était au départ qu'un écho de son apparence devenait plus tangible, ses pieds ne caressait plus la cime du sable mais s'enfonçait dedans, signe qu'il avait à nouveau un poids, les contours de la noirceur s'affinèrent jusqu'à ce quelle devienne la réplqiue exact de l'ancienne armure du Makuta. Quand ce dernier cessa enfin de rire pour s'adresse à nouveau Rehad il le fit non pas avec sa télépathie mais avec une voix audible de tous.

- Une farce, votre fierté est une farce Rehad, vous êtes une farce. Tel un Muaka agacé par un bâton vous montrez les crocs, mais la morsure se fait attendre, car Shrecki vous retient, la main posé sur votre échine, refusant qu'autre que lui n'esquinte ses "possessions", et cette échine, elle courbe Rehad, vous courbez, où donc est votre fierté à cet instant ? Pas ici cela est certain.

En même temps qu'il parlait avec le Commandant Skrall il entama une autre conversation, télépathique celle-ci ,avec Shrecki.

* La Patience ? J'ai été patient Shrecki, nous l'avons tous été, trois longues années, voilà ce que le Hagah nous à offert, par votre acte, trois longues années de sursit au cours desquels nous fut donner la chance de prouver que nous pouvions instaurer de nous même, l'ordre et la stabilité à ce monde, trois longues années au cours desquels j'ai observer, j'ai combattu, avec vous et d'autres, vagues après vagues, tout les fléaux que le Destin à jugé bon d'infliger cette terre.
Est-ce qu'à un seul instant j'ai vu la Paix ? Jamais.*

- Qui vous a convaincu de conduire vos armées dans cette impasse ? Qui à imaginez le plan que vous suivez ? Qui à façonner ces amplificateur que vous brandissez tous sans arrêt ? Shrecki, encore et toujours Shrecki...pas de fierté ici non plus je le craint.

* Gladius tenu en échec ? Si cet arriviste insolent, qui pensait que manger du sable pendant 100 000 ans lui arrogeait le droit de réclamer notre monde, avait mordu la poussière, lui et sa reine déranger, au moment même où il avait fouler le sol de notre univers, au lieu d'en conquérir la moitié et de jouer avec des forces qui le dépasse, alors oui, j'aurais considérer que vous l'auriez tenu en échec.
La Mort de Phantrakk ? Nécessaire et inéluctable, mais avant que vous ne mettiez un terme à son existence, combien de dégâts son apathie à causé ? Beaucoup trop. Combien on pu être réparé, bien peu, ce n'est pas nous qui avons détruit les Fantômes des sables, la Roue à simplement tourné et ils ont été disloquer par ces mouvements. Le temps, le temps nous condamne Shrecki, les événements s'enchaine plus vite que nous ne pouvons les gérer, votre patience à échoué, votre chaos ne fonctionne pas.*

- Laissez moi devinez, il vous à promis ce territoire si vous le suiviez ? Inepte, jusqu'au bout, l'Ordre à au moins l'excuse de vouloirs agir pour le plus grand Bien, mais vous ?

* Vous me parlez de cycle, mais une roue rouillée ne tourne pas, elle tombe en poussière en essayant, notre monde essuie cataclysme sur cataclysme, menace sur menace, qui, à chaque fois, lui laisse de profonde blessures, blessure que nous tentons en vain de guérir, mais qui ne font que s'infecter à vu d’œil. Partout où je porte mon regard je ne vois que Nécrose, Gangrène, Septicémie, il faut cautériser, amputer, exciser, ce qui est définitivement perdu, et appliquer un traitement de choc à ce qui peut encore être sauvé.*

L'armure du makuta se modifia, des choses poussaient à sa surface, des visages, des Kanohi, les deux à la fois.
Il y avait un jutlin, un rode, un crast, un elda, un sanok, il y avait les visages de Solok, de Tanika, de Raidark, mais aussi celui de Rehad.
Tous murmuraient en même temps, chacun avec une voix différente, un torrent de propos décousu.


* Avez vous déjà vu le ciel Shrecki ? Je me souvient...avoir vu le ciel une fois, mais, contrairement aux autres fois, ne pas m'être attarder sur les étoiles, mais sur le vide entre chacune d'elle, quel constat en ai-je tirer ? Que malgré leur nombres et leurs éclat, elles étaient incapables de surpasser les ténèbres dans lesquelles elles baignaient. *

- Des corps de cafards...des esprit de cafards...des cœurs de de cafards...une rage de cafard...une mort de cafard...

- Vous lui appartenez, les Puissants, vous tous, lui appartenez et ce n'est même pas là l'ironie de la situation.

* Un jour j'ai vécu une véritable Nuit, j'ai vu un ciel sans astre aucun, ce jour là j'ai compris quelque chose, et cela m'a effrayé, chaque planète, chaque vie, n'est qu'un îlot d'existence solitaire, perdu au milieu d'un Océan de Rien, le vide et la mort nous entoure en permanence, nous assiège, chaque instant nous devons lutter, pour ne pas disparaitre, pour ne pas nous faire dévorer.*

- La confrérie de Shrecki..les Rahkshi de Shrecki...les Makuta de Shrecki...l'Ordre de Shrecki...les Plans de Shrecki...l'Armée de Shrecki...la science de Shrecki...les Skrall de Shrecki...la guerre de Shrecki...la victoire de Shrecki...la Paix de Shrecki...

- Non, c'est que quelque soit l'issue de cette bataille, votre Destin sera le même, vous vous inclinerez, devant nous, ici et maintenant, expiant vos péchés dans la douleur, ou bien face à Shrecki, quand, une fois que vous aurez "gagnez", il estimera que votre empire à besoin d'être tenu en laisse, ou simplement détruit si la première option s'avéraient trop couteuse en temps et en moyen.

* A Metru-Nui, j'ai vu le chaos en face, grotesque, stupide, absurde, sans but précis, sans finalité réelle, juste la destruction aveugle et la folie, comment une telle chose pourrait engendrer la Paix ? C'est impossible....mais...j'ai vu autre chose ce jour là, quelque chose de bien plus puissant encore, une force capable de le commander, une volonté assez grande pour le façonner afin qu'il serve une finalité supérieur.*

- Vous pensez que je suis un monstre ? Que le Seide derrière moi est un monstre ? Et qu'en est t-il de celui qui vous guide dans cette
bataille ? J'ai vu dans son âme et qu'ai-je trouver ? Rien, rien que le vide, car il en est dépourvu.

* Vous avez raison Shrecki, je ne voit rien ici, ni Chaos, ni Paix, seulement...l'Absence...Ainsi donc voilà votre "Paix" ? La seule chose qui subsiste après le chaos, la seule chose qu'engendre sa destruction c'est...Rien, votre Paix, c'est le Rien.

Pendant longtemps je me suis demander ce qui nous différenciait vous et moi, maintenant je pense avoir trouver, vous êtes morbide Shrecki, quand je vous regarde je vois une tombe, quand je vous parle c'est comme si je m'adressait à Tericarax, quand vous agissez aucun vivant ne peut saisir ni la porté ni le but, ni la motivation de cet acte, quand je regarde dans votre âme je la vois vide comme le songe d'un cadavre, votre Paix née du Chaos, c'est la Mort, seul les morts peuvent la concevoir et aux morts seuls elle est destinée, je ne l'accepte pas. *

Les visages recouvraient à présent tout le corps du Makuta, l'exception de sa tête qui en restait dépourvu, ils n’arrêtèrent pas de ce multiplier pour autant, continuant de se propager dans son dos sous la forment d'excroissance qui se développèrent et s'affinèrent jusqu'à prendre la forme de deux ailes similaires à celle d'un papillon.

- Sans âme, sans visage, avec à peine un nom, un mort qui marche, une créature du Néant, lui et ses semblables marche parmi nous, contrôlant le Chaos pour conduire ce monde à perte. Sa Paix, c'est le Vide, c'est la Mort. Je la renie, je le renie.

* Ce monde appartient aux vivants, c'est leur volonté, et non celle des défunts, qui doit le forger. C'est à eux, qu'est destinée ma paix.

Lorsque l'on croise le chemin d'un être supplicié, outre l'ignorer, ils n'y a que deux voie possible pour mettre un terme à ses souffrances, le tuer, ou bien chercher la cause de son affliction et la supprimer.
Là est une autre différence entre nous deux, je chercher à guérir, vous seulement à achever.*

Sa Voix était maintenant composite, tout les visages parlant en même temps.

- Ikinat...Gladius...Tuma...Rehad...Phantrakk...Shrecki...Laentraz...Tericarax...Sans-Nom...Guetteur...Fous parmi les fous...Monstres parmi les monstres...De toute mon âme, de tout mon cœur...de chaque parcelle de mon être...Je vous Hais !

Des cercles parfait d'énergie rouge cramoisi se matérialisèrent sur chacun d'entre eux, barrant leurs yeux et leur bouche.

Au même moment un barrage de plasma coupa l'armée Skrall en deux, masquant Rehad à sa vue, l'instant d'après le sol lui-même explosa sous l'action d'une puissante force de désintégration.
Nui, quand à lui, fort de ses nouvelles ailes, s'était envolé pour éviter d'être un dommage collatéral de ce cataclysme, de là où il se trouvait à présent, à une dizaine de bio au dessus du sol, il avait une vue meilleur de ce qui venait de ce passé.
Tanika et Trayx, revitaliser tout comme lui par l'immense pouvoir du Protectorat, avait déchainer l'enfer sur le Skrall, et le Makuta se sentirait bien idiot si il n'ajoutait pas sur le champ sa propre pierre à l'édifice.


- Levez-vous, anges de la paix, purifier la terre par le feu, soyez l'expiation par l'extermination.

Il brandit sa main droite, dans le creux de laquelle se trouvait un visage sertit d'un Sanok, en direction du Commandant, de sa paume rayonnèrent une multitude de faisceaux d'ombres qui allèrent transpercer le sol sous lui, et empaler tout ce qui se trouvait entre les deux.
Cette fois-ci Rehad ne pourrait évité cet assaut, car ces traits allait frapper, simultanément, chaque position possible pour une être de son gabarit, dans un rayon de 50 bio.


- J'ai vu dans l'âme de Shrecki, c'est votre tour à présent, Rehad, voyons quels péchés elle recèle.

Joignant le geste à la parole il activa son amplificateur psychique, comme avec Shrecki auparavant son esprit s'envola en direction de celui de Rehad telle une phalène démente.

Citation :

Nui
Element: Ombre
PV: 400+900=1000/1000
Atk: 4975+900=5875
Def: 0+1800=1800
Rap: 55
Énergie: 172/600(Épée du Labyrinthe équipée)
PA utilisés: 0/1

Technique Utilisées:

Spoiler:
 

Action: Utilisation du Kanohi Sanok + Attaque Normale+Ampli Psychique sur Rehad.

Dépense d'énergie: 20-(30%)=14 (Sanok)

Dégâts aux points de vie: 100 (Attaque Normale)

Dégâts à la défense: 3650 - (5875-3650=2225)=1425



Dernière édition par Nui le Lun 27 Oct - 1:03, édité 1 fois
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Raidark
Main de l'Impératrice
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Masculin
Fiche d'identité
Energie:
700/700  (700/700)
Jauge de Vie:
790/1000  (790/1000)
Capacités du Personnage: ATK:2050 DEF:0000

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mer 22 Oct - 16:46

Raidark écouta les paroles de Tanika disant clairement qu'elle ne le tuera pas le Skakdi, sauf s'il se met en travers de sa route, et lui disant qu'avec le Protectorat il pourra régner sur Odina comme bon lui semble. La Main de l'Impératrice resta immobile durant ce monologue, et finit par rouvrir les yeux alors que la Stellaire s'en aller d'un bond vers Rehad, détruisant aussi la sphère blanche crée par l'Amplificateur Psionique de Raidark. De ce fait, il tourna la tête de gauche à droite pour voir où ils étaient les fameux renforts de criminelles que Cordax avait fait appeller avant de soupirer d'un air mélancolique. Ces rôdeurs n'étaient enfaite qu'une simple matérialisation de l'esprit, une illusion.
Peut être que Cordax voulut donner de l'espoir à Raidark, mais pour lui, faire cela est le signe que ses rêves s’amenuise de plus en plus. Le Skakdi resta encore là, en pensant à l'Alliance Criminelle ainsi qu'à la gloire d'antan. Gloires qui s’amenuise aussi au fur et a mesure que les souverains de l'Alliance se succéda, puis un déclic sonna, car la majeur partie de ces glorieux leader avait tous un point commun.


-Oui... Je le sais Tanika. Tu sais qui est le véritable ennemi, tu le sens. Mais tu te prend au mauvais cas, et je vais te le montrer.

Murmura Raidark alors qu'il se releva. On pouvais lire la colère dans les traits de son visage alors qu'il soufflait comme un râlement. Il avança en marchant alors qu'il rangea l'épée de l'Alliance Criminelle, puis la monta la vitesse alors qu'il récupère ses armes. Au final il courra entament une phase de charge vers les soumis du Protectorat.

-A toute les unités robotiques qui tienne encore debout, partez de ce trou à rat de pierre ! Perdez vous dans le Labyrinthe s'il le faut, mais partez immédiatement !

Ordonna la Main de l'Impératrice via son communicateur pendant qu'il continuait sa charge. Son épée en main, le Skakdi continua de courir en direction de sa cible qui n'est autre que Nui, un membre de la Confrérire qui lui aussi été soumis au Protectorat. A quelque mètres d'écarts, Raidark bondi en avant et frappa au niveau des cotés le Makuta, ayant eu pour effet de le reculer suite à cette attaque surprise. Ce réceptionnant sur le coté, le commandant de l'Ordre puisa dans ses forces et canalisé son énergie élémentaire et avec des gestes simples, il fit sortir des murs deux paires de mains de roches, duquel deux des quatre mains s'en prennent au Makuta, le paralysant des mouvements pendant un temps. Raidark ordonna en suite aux deux autres mains qui resté de frapper le Kraata de l'Empire Skralls avant que le Skakdi se retourne vers Nui.
La Main de l'Impératrice ce concentra un instant avant d'avoir une aura blanche autour de lui. Ayant activé son amplificateur, Raidark laissa des fluides de lumières blanche transpercé le corps noir ébène du Makuta alors qu'il puisa ses dernières forces dans la concentration de son esprit.


Citation :
Raidark
Attaque : 2050
Défense : 2200
Rap : 68
PV : 140/1000
Énergie : 295/500
PA Utilisés : 8/8
Techniques utilisées:

Spoiler:
 

Action effectué:

-Suite au technique Présence, Noir Destin et au résultat du dé, ma barre de vie est à 140 (190-150+100=140).
-Compte tenue que tout les Soldats et Assassins Protector ont été détruit, les troupes Robotique de l'Ordre se retire de la bataille.
-Attaque normale sur Nui.
-Double utilisation de la technique Main de Pierre de niveau 1 sur Nui et Main de Pierre de niveau ainsi que sur Trayx. Ce qui a pour effet de dommage celons la consigne.
Nui:140 de Dégâts
Trayx:140 de Dégâts
Dans tout les cas, les deux joueurs ciblé perdrons chacun quatre points d'action au prochain tour. Résultat de l'utilisation: baisse de 264 point d'énergie ramenant ma barre d'énergie à 31 (295-264=31).
-Utilisation de l'Amplificateur Psionique contre Nui.



Dernière édition par Raidark le Sam 25 Oct - 14:25, édité 1 fois
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Master Game

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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mer 22 Oct - 16:46

Le membre 'Raidark' a effectué l'action suivante : Actions

'Le Bras de la Guerre' :

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Solok
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400/400  (400/400)
Jauge de Vie:
980/1000  (980/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 3400/3400 | DEF : 1535/2500

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Jeu 23 Oct - 22:21

Il faisait tout noir. Il ne se voyait pas. Il avait beau avoir une armure entièrement blanche. Il ne se voyait pas. Était-ce dont cela l'esprit d'un être? Du Noir? Seulement du Noir? Rien d'autre que du Noir? Où alors cela était l'esprit de Nui, Makuta à l'armure Noire? Peut être que son esprit était Noir? Cependant, il entendait. Le Toa de Glace entendait des cris, ceux que les gens n'aimaient pas entendre. C'était le chaos dans sa tête. Il avait beaucoup mal à la tête. Cela faisait un moment que cela ne lui était pas arriver. Mais tout ces cris n'était pas la seule source de se mal. En fait, pour être précis, tout cet étrange tableau faisait mal à la tête du Toa. Tout devenait étrange, Solok avait du mal a interprété la scène qui se déroulait devant lui... Il avait l'impression que cet endroit n'avait plus aucune logique... Il avait l'impression de perdre la notion de haut et de bas... Il n'avait pas vraiment peur. Juste mal à la tête, et il était proche de devenir le concept d'incompréhension lui même. Il avait l'impression de revoir tout cela indéfiniment... Était-ce son esprit qui essayait de comprendre ou cela était bel et bien une boucle sans fin? Puis d'un coup, un étrange monstre apparu. Il était assez immonde mais il était tout aussi incompréhensible que le reste de la scène. Ce monstre demanda au Toa s'il était perdu, avec une voix près de l'incompréhensible. Pouvait-il répondre? Oui. L'avait-il fait? Exactement :

-"Pas vraiment... Je sais où je suis... Je ne comprend juste rien."

Cela serait-il pris en compte? Certainement pas. Puis le monstre s'ouvrit, et tout ce lieu fut illuminer. Mais est-ce que tout cela avait-il un sens? Était-ce le chaos a ce point dans l'esprit de Nui? Était-il vraiment là où il était sensé être? Et une fois la lumière disparu, le non-sens de ce moment se poursuivit. Une nouvelle étrange créature attirait le Toa de Glace vers lui. Par réflexe, il mit sa main droite sur le pommeau de son épée, près a dégainer si le danger se faisait sentir. La créature se révéla le propriétaire de gigantesques ailes reflétant l’existence de Nui, cela le rassurait, il avait bien visé avec l'amplificateur. Il se voyait même dans certains de ces souvenirs, se souvenant même de ce qu'il ce passait à ces moments... Phantrakk... Ravageurs... Il voyait aussi d'autres personnages qu'il avait déjà vu. Mais ces souvenirs n'était qu'une insignifiante partie de tout ces souvenirs, dont la plus part ne concernait que le Makuta. Ce qui attirait l'attention de Solok fut ces tâches de lumière verte. Il y en avait un bon nombre. Qu'est-ce que cela signifiait? Il voyait aussi ce groupe de personnage où se trouvait ce personnage si semblable au supérieur du Toa de la Confrérie. Puis il entendit a nouveau parler. Une voix encore proche de l'incompréhensible, mais que le Toa comprenait. Pourquoi était-il là? La voix parlait de contempler leur splendeur. Non, en fait, il était là presque par hasard juste parce qu'il essayait d'atteindre un être bien plus puissant que lui en passant par l'esprit de son supérieur. C'est tout, vraiment! Et au bout de quelques minutes, l'attraction s'arrêta. Solok pu s’apercevoir qu'il était en face d'un Makuta Nui géant. Enfin, c'est que ce cela lui semblait être, mais il ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, il pouvait être passé à côté de certain détails. Non, pour tout dire, il ne comprenait rien. C'était pour cela qu'il n'avait pas vraiment peur. Il ne comprenait tellement rien a ce qu'il se passait que même si tout le Protectorat de l'Ombre l'attendait ici, il n'en aurait pas peur, puisqu'il ne comprendrait pas qu'il serait entrain de se faire massacrer. Mais la voix ce mis à parler de la splendeur du Toa... Elle demanda : "Notre splendeur ou la tienne?", toujours dans cette voix si étrange. Mais l'incompréhension devint un mot incapable de décrire l'état de Solok quand cette étrange entité créa une réplique de lui... Qui se déchira... Donnant naissance... A une nouvelle réplique du Toa... Et cela de multiple fois. Chacune des différentes répliques avait un visage différent... Mais seulement légèrement différent. La toute dernière réplique, celle qui arriva juste devant le Toa semblait heureuse. C'était très perturbant, peut être que la, il avait peur. Et de se visage heureux, des vrilles sortirent, expulsant le Toa à l'armure blanche de l'esprit du Makuta.

Réalité

Solok revint à la réalité, le combat contre Etreinte, contre ceux ayant été soumis par le pouvoir du Protectorat au dit groupe. Mais pour l'instant, Solok devait encaissé ce qu'il venait de vivre... Il avait beaucoup de mal à tout regroupé dans sa tête tellement c'était confus. Il faisait en cet instant la cible la plus facile de toute l'histoire connu de ce monde. Plus faible qu'un Fikou. Il tournait, pas loin de s'évanouir. Mais il put se ressaisir, il n'était pas le temps de faire de soi-même une cible facile. Mais une question raisonnait très fort dans le tête du Toa, à tel point qu'il se faisait presque mal à la tête tout seul.

-*Nui... Qui êtes vous réellement?*

Mais cette question fut vite chassez par le chef de la Confrérie. Shrecki, en désactivant l'amplificateur psionique qu'il venait d'utiliser sur lui même, demandait à Rehad d'épargner le second Makuta qui venait, en passant de l'autre côté de la barrière du bien et du mal, passant du côté Protectorat, de le provoquer, pour ensuite... Demander au Toa lui même, son soldat, d'abattre son supérieur, avec qu'il venait de sortir de l'enfer pour se jeter dans bien pire encore. Mais... Mais... Mais pourquoi? N'avait-il donc pas lui même compris, lui qui avait souvent un tour d'avance sur les autres, que ceux qui changeait de camp d'un seul coup le faisait à cause d'un pouvoir du Séide? Ou alors... Peut être avait-il compris, et qu'il avait un plan... Un plan bien caché derrière cet ordre...? Ce n'était que supposition, mais le Toa de Glace préférait penser que la deuxième hypothèse était la bonne, et cela l'était certainement.

-"J'espère qu'il a un vrai plan... Je n'aime pas trop l'idée d'avoir à me battre avec mes équipiers."

Solok dégaina son épée, Electro, arma son bouclier.

-"Enfin... Les ordres sont les ordres... Alors autant les suivre."

Le Toa de la Confrérie, indécis, s'apprêta à foncer vers son supérieur quand il s'arrêta, lâchant ses armes, et reprenant le rôle de cible plus facile de l'histoire qu'il avait si bien joué précédemment. Il se tenait la tête. Il entendait dans sa tête : "Rejoins nous" "Sauve se monde" "Rend le meilleur" "Survit" "Survit" "Survit" "Rejoins le Protectorat et Survit." "Survit... Jusqu'à l'Infinie."

Dans le Tête de Toa Solok

Encore un esprit! Le Toa de Glace avait réussi à se retrouver à nouveau dans un esprit! Sauf que cette fois-ci, il était dans le sien, et que cette intrusion n'était pas volontaire. Il pris conscience, allongé, son épée planté à sa droite, son bouclier à sa gauche. Il vit une paire de mains noires s'approcher de son visage. Solok se saisi de son épée et coupa ces mains et se leva rapidement. Il saisi au même moment son bouclier. Il se tenait debout, il se sentait presque bien. Presque puisque, même si dans sa tête, il était comme s'il n'avait pas combattu depuis longtemps, il savait que ce qui se passait dehors pourrait potentiellement le tué sans qu'il ne puisse réagir. Mais ce qu'il avait maintenant en face de lui attirait son attention. C'était juste noir.

-"Je croyais avoir eu ma dose de choses incompréhensibles pour la journée... Au moins pour l'heure... En dirait que je me suis trompé..."
-"Rejoins nous..."
-"Jamais tant que j'aurais encore assez de volonté je ne rejoindrais votre organisation de dégénérés."
-"Survit...."
-"Je n'ai pas besoin de vous pour survivre. Autant crever que de vivre dans un monde qui serait le votre."
-"Ta volonté... Est... Encore... Faible..."
-"Tant qu'elle subsistera je subsisterais."
-"Survit... Jusqu'à la fin des temps... Jusqu'à... L'Infinie... Infinity."
-"Ferme là!"

Solok trancha son ennemi en deux... Mais son corps se reconstitua. Dans les mains de cet être si étrange se matérialisa une très grande épée. On avait l'impression qu'il ne savait pas l'utiliser, en regardant la façon dont il attaquait, on pourrait se dire cela, mais tout était calculé. Il savait très bien se battre. Le monstre planta son épée dans le sol puis utilisa un étrange pouvoir, faisant fonctionner son épée comme un tremplin, pour foncer sur Solok. En plein vol, il fit réapparaitre son arme, qu'il s'apprêtait à abattre sur le Toa de Glace. Mais la cible pu esquivé, voyant l'attaque venir. Mais il ne vit pas ce coup de pied venir. Il fut mit à terre. Mais il refusait de se laisser vaincre de la sorte. Et puis, depuis quand un coup de pied mettrait fin au combat comme cela? Soyons réaliste, ce n'est qu'un coup de pied. Solok se releva, changea ses armes de mode, passage au mode "Pistolame et Épée Bouclier". Il tira plusieurs balles d'énergie sur son ennemi. Mais cela n'eut aucun effet. Il tenta un double coup d'épée rapide. Aucun effet. Seulement une croix de vide séparant la tête des bras et des jambes... Pour les rassembler dans la seconde qui suivit. Cependant, cet ennemi insensible aux attaques, portait de vrai coup. Comment cela était-il possible? Cet ennemi impossible lâcha son arme, mais il la fit léviter et danser autour de lui. Il se téléporta. Il. Se. Téléporta. Juste à côté de Solok et enchaina les coups de poings à très grande vitesse, tout en faisant s'abattre le plat de la lame sur diverses parties du corps de sa cible. Pour le dernier coup, l'intrus dans cet esprit posa le plat de la lame sur le dos de sa victime et exécuta un puissant coup de pied chargé en une énergie inconnue dans le ventre du Toa, brisant l'épée se trouvant dans son dos et plantant des morceaux de l'arme dans ce même dos. Et le propriétaire de ce dit-dos tomba vers le sol.

-"Rejoins-nous et survit."
-"...Jamais..."
-"Rejoins-nous et survit."
-"JAMAIS!"

L'armure dans le même état que contre les ravageurs qu'il avait affronté il y a quelques heures, Solok se releva, se tenant sur ses épées. Il avait été mis dans cet état aussi rapidement... Mais il était plein de ressource. Et puis, on était dans son esprit non?

-"JAMAIS! Jamais tant que je serais conscient vous ne prendrez possession de moi."
-"Tu tombera. Comme les autres."
-"Ai-je dis le contraire? Mais tant que je pourrais me battre, je me battrais contre vous."
-"Tu es sur le point de nous rejoindre."

Solok donna à ses armes la forme d'épée lourde. Il chargea l'épée à pleine puissance, tentant de donner tout ce qu'il pouvait dans un seul coup, espérant que cela repousserait son opposant et lui permettrait d'écarter la possibilité de rejoindre le Protectorat définitivement afin de combattre le Séide. Mais il n'était pas dupe, son ennemi était insensible aux attaques et le serait très certainement jusqu'à ce que ce mal qui le ronge de l'intérieur soit stoppé. Mais il se battrait, il n'avait pas le choix. Cet être, représentation de la menace dans l'esprit du Toa, avait apparemment un pouvoir proche de l'illimité. Mais il n'était pas ici pour tué le Toa mais pour le soumettre. Il n'était même pas réellement un être... Il n'était qu'une représentation d'un mal... Certainement comme tout les autres, Nui, Tanika, Trayx, ou Raidark, c'était la façon qu'il avait choisi pour symboliser ce mal et essayer de le repousser. Il savait tout cela intérieurement, mais cela lui permettait de faire face.

Réalité

Dans le monde réel, le Toa de Glace avait réussi à activer son Grand Masque des Possibilités une nouvelle fois, il eu l'impression que cela lui permit de repousser l'échéance qui s'approchait de plus en plus vite... Il serait bientôt de l'autre côté de la barrière du bien et du mal... Le mauvais côté... Le Protectorat. Mais à l'heure actuel, avec le temps qui lui restait, il avait décider qu'il écouterait les étranges ordres donnés par Shrecki, son supérieur. Il lui fallait affronter Nui, qu'un autre combattant avait aussi choisi de combattre. Le Skakdi de Pierre, Raidark, de l'Ordre de Mata Nui. Il avait apparemment enfermé Nui dans la roche et ouvert une petite brèche dans l'armure de l'être sombre. Soit. Une petite brèche? Toute petite? Soi. C'était une brèche. Et il allait devoir s'y engouffré. Chargeant un coup d'épée électrique, il se questionna à haute voix :

-"J'espère que cela sera un pas vers la victoire... Et non pas seulement un pas vers l'extermination d'un alliée... Mais pourquoi cela Shrecki?"

Solok parti, on eu l'impression qu'il se téléporta mais il se déplaçait juste a très grande vitesse. Il frappa avec tout ce qui lui restait de puissance dans la brèche ouverte par le Skakdi, espérant causer de gros dommage à l'armure de son second supérieur. Il espérait que cela fonctionnerait... Cela lui rappela le combat contre l'immondice devant Iconox. Les Étincelles fusèrent, le choc fit reculer Solok après quelques secondes d'un impact puissant. Cette attaque fut comme un éclair. Exactement comme l'idée qu'il venait d'avoir. Il avait vu son Chef de Faction faire précédemment avec Nui... Il avait utiliser son amplificateur sur lui même. Et d'après son expérience personelle, utiliser l'Amplificateur Psionique sur un être déjà converti au Protectorat semble inefficace... Mais lui était entre les deux... Il espérait avoir de meilleurs résultats que précédemment. Alors, sans regarder se qui était arrivé à Nui après l'attaque, le Toa se saisi de son Amplificateur, le faisant instinctivement tourner dans sa main, et l'utilisa sur lui même.

-"Voyons voir ce que cela donnera..."

Il espérait encore atteindre Étreinte avec cette utilisation de l'ampli.

Citation :
Nom : Toa Solok
Élément : Glace
ATK : 3400
DEF : 0
RAP : 60
PV : 450/1000 -> 300/1000 (Pression, 50x3) -> 400/1000 (Noir Destin, tiré "Confrérie Makuta")
Energie : 162/600 (-40 Grand Masque des Possibilités)
PA Utilisés : 0/1 (Malus Ravageurs)
Techniques utilisés :
Citation :
Grand Masque de Possibilités
Coût : 40.
Effet : Annule un effet d'un masque concernant une probabilité (comme un coup imparable, ou qui touchera toujours) ou permet de relancer un dé une nouvelle fois.


Actions Effectués : Utilisation de l'Amplificateur Psionique sur Toa Solok. Utilisation du Masque des Possibilités. (40Énergie) Attaque normale sur Nui.

Récapitulatif : Utilisation du Masque des Possibilités pour relancer le dé "Bras de la Guerre" lié à "Noir Destin" d'Étreinte. Toa Solok utilise l'Amplificateur Psionique sur lui même. Attaque normale de Toa Solok sur Nui. Sa DEF devrait théoriquement passer à 0.


Dernière édition par Solok le Dim 26 Oct - 17:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Jeu 23 Oct - 22:21

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Rehad
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Energie:
700/900  (700/900)
Jauge de Vie:
1000/1000  (1000/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 3100 – DEF : 4150

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Lun 27 Oct - 19:34

Contre toute attente, et alors que ses adversaires se retournaient et reprenaient leur route maintenant que leurs missions étaient accomplies, le Skrall s’était relevé. Et alors qu’il se relevait, son propre sang coula sur son armure, dans de telle quantité qu’il la teinta d’une couleur ébène. Du moins ce qu’il restait de son armure, déchiqueté et brisé de tous les endroits à la fois. Ses muscles et sa chair étaient tellement abimés par le combat qu’il venait de livrer, que seule la volonté hors norme du commandant lui avait permis de se relevait. Il arrivait malgré tout à peine à tenir debout, et il espérait pouvoir se battre malgré tout ? Plusieurs de ses organes vitaux étaient touchés, et dans quelques minutes, ils seraient probablement réduits au silence par la grande faucheuse. Malgré tout et même si cela devait précipiter sa mort, le Skrall repris son épée et chargea une nouvelle fois sur ses ennemis. Rien, il n’avait absolument plus rien à perdre. Alors il devait donner tout ce qu’il avait, toutes les forces qui lui restait dans cet ultime combat. Car s’il voulait gagner cette guerre, ce n’était pas des ennemis qu’il devrait défaire, mais le monde entier. En cet instant, le Skrall ne défier plus seulement les ennemis qui l’avaient mis dans cet état, mais le monde qu’il voulait instaurer, la puissance écrasante des grands être, le mépris sans fin du monde pour son espèce, la destinée elle-même. Sa destinée qui était de périr misérablement ici.  Il la défiait et il gagnerait. C’était la seule voie qu’il pouvait emprunter. Sa lame rencontra l’armure du belligérant noir. La surprise laissait  place à la colère que c’était déjà fini.

La corruption gagnait jusqu’à sa chair, jusqu’à son esprit. Et alors que sa vision s’obscurcissait, le Skrall ne voyait plus qu’un océan infini de noir à ce moment, il refusa. Il refusa simplement d’abandonné maintenant. S’il perdait aujourd’hui, s’il succombait à ce noire poison, qui d’autre lutterait pour ceux tomber au combat? Qui d’autre porterait les espoirs de son peuple ? Qui d’autre se lèverait contre cette menace immortelle. Il refusa alors simplement de mourir. Et il se releva. Encore une fois, il se releva. Alors que sa vie ne tenait plus qu’à un fil, que son sang se déversait librement sur son armure, que ses yeux et ses sens l’abandonnait un par un, il continuait à se relever par la seule force de sa volonté. Il souleva son épée, et en suivant plus que son instinct, il donna un puissant coup circulaire en face de lui. Il le sentit, sa lame rencontrer une armure, et toujours par instinct rappela l’épée vers lui, parant la riposte de son adversaire. Il ne lâcherait pas, jusqu’à la dernière seconde de son existence, il ne courberait plus l’échine face à quiconque, que ce soit face à eux, ou face à la mort elle-même ! Cependant, personne n’a jamais défié la grande faucheuse impunément. Et Rehad n’y  a ce jour pas fait exception.  

Ca y était. Enfin, ce misérable rebelle était maîtrisé, comme l’avait ordonné leur Maître. La victoire n’avait jamais fait aucun doute, cependant  il reconnaissait que ce chien enragé avait eu au moins l’audace d’essayer de toutes ses forces. Mais même un insecte qui essaie de toutes ses forces ne peut combattre le pied d’un toa l’écrasant. Tel un insecte il avait été écrasé. Et la parole du Maître pouvait désormais se répandre librement sur ces terres impies ! Qu’il soit pris en exemple, et que tous ceux s’opposant à la divine parole de leur Maître soient écrasé comme les misérables insectes qu’ils sont. Et que ces terres soient purifiées par le feu s’il le faut ! Rien n’y personne ne peut s’opposer au Maître. Rien… N’y … Personne… Qu’elle était cette douleur ? Pourquoi n’arrivait-il plus à ce soulevait. Qu’était-ce ce sentiment qui germait maintenant en son sein… De la peur ? Pourquoi avait-il peur, alors que ce chien de l’empire était maintenant au sol… Non, il était debout ? Comment osait-il être debout ? Comment osait-il ?! Alors que je suis au sol… Qui est  ce « je » ? Pourquoi fait-il si noir ?

Le commandant était à terre ?! Tous le bataillon Skrall s’arrêta alors. Ou s’il ne pouvait pas s’arrêté, tous remarquèrent cependant ce fait. Rehad, main gauche de l’empereur, était désormais à terre, terrassé par ses opposants. Un frisson les parcoururent alors tous. Comment ? Comment pouvait-il espéré lutter contre cette adversaire ? Si même le commandant Rehad n’avait rien pu faire contre eux, comme pouvait-il, simple Skrall, espérer lutter ? Des larmes jaillirent des esprits les plus fragiles, et en cet instant la peur s’empara de tous leurs esprits. Il la connaissait déjà, cette peur. C’était la même peur qu’avaient ressenti tous ceux ayant vu ou même entendu parler des Baterra. Un cri perça cet océan de désespoir. Le commandant s’était relevé ! Il n’était plus en état de se battre cependant. Des plaies ouvertes couvraient l’intégralité de son corps, son armure était devenu si sale, si obscur qu’elle aurait presque pu être porté par un de leurs ennemis. Cependant, malgré tout, il s’était relevé, et combattait, jusqu’à la mort et au-delà. Tel était la philosophie des Skralls. S’il devait mourir, il le ferait l’épée à la main. Et tous, dans un même mouvement redoublèrent d’ardeur. C’était peut-être peine perdu, mais c’était là la seule voie vers la survie, la seule voie que les Skralls n’avaient jamais emprunté, se battre pour leurs vies !

Ce combat était pitoyable. Pourtant il ne pouvait s’empêcher de fixer ce petit être. Alors que son corps lui-même le lâchait. Pourtant il continuait à se battre. Ce petit être qui luttait contre plus fort que lui. Pourquoi ? Pourquoi se mettait-il dans un tel état ? Pourquoi continuait-il de se battre dans une situation aussi désespéré ? Les ordres de leurs empereurs étaient donc aussi importante pour eux qu’ils étaient prêt à y mettre jusqu’à leurs derniers souffles ? Croyait-il suffisamment qu’en son combat qu’il le continuait alors qu’il ne pouvait que perdre ?  L’issue de la bataille était déjà connu, l’issue de cette guerre aussi, alors pourquoi continuait-il à combattre ? Qu’espérait-il ? Une intervention divine ? Etait-il si entêté qu’il ne voyait pas que la seule solution été d’abandonner ? De laisser tomber les armes et d’espéré la clémence ? Pourquoi continuait-il à se battre à moitié mort ? POURQUOI continuait –il à se battre avec tant d’ardeur alors que le monde entier était contre lui ? POURQUOI ? POURQUOI POUVAIT-IL SE BATTRE AINSI ALORS QUE J’EN SUIS INCAPPABLE ?! Misérable insecte meurt ! Soit damné ! Meurt ! Meurt ! Périt tel l’être insignifiant que tu es ! Périt de la manière la plus pathétique qui soit ! Misérable insecte ! Soit damné !

Rehad s’appuya sur son épée. Il aurait dût mourir. Il aurait pût mourir ici. Mais il n’en était rien. Ces misérables soldats de papiers contre lequel il se battait, ils ne pourraient jamais comprendre le vrai sens du combat. De la guerre. De la paix. Le commandant ne pouvait pas se faire battre contre des aveugles après tout ? Il se releva, et il fonça sur ces soldats de papiers qui essayaient de soumettre l’empire ! Il avait encore beaucoup d’énergie, assez pour les envoyer goûter aux étoiles dans le ciel ! Il n’y avait aucune chance qu’il perde, après tout, il avait survécu au Baterra. Qui d’autre ici pouvait-il en dire autant ? Qui d’autres avaient réussi à survivre aussi longtemps, qui d’autre avait repoussé les fantômes, qui d’autres avait gagné la confiance de Tuma ? Personne. Et personne ne pourrait le vaincre, le champion de l’empire. Il ne pouvait pas simplement pas perdre ce Rehad. Le pouvait-il ?

Ce fut l’une des batailles les plus importantes de cette guerre. Les armées désorganisés, mise en déroute par la précédente bataille était toujours désorganisé, alors que leurs ennemis commençaient à contre attaquer. Si les choses continuaient ainsi, tous Bara Magna seraient tombé en quelques semaines, et l’univers matoran aurait suivi, rapidement. Ce pourquoi, le commandant actuel de l’empire décida de mener la charge, avec une petite portion de l’armée impériale de manières à défendre les terres frontalières pendant que ses alliées se réorganisaient pour une contrattaque décisive. Le commandant résista plusieurs jours malgré le sous effectifs et résista plusieurs jours d’intense bataille. D’après les témoignages des rares survivants de cet assaut, le commandant de l’empire fut l’un des premiers à la charge, et l’un des derniers encore debout. Le temps gagné dans cette bataille fut suffisant pour renverser le cours de la guerre, et donner un peu de répit avant que les vraies batailles ne commencent. En effet, la guerre était loin de se terminer. Et bientôt, Bara magna, comme Spherus magna avant elle, se teinta de la couleur du sang de ses fils.

Le monde était à l’agonie. La lumière avait était vaincu, les ténèbres se partageait déjà les restes ensanglantés de son armure. Cependant, dans un dernier sursaut, il leva à nouveau sa lame, et comme le fit avant lui nombre de Skrall, il combattu et mourut l’épée à la main. Combattait-il pour la lumière ? Pour la liberté ? Pour ses propres idéaux ? Pour sa propre vision du monde égoïste ? Selon des écrits retrouvaient plus tard, il aurait confié à ses lieutenants qu’il se battait aujourd’hui pour sa survie. Car ce qu’il affronté était pareil au Baterra pour lui. C’était la victoire ou l’annihilation. La soumission voulait dire l’extinction. Ce qu’il se passa ici n’était pas pour une cause noble, ni pour un quelconque idéaux. C’était simplement la manifestation à son paroxysme de cet instinct que donna la nature aux bêtes et aux créatures de tous horizons et de toutes formes. La survie. Voilà la véritable signification de cette bataille.

Et il se releva encore. Pour la énième fois il se relava. Cependant, tous le surent à ce moment, s’il tombait à nouveau, le Skrall n’aurait pas la force de se relevé une dernière fois. Il avait déjà outrepassé les capacités de son misérable corps de chairs. Mais bientôt, même sa volonté ne suffirait pas à animer cette chair, déjà en décomposition. Il était déjà mort, et encore debout. Le mépris de la faucheuse. L’orgueil que pouvait faire preuve se petit être en cette instant aurait pu offenser les dieux, s’ils existaient. Cependant aucun dieu n’existait,  et même s’il existait aucun ne se vexerait pour l’attitude d’un être si faible. S’il avait eu la force d’un dieu, la volonté du Skrall l’aurait rendu invincible. Cependant il était dans une enveloppe charnelle si faible et si frêle que cela était presque du gâchis. Pourquoi mettre une âme aussi forte dans un corps aussi faible ? C’était inconcevable pour eux. Une âme forte se devait d’habitait un corps à la hauteur de cet ambition. Ce spectacle n’était que la démonstration du gâchis que la nature faisait. Mais bientôt tout serait terminé, et de cette âme si forte, il ne resterait que le souvenir.

Comme elle l’avait vu auparavant dans ses visions, Rehad avait été terrassé. Et comme elle l’avait vu dans ces mêmes visions, Rehad se relevait encore, au seuil de la mort. Alors que n’importe qu’elle autre créature aurait immédiatement succombé. Rehad avait été un Skrall exceptionnel. Cependant, même lui n’avait pas réussi à se défaire des liens de la destinée. Elle avait déjà vu la bataille qui se déroulait devant ses yeux, des dizaines et des milliers de fois. Pourtant cette fois, ce n’était plus une vision, c’était le chemin qu’empruntait définitivement ce monde. Elle avait déjà vu la Skrall mettre à terre se soldat noir. Elle avait déjà vu ce soldat mourir, ses compagnons se ruer sur le commandant. Elle avait déjà vu le commandant se débattre avec encore plus d’ardeur. Les lames s’entrechoquant, le sang volant, coulant, projeté dans tous les sens. La corruption envahir l’esprit du commandant. Oui elle avait déjà vu tout ça se produire. Et même si elle savait que le monde, que cette bataille allait tourner ainsi, elle avait espéré jusqu’à la dernière minute à un miracle. Elle l’avait voulu, espéré, sans vraiment y croire. A ce miracle qui ne vint pas. La voyageuse, emprisonner dans son manteau couleur terre et son masque d’ivoire, se retourna alors vers une toa à l’armure Jaune et bleu. « Maintenant que Rehad est mort. Combien nous reste-t-il de cartes ? » La toa ne répondit pas à la question, mais demanda plutôt comment se portait son compagnon, car au travers du masque, elle pouvait voir les larmes couler à flot. Mais avant qu’elle ne put donner sa réponse, les deux êtres avaient disparu, emporter par le vent tel le sable.

****************


****************

Qu’était-ce donc ? Alors qu’il était en pleine bataille, évitant par un mouvement habile et risqué le puissant laser de Tanika, le Skrall avait comme perdu connaissance. Il avait eu l’impression de voir un millier de fois la même scène dans un millier de corps différents. Il ne sut pas s’il s’était passé une seconde ou des années, sa notion du temps était devenue trouble. Cette scène qu’il vu n’était de plus pas anodine. Il s’était vu mourir, à travers les yeux d’un autre, d’autres personnes observant la scène ou étant eux même acteur de celle-ci. Il eut l’impression parfois de n’être qu’une conscience observant la scène, et d’autre il jouait le rôle de personnes autres que lui-même. C’était très déboussolant. C’était une impression bizarre, comme s’il avait vu tous les points de vues possible sur cette scène, comme s’il l’avait vu des yeux de toutes les choses ayant pu voir, entendre ou rêver de cette seule scène. Il n’était capable de situer dans l’espace ou le temps ce qu’il venait de voir, mais il eut l’impression que cette scène arriverait fatalement un jour. Comme s’il n’était que l’acteur d’une pièce déjà écrite et que cette scène se trouvait être la résolution finale de la pièce.
Il se trouvait désormais dans une immense pièce blanche, portant sur l’infinie. Par endroit on pouvait voir des failles, flottant là dans le vide. Il semblait y avoir trois chemins, dessiné grossièrement par les failles et par des zones plus blanches que les autres. D’un coter, chacune des failles donnait une vision sur une bataille. Que ce soit un massacre que le Skrall eut subit ou fait subir, car toutes batailles n’étaient qu’un massacre. Sur une autre partie, on ne voyait que de grands espaces. Parfois lumineux, parfois obscurs, le seul vrai point commun semblait être une étrange sensation de liberté se dégageant de ses lieux. La dernière partie des failles donnait tous vu sur des espaces obscurs et renfermés, où s’entassait des Skralls. Ce lieu finalement, remplis de blancs où se trouvait Rehad était le croisement de ses trois chemins. C’était son propre esprit qu’il avait devant les yeux. Et alors qu’il essayait de remettre en ordre ce qu’il venait de voir à l’instant, il sentit une autre présence derrière lui et compris sans même se détourné.

- Aerellys. J’aurais dût me douter que tu étais la responsable de cela. Qu’est-ce que ça signifie encore ?  

Elle ne le regardait pas, et il ne la regardait pas. Une certaine tension s’était immédiatement installée, tous deux comprenant l’importance et la futilité de ce qu’il se déroulait. L’importance de cette conversation car elle avait scellé le destin des deux êtres. La futilité de celle-ci car si leurs destins été sceller, elle n’aurait aucun impact sur ce destin, peu importe ce qu’il s’échangerait. Car rien ne changerait peu importe comment la situation évoluait et peu importe les paroles qu’ils s’échangeraient. Malgré tout cette conversation se devait d’avoir lieu, même si elle ne valait rien.

- Ce que tu as vu n’est qu’un fragment minuscule de ce que je vois chaque minute. Les toiles infinies du destin, prenant de multiples formes et embranchement, se décidant finalement à se rejoindre sur une seule et même version de l’histoire, avant de se séparé à nouveau dans de multiples univers.  Qu’en penses-tu, Rehad ? Crois-tu toujours pouvoirs changer ce destin ?

- Avant de te répondre j’aurais une question. Pourquoi, parmi toutes les visions que tu m’as envoyées, parmi tous les points de vue que j’ai pu avoir sur cette scène, m’as-tu occulté le plus important de tous ? Et pourquoi ne m’as-tu jamais montré la fin de cette scène ?


- Le point de vue le plus important ? Comme si un point de vue importait plus que les autres ? Tu n’as pas besoin de le voir celui-là… Tu le verras bien assez tôt… Et la suite de cette scène peu se résumé en un mot pour toi. L’enfer.

- Si tu le dis. Je compte sur toi pour venir me chercher en enfer alors. Je déteste être seul. Se serait surement plus agréable en ta compagnie.


La sœur Skrall jubila en entendant la dernière phrase, puis elle soupira, et enfin, toujours derrière lui, elle se rapprocha de Rehad et l’enlaça. Le destin de Rehad était désormais sceller, et le nombre de fois où il pourrait se voir et se parler ainsi était désormais limiter. Ce n’était plus l’infinie qui s’étendait devant elle, mais un seul et même chemin.

- Pourquoi te bas-tu Rehad ?
- Il y a quelques années, j’aurais sans doute dit quelques choses comme la paix, ou la tranquillité. Cependant une lame n’apporte pas la paix mais la guerre et la mort. Alors il ne me reste qu’une seule raison de combattre. Semer la mort, avant que la mienne n’arrive. Je me bats donc pour la survie des Skralls. Le reste peut attendre.

Alors que les deux êtres étaient  collés l’un à l’autre, tous deux se rendirent compte d’une troisième présence. C’était le soldat de papier. Il avait sans doute pu voir la conversation des deux Skralls, cependant il n’y avait aucune chance qu’il eut vu ce qu’Aerellys révéla à Rehad. Et sans le contexte, il n’eut sans doute compris que peu de choses à cette conversation. La sœur Skrall parla la première.

- Nous nous retrouvons pour la deuxième fois, agent de la paix. Comment vous appelez vous déjà ? Nui il me semble. Alors ? Vous ne m’avez toujours pas enfoncé la tête dans le sable ? Et le serpent continue son chemin dans le désert sans que vos actions n’est trouvé écho à vos paroles. Vos fous n’ont toujours pas entachés ma lueur et je brille toujours autant fortement dans le ciel. Cependant vous êtes différents. Vous avez repris votre place dans la toile de ce monde. Vous êtes devenu ennuyeux, Nui. Cependant la paix que vous avez promis ce jour-là n’est que léthargie, et je me dois de l’arrêter. Ne vous inquiétez pas. Le jour où je viendrais tuez avec mon poison ne tardera pas. Inutile de me chercher, je viendrais à votre rencontre pour en finir, profitez plutôt de ce qu’il vous reste à vivre pour comprendre ce que vous n’avez qu’entrevue. Et vous guérir de cette autres poisons qui vous ronges en ce moment. Vous faîtes peine à voir, fou !

Le Skrall tourna la tête pour regarder l’intrus. Ce soldat arrogant croyant déjà joué parmi les grands alors que ce n’était qu’un enfant en bas âge. Il fallait encore le tenir par la main et lui dire ce qu’il devait faire, et pourtant il se vanter d’apporter la « paix » au monde. Le Skrall comprenait qu’il s’agissait là de l’arrogance légendaire des Makuta. Il se souvenait qu’Aerellys et lui, ou bien une forme de vie proche de lui, avait discuté lors de l’attaque de la créature sur Metru nui. Et pour Rehad, cette chose ayant pris la place de Nui et ce qu’il voyait en face de lui désormais n’était guère différent.

- Il suffit Aerellys. Il est temps de revenir dans cette triste réalité, où le monde se pend avec sa propre chair. Essaie de pénétrer son esprit, et la connexion devrait se couper.

La Sœur Skrall sourit malicieusement, murmurant un bref « à vos ordres, maître » avant que la liaison entre l’esprit de Rehad et Nui ne se coupe, et que Rehad ne réintègre son corps.

********


Et la première chose que le Skrall ressentit en regagnant son corps fut la douleur. Il avait mal jusque dans ses chairs. Il avait subi de lourds dégâts, de coup qui par une étrange magie il n’avait réussi à esquivé. Cependant il avait remarqué que pendant leurs attaques, les masques de ces êtres de l’autre monde s’étaient mis à briller, une lueur sinistre allant de pairs avec leurs apparences morbides. C’étaient donc le pouvoir de ces fameux Kanohi ? Ou bien le macabre pouvoir du protectorat ? Le Skrall le sentait, ces guerriers n’étaient pas aussi puissants quelques minutes auparavant. Un effet secondaire du virus qui les rongeait peut être ?
Ce n’était pas le moment de s’en inquiéter, son armure était détruite, et les pouvoirs de ce kraata l’avait fait à moitié fondre, bientôt il ne pourrait surement plus bouger pendant un temps. Il lui fallait trouver une solution. Puis il se souvient d’une chose qu’il n’avait pas utiliser depuis le début de la bataille. Rendu inefficace de manières offensives dût à la puissance de la forteresse des grands êtres, ils pouvaient toujours s’en servir de manière défensive pour s’abriter. C’était de toutes manières sa seule alternative qu’il entrevoyait.


- Vous êtes donc le nouvel outil des grands êtres ? Encore une fois, ils nous envoient leurs baterra pour nous exterminé et faire taire les preuves de leurs échecs. Pathétique. Comment de simples outils ose-t-il parler ainsi ? Parler demande de penser et vous ne pensez point. Vos paroles ne valent rien. Contenter vous de mourir.  

Le Skrall manipula à nouveau ses armes, la seule chose qu’il faisait vraiment depuis le début de la bataille était de conduire ses troupes et de changer l’arme qu’il tenait dans ses mains. Cette fois seulement il ne prit aucune arme en mains. Il rangea son pistolet et son épée, et commença à courir. Non pas dans la direction de la bataille mais dans l’autre sens, vers le lieutenant lâchement tuer par l’impératrice Tanika et vers l’indomptable. Il hurla alors à ses soldats de le couvrir. Ses derniers se réorganisèrent devant le commandant, le protégeant des tirs ennemis pendant qu’il se repliait. Tous savaient déjà l’issue de cette bataille, car tous avait déjà entendu parler de ces guerriers Skralls, ayant lutté jusqu’à la mort contre un ennemi semblant invincible. L’important désormais n’était pas leurs vies, car ils savaient qu’elle ne serait pas épargné, mais bien que leur commandant survive et puisse un jour les venger. Tel était la philosophie des guerriers Skrall et tel était ce qu’on leurs avaient inculqué depuis le plus jeune âge.
Rehad s’approcha du lieutenant, récupérant rapidement son écharpe. Il avait confié son écharpe à ce dernier pour qu’elle en fut pas tâcher du sang corrompu du protectorat, et elle se retrouvait désormais tâcher du sang de son lieutenant. Quelle macabre ironie. Avant de reprendre sa course, il utilisa à nouveau l’amplificateur sur le toa de Glace, qui n’était toujours pas tombé dans le camp du protectorat. Ce dernier, sur ordre de son supérieur combattait désormais celui qui fut auparavant un compagnon, peut-être même un ami ? Au vue de ses mouvements, le Skralls devina aisément qu’il n’était pas prêt à effectuer de tels ordres. Aucun être présent, à part Shrecki et lui-même peut être, n’avait été vraiment prêt à guerroyer contre un pareil ennemi. Mais il ne s’agissait pas de guerroyer pour un simple bout de territoires. Il s’agissait de survivre à une menace mortelle. Aussitôt finit cette besogne, le Skrall se réfugia dans l’Hecatonchire. Toutes les portes de l’engin se fermèrent, et il serait difficile d’accueillir ne serait-ce qu’une personne de plus. Rehad soupira. Alors que son armure se solidifiait sur ses articulations, l’empêchant de bouger outre mesure. Il demanda aux Skralls présent de l’aider à s’en libéré. Il espérait que le blindage de l’indomptable tienne plus longtemps que sa propre armure.


Citation :
Rehad
Attaque : 3100
Défense : 0
Rap : 35
PV : 800/1000
Énergie : 197/550
PA Utilisés : 4/8
Techniques utilisées:
Spoiler:
 
Encaisse l'attaque normal de Tanika et l'attaque normale de Nui faisant descendre sa def de 3650 à 0 et sa vie à 800 pv
Esquive de Faisceau de plasma de Tanika
Encaisse les 8 destructions de Trayx, le rendant incapable de faire une action au prochain tour
Utilisation de l'amplificateur psychique sur Solok
Rehad s'abrite dans l'Indomptable - Hecatonchire -
Réorganisation des artilleurs en 2 groupes de neufs et un groupes de 8


~ ARMÉE SKRALL ~

Effectifs présents : 36
Lieutenant(s) présent(s) : Mort
Char(s) présent(s) : Hecatonchire (550 000 - 440 000 - 2 100)

Les défenseurs (400-1800-20) sont organisés par 10, soit 1 bataillon
Les artilleurs (1000-1250-35) sont organisés par 9 pour 2 bataillons et 8 pour 1
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Shrecki

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Energie:
700/700  (700/700)
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1000/1000  (1000/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 4225 DEF : 6100

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mar 28 Oct - 23:37

Nolmus posa son regard sur le petit village. Couvert de glaces. Il était couvert de glaces. Il se souvenait de ce à quoi ressemblait la première zone, au début du jeu ; c'était une ville tout ce qu'il y avait de plus habituel, un conglomérat d'habitations, des rues grouillantes de vie entourées de prairies aux herbes sèches l'été, mais des terres fertiles quoi qu'il en soit. À présent ? Ce n'était rien d'autre qu'un désert glacé. Une lande froide et morne. Il s'était dit que faire un tour par les premières zones aurait peut-être permis de trouver des indices sur les prochaines Créatures...Mais qu'elles aient à ce point changées...
Il ne s'agissait pas de l’œuvre d'une bête cette fois. Les différentes espèces avaient tendance à s'organiser par ordres...Même par éléments particuliers. C'était le travail d'un ordre de Toa de glaces. Nolmus n'avait pas tout à fait saisi leur organisation hiérarchique, puisque ce qu'il savait de cette...Organisation ? Royaume ? Était qu'ils s'étaient installés dans les plus bas niveaux. Mais en général, les ordres étaient discrets. Il avait rencontré sur sa route des groupes de bandits ; mais jamais qui aient défiguré le monde à ce point. Nolmus toucha la matière blanche qui s'étendait à ses pieds et jusqu'à l'horizon ; elle crissa sous le contact de ses gants de cuir, formant une petite boule compacte mais légère. Les aubergistes qu'il avait rencontré sur la route appelaient ça de la neige. Quelque chose que les Toa de Glace pouvaient créer apparemment. Un vent glacial souffla, forçant le Toa à ramener plus encore sa capuche sur son visage. Sans son manteau, il serait sans doute mort de froid à l'heure qu'il était.
Quoi qu'il en soit, c'était incompréhensible. Pourquoi des Toa voudraient-ils geler les terres où se trouvaient normalement les personnes les moins qualifiées d'un point de vue martial ? Après tout, les plus bas niveaux du monde étaient souvent le lieu de résidence de ceux qui avaient abandonné voire n'avaient jamais commencé la chasse aux Créatures : les plus pacifiques ou incompétents du monde donc.
Il fut tiré de ses réflexions par un bruit de pas ; plus précisément, celui de multiples pas. Un groupe approchait. Il regarda autour de lui. Il n'avait simplement pas l'espoir de pouvoir courir où que ce soit. La terre autour était un véritable désert uniforme. À moins que...Il sauta derrière une petite bute de neige. À sa surprise, son manteau se colora différemment. Bien qu'il soit normalement d'un noir de nuit, il avait à présent une teinte blanche comme les sommets, si pure qu'il se confondait à merveille avec la neige. Vraiment très étrange. Nolmus avait pourtant amélioré d'autres de ses équipements avec des Essences. Il avait vu des personnes dans les groupes qui maniaient des armes avec elles aussi des Essences de Créatures. Celle qui avait servi à améliorer son manteau était celle de la première créature par ailleurs...Alors pourquoi est-ce que ce manteau semblait toujours avoir plus de secrets ? Du reste, Nolmus observa le groupe qui s'approchait ; c'étaient des personnages d'environ 1,6 bio de haut. Ils portaient des armures aux schémas désunis, mais tous arboraient dessus un blason : celui du Royaume de Glace.
Il s'agissait d'une couronne ouvragée et blanche, qui surmontait un grand arbre gelé, tout aussi blanc, imprimée dans chacune des armures. Sans doute pour protéger se protéger du froid, la majorité des guerriers portaient des manteaux, ouverts au niveau de la poitrine.

Des Toa. La plupart portaient des Kanohi, mais on aurait dit qu'ils étaient plus importants que les autres. Cela pouvait se comprendre : les Kanohi étaient rares après tout. Donc on les donnait à ceux qui pouvaient le mieux les utiliser.
Mais Nolmus ne comprenait pas. C'était une armée du royaume de Glace, ça oui. Ils étaient très nombreux : plus d'une centaine au final, c'était simplement énorme également. Mais ils n'étaient pas tous des Toa de Glace. Pourquoi ?
Il demeura complètement immobile, tandis que le grand groupe passait à côté de lui. S'il devait y accorder la moindre réflexion, ce serait pour plus tard. Il garda les yeux fixés sur la neige qui l'entourait. Soudain, il se rendit compte qu'il n'entendait plus les bruits de pas. En relevant les yeux, il vit que l'armée s'était arrêtée. Deux personnages étaient sortis du groupe et semblaient chercher quelque chose dans la neige. Avant qu'il comprenne comment, il était tiré hors de sa cachette, une épée sous la gorge, et amené devant l'un des porteurs de Kanohi.


- Mon seigneur, nous avons trouvé un espion, dit le Toa qui tirait Nolmus.

Un espion ? En quoi le Solitaire était-il un espion ? L'autre posa son regard sur lui, et il sentit le dédain que l'on éprouve face à un insecte : il ne le considérait même pas comme un être vivant.


- Ce n'est pas à moi de décider de son destin. Nous n'avons plus beaucoup de temps devant nous. Il nous faut rejoindre Forgol rapidement. Là, Nirzagil décidera lui même de ce que nous ferons de toi, misérable pion du Mauvais Roi. Paku, vous le surveillerez pendant ce temps.

Nolmus ne put même pas protester ; sans procès, on lui ligota les mains avec des chaînes qu'il estima, par leur température, faites aussi de glace, et la marche de l'armée reprit, lui au milieu et entouré de dizaines de guerriers hostiles. Paku était le nom d'un des deux Toa qui l'avaient repéré, un à l'armure bleue et gris qui ne parlait guère. Il essaya de retrouver un peu ses esprits et de comprendre ce qui se passait. On l'avait prit pour un espion d'un mauvais roi, et le groupe de Toa voulait rejoindre un endroit dénommé Folgost. Folgost...Non, ça ne lui disait absolument rien. Cela faisait certes beaucoup de temps qu'il n'était pas revenu dans la première zone. Par ailleurs, il n'avait pas tenté de l'explorer beaucoup : dès que possible, il l'avait quittée. En plus lorsqu'une Créature était vaincue il n'était pas rare que la zone en question soit en proie à quelques changements : de nouveaux lieux qui apparaissaient notamment, comme s'ils avaient toujours été là.

Mais le Mauvais Roi ? Il tenta de réfléchir également à cela. Un Roi...Qu'est-ce que cela pouvait signifier ? À ce niveau non plus, il ne saisissait pas. Une forme de hiérarchie. Mais comment un Roi pouvait-il être bon ou mauvais ?


L'armée poursuivit sa marche silencieuse, jusqu'à arriver enfin à une grande colline que Nolmus n'avait jamais vu. La nuit était tombée depuis quelques temps déjà mais malgré l'obscurité, il remarqua que la colline n'était guère en proie aux glaces ; et sur son sommet se dressait un grand édifice. Les murailles circulaires qui l'entouraient atteignaient plus de vingt bios de haut, taillées dans une roche épaisse, blanche sous la lumière de la lune, et où dansaient des motifs argentés. En prenant une grande route pavée, ils passèrent devant des torches, qui étaient allumées sans doute pour l'arrivée de l'armée : on leur ouvrit immédiatement les grandes et épaisses portes, et ils entrèrent alors dans la forteresse.


- Voici, dit Paku, la cité de Folgost, espion. À sa voix, Nolmus sursauta. Paku n'était pas un mais une Toa. Mais il ne put guère s'attarder là-dessus : tout autour de lui, les armées bougeaient, il voyait de nombreux bataillons qui s'affairaient en tout sens, transportant des armes, des machines de guerre et des tas d'autres outils qu'il ne connaissait pas. L'officier au Kanohi se retourna vers l'armée, et annonça des ordres que Nolmus ne comprit pas. Les groupes se séparèrent alors, tous dans des directions différentes, et se fondant rapidement au milieu de la foule martiale. Guidé – de force – par Paku, suivant l'officier, ils traversèrent une grande artère fréquentée qui menait directement devant un grand bâtiment ; l'extérieur était comme une sorte de cathédrale, immense, surmontée d'un dôme qui semblait être fait de verre. En entrant  à l'intérieur, Nolmus retint son souffle.

C'était un grand palais. De la porte principale, le sol était couvert d'un grand tapis bleu et acier rectangulaire qui traversait la pièce de part en part ; après sept larges marches, on arrivait sur un cercle qui occupait la majorité de l'espace, bordé de barrières en acier et de grands piliers. De chaque côté de la pièce, comme autant de piliers se tenaient des gardes en armures splendides ; eux aussi des Toa par leurs carrures, mais qui ne portaient aucun Kanohi, ils avaient leur visage dissimulé par des casques. Ils avaient des lances, et tenaient devant eux un ample égide sur lequel était gravé le même emblème que les guerriers avaient sur leur plastron : une couronne de givre surmontant un arbre de neige.

À leur entrée, les gardes ne bougèrent pas, aussi immobiles que des statues. Paku continua à traîner Nolmus plus loin, l'officier marchant deux pas en avant. Ils avancèrent jusqu'à traverser toute la salle. Là se trouvait une grande table, et devant cette dernière, observant d'un air concentré, un Toa de Glace. Il se tourna vers le trio. Nolmus fut frappé par l'expression qu'il avait. Habituellement, les maîtres de Glace étaient plutôt du genre froids, sans aucun jeu de mot. Mais lui...Il les observait d'un air plein de grâce et de bonté. Paku et l'officier s'inclinèrent devant lui. Nolmus se sentit gêné, mais n'imita pas leur geste.


- Officier Xiaha, gardien des Tombes Gelées. Je reviens de la Désolation froide du Nord. Nous avons en route capturé un que nous pensons être un espion du Mauvais Roi, dit il avec un regard courroucé à l'égard de Nolmus.

L'autre reporta son attention sur le Toa.


- Nous avons vu bien des serviteurs de l'Ennemi, il est vrai Xiaha...Mais il n'a jamais prit la peine de nous contrefaire d'aucune façon. Son but n'est pas de nous dominer mais probablement de nous annihiler. Vous le savez tout autant que moi.

- Nous l'avons trouvé dans les Landes du Givre. Seul, et se dissimulant à merveille dans la neige. N'eût-ce été Paku, nous n'aurions pas pu le trouver. Son habit avait prit la teinte même des alentours !

L'autre plongea ses yeux dans ceux de Nolmus, qui frissonna. Il détestait qu'on l'observe de la sorte, et on aurait dit que l'autre tentait de sonder son esprit !

- Il est vrai qu'aucun voyageur n'avait jusque là été retrouvé en pareil lieu. Pas sans traverser auparavant les territoires de Noirceur dressés par l'Adversaire. Eh bien ? Êtes vous bien l'espion que l'on vous accuse d'être...Toa de feu?

Nolmus ne répondit au départ pas. Comment l'autre avait-il pu discerner avec autant d'aisance son élément ? Ce n'était pas le moment d'y penser, même si cela n'était sans doute pas anodin. Avant qu'il ne puisse répondre, Peku l'interrompit.

- Tu t'adresses à Nirzagil, dernier Roi du royaume de Glace, et seigneur de Folgost. Surveille tes mots espion, ou tu en pâtiras sévèrement.

Nolmus sentit un goût âpre lui remonter dans la gorge. Décidément, ces Toa étaient tout sauf accueillant. Enfin, personne n'était jamais vraiment agréable de toute façon, mais à ce point...

- Je ne suis pas un espion votre...(Il hésita)...Votre grandeur. Je suis un Toa Solitaire. J'étais venu pour observer les premières zones, où je n'avais passé que peu de temps. Je suis l'un de ceux qui combattent au front, ajouta-t-il.

L'autre sourit.

- Manteau noir et regard vif. Je savais bien que vous étiez celui des rumeurs...Vous êtes l'épéiste noir, Nolmus, n'est-ce pas ?

Le Toa sentit une grande pression qu'on lui ôtait des épaules. Enfin, quelqu'un l'écoutait sans l'affubler de titres!

- Oui, répondit-il. Je suis Nolmus. Oui.

- Bienvenue à Folgost, dernière forteresse sûre du royaume de Glace. Vous serez notre hôte pour les temps à venir, Toa de Feu. Des temps bien sombres auxquels vous arrivez. Mais peut être pourrez vous nous aider ?


***


La situation se compliquait. Elle se compliquait à tel point qu'elle représentait un défi, même pour l'esprit qu'était Shrecki. Nui...Nui...Encore et toujours, il comprenait la plupart des implications, mais son esprit pouvait être leurré ; comme attendu, il était tombé, il s'était arrêté au masque que portait Shrecki, et il n'avait pas pu lire au delà des lignes, car le texte qui lui avait été montré était une page blanche, sans encre, ou si encre elle contenait, alors cette dernière était en symboles incompréhensibles. Les deux Makuta s'étaient parlé, mais le plus haut gradé s'était exprimé dans une langue que son – ex – subordonné ne parlait pas.
Shrecki se redressa, et rangea son amplificateur psionique.


*Vous avez vu votre reflet entre les étoiles et en moi, et vous avez prit peur Nui ? Votre voix n'a qu'une intonation ; ce n'est pas la détermination vers une Paix. Ce n'est que la peur des fantômes qui vous habitent. Vous prônez la guérison, mais réfutez les maux qui vous dévorent. À votre aise Nui. Tentez de renier ce qui vous compose et vous entoure. Les tourments seront vôtres uniquement.*

Le Makuta n'en dit pas plus à l'autre ; autour de lui, les flammes de ceux déchus s'agitaient. Un gain énergétique de cette ampleur ? Il tourna les yeux vers Etreinte, et il le fit qui émanait de ce même souffle putride. Etait-ce un lien ?
Cela était donc plus qu'une domination. C'était à présent un Pacte. Un Pacte passé avec ceux tombés sous son joug. Toutefois, il semblait que ceux qui étaient ainsi amenés du côté de Etreinte gardaient une forme de libre arbitre ; en témoignait Nui, qui s'exprimait comme il l'avait toujours fait. Ses arguments étaient par ailleurs tout à fait ceux qu'il aurait été susceptible d'utiliser, avant même de joindre le Protectorat.

Eût-il décidé de trahir Shrecki que son propos n'aurait pas été différent.

Tout autour du meneur de la Confrérie, le champ de bataille était devenu chaotique. Les cieux pleuraient, et des larmes de plasma et d'ombre en guise de pluie tombaient ; aucun élément de cette pluie sordide ne lui causa le moindre ennui. Mais Rehad et les Skralls autour n'eurent pas la même chance ; l'armée Bara Magnienne était en bien piteux état, et Rehad enchaînait assaut sur assaut. Shrecki sentit même une énergie qu'il identifia comme la désintégration déchaînée contre le commandant de l'Empire.

Lorsque le torrent d'énergies se dissipa, Rehad était toujours debout. La détermination des Skrall n'était pas usurpée. Shrecki lui-même avait vu à quel point l'orgueil de cette espèce pouvait lui donner une terrible capacité à encaisser coups sur coups. Néanmoins, déterminé ou pas, Rehad affrontait un Kraata de désintégration, il affrontait Tanika, probablement la Toa de Plasma la plus douée et puissante de l'Univers Matoran, et il affrontait Nui, un Makuta dangereux. Détermination ou pas, il n'y avait qu'une issue possible à ce combat ; particulièrement parce que chacun des ennemis était motivé par cette énergie sombre qui dormait au fond de leur corps, cette nouvelle flamme sinistre qui brillait avec des éclats défaitistes.

À son côté, montrant la plus brillante des volontés, Solok et Raidark semblaient toujours vouloir résister. Raidark était proche de Tanika ; Shrecki n'entendit pas l'échange entre les deux, et n'y prêta pas attention. Non, car l'instant d'après, Nui fut la cible du bras droit de l'Ordre et de Solok.
Solok. Ses mouvements trahissaient sa pensée ; il était encore hésitant, partagé entre sa fidélité à la Confrérie et sa collaboration naissante avec Nui. Fort probablement, la seule chose qui l'avait fait agir et attaquer son ancien camarade était l'espoir que Shrecki trouve une solution au mal qui le rongeait.
Encore.
Encore une fois ils se reposaient sur lui. Rehad à son côté se releva une énième fois ; il quitta le champs de bataille bien promptement. Qu'il aille se réfugier en lieu sûr. Qu'il aille trouver asile dans son cher désert. Il commettait la plus grave erreur ; toute retraite se devait d'être organisée.
Shrecki s'interrompit. Tout autour de lui, les Skrall survivants...Ils protégeaient la retraite de Rehad. Ils le protégeaient. Pourquoi ? Pourquoi protégeaient-ils quelqu'un sur le point de périr ou de ses blessures ou de ses ennemis ?
Pourquoi ? Pourquoi ceux autour de lui lui accordaient-ils une telle confiance ? Peut-être parce qu'ils savaient qu'il avait le pouvoir de survivre à ce qu'aucun d'eux n'aurait supporté.


* Voici votre réponse Etreinte. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont connu et plongé dans les derniers niveaux de l'enfer n'ont plus peur des ombres jetées sur les murs par les braises. Parce que ceux là connaissent la porte de sortie, hors du brasier à l'air libre. *

Le Makuta ne dit rien de ses pensées pourtant. Il devait réfléchir à une solution et vite. Avait-il le pouvoir de venir seul à bout de Etreinte ? Non. Avait-il le pouvoir d'abattre toutes les mouches qui tournaient autour de lui ? Probablement. Ils étaient venu ici pour abattre le Protectorat. Pour reprendre un territoire. Comme les choses avaient changé en si peu de temps. Le Makuta tenait entre ses mains un petit objet ; il tapotait, périodiquement, presque avec agacement, mais n'en demeurait pas moins complètement calme. De nouvelles informations. Toujours plus d'informations.

- Couvrez la retraite des troupes de l'Ordre, dit le personnage ; et les Rahkshi, suivant les ordres de leur seul et unique maître, formèrent un mur, un mur d'acier froid, couvrant les Toa, les Maxilos, couvrant les troupes qui fuyaient en un flot presque paniqué, et abattez les retardataires. Nous nous retrouverons au point de rendez vous., compléta -t-il froidement. Les troupes en arrière seraient une proie facile ; à la mort dans le meilleur des cas. À une conversion dans le pire. Shrecki n'avait pas la patience pour cela. Pour espérer sauver une existence, il fallait en sacrifier une autre. C'était une stratégie pourtant basique, mais que beaucoup semblaient oublier dans les moments de crise.

Le petit dispositif avait disparu des mains de Shrecki ; l'espace s'était contorsionné. À la place, entre les mains du personnage se tenait un objet d'or, rongé par endroits d'une épaisse couche de rouille mais qui n'avait pourtant pas abîmé l'acier. Un masque incomplet. Le Makuta prit une grande inspiration – bien qu'il n'ait pourtant aucun organe lui permettant un tel mécanisme.

Solok. Il avait prouvé qu'il était un être fiable. Raidark...Un Skakdi. Le Makuta aurait été bien fou de faire confiance à qui que ce soit dans cette assemblée, mais à Raidark il aurait complètement perdu l'esprit. Les Skakdi étaient des êtres qui agissaient pour leur ambition propre, et trop rarement pour un bien commun. Bien que rangé du côté de Tanika, il avait auparavant servi sous Lord Darkness ; il avait vu l'horreur du Protectorat, bien que son rôle dans le Codrex fut assez anecdotique, il avait eu le mérite de survivre. Shrecki sortit de sous son manteau un blaster.
Continuait-il à se battre, à cette heure, parce qu'il avait déjà vu le Maître et ses armadas de face ?
Le Makuta pointa sa cible. Si les agents du Protectorat s'étaient illuminés tout à l'heure, il s'illumina à son tour ; un instant, on aurait pu sentir qu'il était différent. Comme une image résiduelle, autour de lui des contours qui ne lui appartenaient pas s'attardaient; à sa ceinture une épée noire, qui s'éleva en brume d'or et rouge, des braises de temps. Il fit un pas ; et il était bien plus svelte dans ses mouvements. Il pointa, visa. Dans son autre main, il tenait cette relique de temps. Le Vahi.
Et d'un bras, tendu, il tenait un blaster. Il avait gardé jusque là le silence. Il pouvait compter sur Solok, probablement.


- Ne gâchez pas ma confiance.

La première fois depuis que Rehad avait fui que la voix du Makuta s'élevait ; toujours si morne, toujours si distante, toujours dépourvue d'intonation, si ce n'était peut être ce qu'on aurait pu observer comme un relent de haine – ou cela n'était qu'un accent de cynisme. Puis le Makuta tira ; il canalisa à l'intérieur de l'arme le magnétisme inhérent à ce modèle, un Nynrah Ghost, un simple appareil qui permettait ensuite de rendre complètement inapte la cible touchée. La balle fusa.
Elle ne s'arrêterait qu'en touchant la cible de Shrecki.

Elle passa à quelques centimètres de Etreinte, et plongea dans l'obscurité de la forteresse. Puis un flash aveuglant empli brusquement tout le champ de bataille.


Citation :
Shrecki
Attaque : 4225
Défense : 6100
Rap : 55
PV : 1000/1000
Énergie : 826 /1000
PA Utilisés : 0/8
Techniques utilisées:
Spoiler:
 

Actions: Shrecki tire avec un fusil NGH dans la forteresse vers une cible (heheh).
Les Rahkshi quittent le champ de bataille.
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Etreinte

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Fiche d'identité
Energie:
800/1000  (800/1000)
Jauge de Vie:
1000/1000  (1000/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 10000 | DEF : 8000

MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Ven 31 Oct - 22:11

Le Rahkshi se pencha près de la grande silhouette ; cette dernière était adossée, et avait glissé, dos contre un mur, affaissée contre le sol sensiblement poussiéreux de la forteresse. Au loin résonnaient des sons irréguliers d'explosion ; l'affrontement qui avait lieu au dehors. Les doigts de métal froid de la créature se raffermirent sur son bâton de pouvoir ; le long du manche couraient des rainures creuses qui se colorèrent d'énergie, tandis que le Rahkshi balayait la pièce, d'un mouvement circulaire de son arme, comme pour en désigner chaque coin, chaque mur, chaque porte. Avec un souffle, tout bruit s'évanouit de la salle ; les bruits extérieurs se turent. Comme si l'air lui-même, comme si tout dans la pièce s'était mué en silence, on entendait distinctement tous les bruits les plus insignifiants soudain ; le Rahkshi s'approcha à nouveau du personnage – en apparences – assoupi.
Il sortit alors un petit dispositif ; une petite console, sur laquelle il commença à tapoter mécaniquement. Trois petites pattes jaillissaient du dispositif. L'armure animée l'amena à hauteur du visage du personnage ; puis au niveau de sa tempe, près d'une cruelle plaie. Sans douceur, les trois pattes s'enfoncèrent dans la chair rougissante. Une petite diode se mit à clignoter périodiquement. Le personnage se mit à respirer un peu plus bruyamment, bien que toujours inconscient. Le Rahkshi s'approcha, lorsque le dispositif s'illumina définitivement, avec un bip sonore. L'être d'acier resta immobile quelques secondes ; son bâton cessa d'émettre de la lumière. Il chargea alors sans difficulté sur son dos l'autre personnage, toujours inconscient, dont les multiples plaies provoquaient un saignement non négligeable. Mais cela ne préoccupait pas le Kraata. Sans effort, il sortit de la pièce, l'autre sur son dos. Le temps que le dispositif puisse envoyer les informations qui intéressent son maître dans la psyché de l'évanoui, l'espion avait le temps de faire son office, bien que chargé d'un poids supplémentaire ; quelques secondes plus tard, il recevait ses nouvelles instructions du personnage au masque.

Alors qu'au dehors la bataille faisait rage, dérobé aux yeux de tous, il déposa à l'entrée de la forteresse un petit flacon. Ce dernier contenait une substance rouge-bleutée, et déréglait sensiblement les instruments de mesure du Rahkshi. Des propriétés magnétiques. Le flacon était dans un composé qui empêchait tout échange thermique avec l'extérieur, transparent néanmoins. Entrée de la forteresse n'était pas tout à fait exact. Bien que ce fut au même niveau que l'entrée, il déposa le flacon en retrait – pour ne pas risquer à s'avancer trop. Il le déposa sur l'une des marches d'escalier ; depuis l'entrée, le flacon s'élevait à moins de deux bios de haut. Si petit, si discret dans la demi obscurité qu'on aurait eu bien de la peine à le remarquer. Tout autour, les murs étaient veinés de rouge, dont ils pulsaient périodiquement ; le flacon se trouvait, sur les marches, au niveau de l'une de ces veines.
Cette tâche effectuée, le Rahkshi transmit l'information du statut de ses différentes missions, pour passer à l'étape suivante. Il était entré. Il avait trouvé ceux qu'il cherchait. Il avait passé les informations. Il fallait à présent disparaître. Les instructions qu'il avait à ce sujet étaient très claires. Il tourna les talons, toujours portant sur son dos l'autre, inconscient.



- Comme les vers qui se dévorent pour tenter de s'élever dans la boue ont l'air pathétiques, murmura Etreinte. À ses pieds, plusieurs autres fragments d'armure. Mais le Séide semblait pourtant ne pas souffrir. Il n'y avait aucune lueur de haine dans ses trois yeux, qui semblaient considérer les guerriers avec cynisme. Ils résistaient. Encore. Toujours. Mais ces soi-disant Puissants n'avaient pas considéré la possibilité d'être retournés les uns contre les autres. L'unité qui les avait un instant entraîné et encouragé dans la folie de défier le Protectorat était à présent la chaîne qui les attirait vers leur déchéance et leur perte. Certains s'acharnaient, alors qu'ils mordaient la poussière, à encore et toujours survivre ; couvert de plaies, son armure arrachée, le commandant Skrall en face partit bien vite se réfugier à bord d'un véhicule en état aussi piteux que lui ; ses armées, ainsi que celles de toutes les factions unies pour affronter le Protectorat, battirent en retraite.

Chacun de ceux tombés dans la servitude à Etreinte était revenu de sa déchéance, agrandit d'une puissance non négligeable. Mais au milieu de tout ce chaos. Encore et toujours. Il y en avait un qui semblait entêté à survivre envers et contre tout. Il y avait certes à côté de lui deux autres volontés qui s'acharnaient ; mais tôt ou tard, elles céderaient. Les ordres de Etreinte n'avaient été suivis qu'à moitié, car si Rehad était à présent nu et avait fui pour sa survie, ce pseudo Makuta, lui, était toujours vivant, et tout aussi intact que lorsqu'il avait foulé la première fois la forteresse. Il semblait même que l'un des Toa sous son commandement venait...D'échapper aux griffes du Séide ? Pour un temps. La fatalité ne pouvait qu'être retardée.

Etreinte resta immobile, tandis que l'autre faisait jaillir dans sa main le Vahi. Il ne bougea pas d'un fil lorsqu'il vit le midak se pointer vers lui. Il n'avait qu'une curiosité ; Shrecki avait-il réellement l'espoir de pouvoir le toucher de quelque façon ? Sa balle ne risquait que d'effleurer le Séide, mais jamais le blesser. L'étau se refermait.


- Un par un, ils acceptent leurs fers...dit Etreinte.

À cet instant précis, le tir midak fusa ; il traversa tout l'espace, et passa juste au côté de Etreinte, puis plongea dans la forteresse. Le Séide ne comprit pas tout de suite. Son visage ne montra nul étonnement, il se tourna néanmoins vivement vers la forteresse. Les veines à l'intérieur clignotèrent.

-...Incontrôlable, murmura le Séide.

Tout fut empli d'une vive lumière blanche.

Puis une explosion.

Un souffle incandescent, qui avala le Séide, projeta tout autour des vagues de sable vitrifié. Pendant quelques secondes, tout devint une lumière sans sens ni fin, éclipsant même l'obscurité contrôlée de Nui, et une chaleur plus écrasante que le Soleil du désert, ainsi qu'un sifflement assourdissant.


Devant Solok et Raidark apparut une silhouette, alors que le souffle glissait vers eux ; une forme sombre en réalité, Shrecki. Le fantôme anonyme se rattrapa sur le sable. De chacune de ses mains partait un lien ; une chaîne, une main d'ombre, des ténèbres rendues solides qui entrèrent en contact avec Raidark et Solok.
Et en un souffle, les deux avaient disparu ; téléportés dans le même véhicule que Rehad. Le Makuta fit face à Nui
.

- Cautérisés, dit il froidement. Puis le souffle enflammé l'entoura, et il disparut à la vue de tous ceux présents.


Les flammes moururent autour de la porte de la forteresse. Etreinte se tenait au milieu, toujours si tranquille. Il n'avait pas bougé pendant tout l'événement. Il n'y avait sur lui aucune marque, ni de fatigue, ni de la chaleur extrême qui pourtant l'avait entouré. Il n'y avait pas même un signe d'agacement. Il commença alors à marcher ; ses chaînes avaient disparu, probablement à nouveau dans son habit. Alors qu'il avançait, les flammes s'étouffaient à son approche, au milieu de l'enfer, un démon que même l'enfer redoutait. Il se tourna un instant vers les cadavres Skrall. Ils avaient eu une sépulture digne de ce nom ; brûlés comme le voulaient certains rites guerriers. De la bataille, à part les corps brûlant, lentement dévorés par les braises, noircis jusqu'à la moelle, et les restes non-identifiables des soldats Protector, il ne restait rien. Les quelques cafards qui avaient échappé au chaos, et le véhicule dans lequel Rehad s'était réfugié, il n'y en avait aucune trace.


- Bienvenue, guerriers, répéta Etreinte à Tanika, Nui et Trayx sans joie. Ceci est la forteresse du Protectorat, et je suis Etreinte...Votre geôlier. Votre servitude commence ici...Et maintenant.

Citation :
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Défense : 8000
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PV : 1000/1000
Énergie :800 /1000
PA Utilisés : 8/8
Techniques utilisées:

-

Techniques disponibles
Spoiler:
 


Actions:

----> Shrecki, Rehad, Solok et Raidark parviennent à fuir mais ne perdent aucun PV suite à cette fuite.
----> Solok est libéré de l'effet Noir Destin ainsi que des pertes de point de vie engendrées par Présence.
----> Nui, Tanika, Trayx, vous rejoignez le Protectorat de l'Ombre.
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Tanika

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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Dim 2 Nov - 23:10

C'était la défaite, l'écatombe. plus rien ne pouvait empêcher Etreinte de prendre le dessus. la moitié des têtes médaillées à son service, le reste trop affaiblis pour continuer à se battre. Seule solution, fuir pour survivre. Tanika avait réussi ses assauts, combinés à ceux de Nui, ils réussirent à faire battre en retraite le chef skrall. Dans un dernier effort désespéré, Shrecki efffectua un tir stratégique de son blaster afin de toucher une fiole déposée par son rakshi espion qui devait contenir certainement une substance hautement explosive. L'esplosion qui s'en est suivit a fait voler tant de poussière derrière le séide que ca l'a assez préoccupé pour qu'il se retourne. Une aubaine pour Shrecki qui utilisa cette diversion afin de faire battre en retraite tout les combattants en les téléportant, eux et l'hecatonchire dans lequel ils s'étaient réfugiés. Tanika éprouvait un peu de peine pour eux. Ses amis et frères de bataille qu'elle a dû attaquer et combattre parce que Etreinte lui avait ordonné. Elle leur dirait bien que c'est pour le bien commun, mais au fond elle sait qu'elle mentirait à tout le monde, y comprit à elle même. Et maintenant des pensées lui viennent lui disant que Rohrak s'était suicidé non pas pour détruire mais pour aider les protectorat, et qu'elle devait donc faire de même en tant que veuve et ex-amante d'un héros qui ne fait désormais partie que des légendes et écrits historiques. La bataille terminée, l'ennemi ayant fuit, ne restait plus que les quatre guerriers noirs de jais fouler le sable de l'entrée de la forteresse qui sera désormait leur nouveau foyer, du moins d'après les dires de Etreinte. La stellaire rangea son arme dans son dos. Mis à par la teinte noire et grise de son armure et ses yeux luisant d'un rouge sanglant, elle était fraiche comme la rosée du matin. Comme si il n'y avait pas eu de confrontation et qu'elle avait simplement changé de look en venant ici. Elle s'approcha du séide, son nouveau supérieur désormais.

-Geôlier?...je ne pense pas que ceci soit une prison mais vous servir sera un plaisir pour moi. Nous servirons mais nous ne sommes pas enfermés puisque nous avons plus ou moins choisi de venir à vos côtés. Quel sera notre première mission, Général?

...

pendant ce temps là, alors que la bataille se terminait en bas, en haut sur le toit de la forteresse, Cordax se battait encore et encore contre une Vorona plus en colère que jamais. Ses deux paires d'yeux luisant de rouge. Des tentacules d'ombre ligotèrent Cordax qui s'en libéra alors en dégainant des lames de ses mains afin de les découper

*une petite surprise inspirée des armes d'anciens guerriers, de toute facon, je dois gagner, car si je ne l'arrête pas, personne n'en sera capable.*

Il cours vers elle, lance de nouveaux missiles qu'il sait qu'elle va s'en défendre par un bouclier d'ombre. Il dégaine son épée, se met à découper les choses qu'elle lance par télékinésie. Il saute, donne un coup de poing plongeant, faisant un trou dans le sol au passage. Sa statégie avait fonctionné, elle n'a fait que esquiver en reculant. Il était parvenu à arriver jusqu'à elle au corps à corps. Il enchaine les coups avec force et vivacité, une droite, une gauche, un pied retourné. Elle s'en défend plutôt bien.

*la majorité des coups au corps à corps, on les a vu ensemble à la caserne à l'entrainement. Ca se voit que Voona contrôle bien mieux son corps que sa propre colère.*

Elle arrête net une droite de Cordax et par une prise, tord son poignet. Le makuta ne ressent évidement rien du tout puisqu'il est un makuta. Une seconde d'inatention lui permit de donner un droit du poing gauche dans le ventre. Elle recule alors en titubant après la violence du choc. Le makuta regarde sa main et l'ouvre. Dans sa paume se trouvait une serringue vide. L'aiguille était cassée. Il regarde à nouveau Vorona qui tombe alors au sol, évanouie. Heureusement, son anestésiant somnifère avait parfaitement été injecté. Il craignait que ca n'avait pas marché mais fort heureusement, l'aiguille s'est pété en l'extrayant et non en la plantant. Il s'approche d'elle et se met à genoux pour l'observer. Il activa alors son propre amplificateur mental et se concentra. Deux minutes plus tard, elle rouvrit les yeux qui cette fois était normaux. là aussi sa stratégie avait fonctionné. Il a enfin réussi à deviner comment fonctionnait ces foutus amplificateurs. Shrecki avait précisé qu'ils étaient équipés d'un système de sécurité afin d'éviter les intrusions du séide. Il s'est servi de son ampli pour déclencher l'antivirus mental de celui de Vorona et ainsi chasser automatiquement tout être qui serait malvenu à l'intérieur de son cerveau. Elle se releva et enleva sa capuche afin de mieux admirer son état.

-Cordax? la bataille, ou en sont les restes de nos forces.

Ils allèret au bord du toit et c'est là qu'ils virent la porte d'entrée de la forteresse exploser et l'hecatonchire disparaitre à travers le nuage d'ombre de Shrecki.

-nous devons fuir. Raidark a fait replier nos troupes de robots, nous avons perdu. On va faire le rapport à la base.

Il posa une main sur son épaule et dans un flash bleuté, disparurent eux aussi, téléportés loin des terres protector.

*nous n'avons plus de chef, ils ont recruté des membres puissants et on leurs a démontré que même si on s'y mettait à tous contre un, on ne pouvait pas gagner. C'est pire que ce que j'aurais pu imaginer*
*je sais, Vorona, mais bon, ce n'est pas ca qui nous a tué, c'est déjà ca. J'ai bien aimé ce qu'a tenté Raidark, mais maintenant, c'est carrément à nous d'aller demander des explications à Tanika. Maintenant, allons voir Rehad, tu devait lui parler, n'est ce pas?*
*en effet, et tâche de faire en sorte que ca n'apparaisse pas dans les rapports de mission, d'autres membres de l'ordre trouveront étrange que je fais une mission privée pour le compte des skralls"
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mer 5 Nov - 2:30

Les flammes entourèrent brièvement le rahkshi, enveloppant ce dernier dans un cocon de flammes incandescent; Trayx, cependant, ne ressentit rien de la chaleur mortelle qui l'entourait, confortablement lové à l'intérieur de son ange-gardien mécanique. Le kraata ne cilla pas lorsque l'onde de choc puis la vague incendiaire l'atteignirent, ni lorsque la fumée lui voila l'image du labyrinthe. Tandis qu'une fine bruine de sable vitrifié commençait à pleuvoir autour de lui, le regard de la Bête de l'Empire restait fixé, encore et toujours sur le même point, clair et sombre à la fois, emprunt autant de la lueur de l'espoir que de ténèbres bien réelles.

Coquille sombre...

Voltigeant à une vitesse fulgurante jusqu'à disparaître, caché par les opaques fumées qui envahirent rapidement les lieux, il ne pouvait cependant pas échapper au regard véloce du kraata. Les multiples pupilles de l'animal scrutèrent avec une précision surnaturelle le moindre mouvement de leur cible; chaque infime déplacement de ses membres, le déploiement d'une chaîne et d'une main d'ombre, jusqu'à la téléportation fatidique de leurs cibles respectives; puis tomba le grand voile noir, cendres, poussière et sable mêlés en une tempête artificielle.

Immobile sur le sol ravagé, étonnement calme tandis que le chaos tout autour de lui s'acharnait à tenter de le détruire; une statue de métal et de céramiques, attendant patiemment l'instant propice pour passer à l'action. De temps à autres, lorsque des conglomérats vitrifiés s'approchaient de trop, il laissait fuiter une infime partie de son pouvoir renouvelé; le projectile disparaissait alors, remplacé par une fine poussière grise qui glissait doucement autour des courbes de son armure, frottant parfois sur les pourtours de son casque avant de continuer sa course dans les airs torturés du labyrinthe.

Alors tout cessa, comme si l'on étouffait subitement un feu; un calme malsain s'installa autour de la forteresse des Grands Êtres. Non pas une quiétude réconfortante, apportant la paix après un éprouvant labeur; mais plutôt un silence de mort, le dépit s'abattant sur une foule qui croyait jusque là en un espoir désormais perdu. Un linceul de mutisme, délicatement apposé sur le cadavre de la victoire du Dernier Ordre, morte avant même d'avoir vécu.

Comme lorsque l'on se réveille en tombant d'un rêve, le rahkshi cligna alors des yeux, une seule fois. La cible désignée par l'étreinte avait disparu, comme tous ses comparses - y compris Rehad, dont l'armure avait été réduite à néant sous les assauts répétés et unis des Réprouvés. Unis en un instant sous la sombre bannière du Protectorat - Etreinte réussissant si facilement là où tant d'autres avaient misérablement échoué - les anciens guerriers de l'Ordre, de la Confrérie et de l'Empire avaient sans peine accompli la première Tâche qui leur avait été assignée.

Trayx ne ressentait nulle fierté, nulle joie à l'idée d'avoir servi avec succès son nouveau Maître; il n'avait jamais apprécié les ordres de son géniteur, il ne glorifierait pas non plus ceux du Séide. Il agissait pour survivre, devenir plus fort, rien de plus - du moins en était-il persuadé, malgré son esprit tronqué. Lorsque l'étreinte parla enfin, officialisant de vive voix ce qui avait déjà subtilement été imprimé dans le subconscient des guerriers présents, le rahkshi se retourna, sifflant de mécontentement sans cependant oser défier celui qui venait si facilement de déjouer l'union sacrée des factions.

Était-ce donc là tout ce que le prétendu "Dernier Ordre" était capable de faire ? Toutes leurs forces jetées dans le tumulte de la bataille - tout cela pour arriver à un si piteux résultat: de nombreuses victimes, tout autant de blessés, tandis que trois de leurs plus puissants éléments étaient désormais retournés contre leurs anciens frères, plongés dans un simulacre de révolte, un changement qui n'était en fait qu'une sordide manipulation, une illusion qui s'apparentait plus à un spectacle dont les acteurs n'étaient rien de plus que des marionnettes. D'autant plus ironique, que l'une des poupées de bois n'était rien de moins que l'Impératrice de l'Ordre de Mata-Nui, reine des défenseurs du Grand Esprit et garants de la sécurité des peuples de l'univers matoran.

Mais tout cela n'avait plus aucune importance à leurs yeux, désormais. Dans l'esprit de Trayx, une seule chose résonnait encore et encore, reflétant indéfiniment un écho déformé. Une voix qui n'était pas la sienne, mais qui naissait tout de même dans les tréfonds de sa conscience naissante. Les paroles du Maître, s'imposant malgré tout subtilement sur les désirs et volontés de ceux qui, marqués par l'étreinte, ne pouvaient plus ignorer les ordres du Grand Être déchu. Ainsi, le rahkshi croyait uniquement se battre pour sa survie, obéissant une fois de plus à un être supérieur qui lui permettrait de persister dans le flux tumultueux de l'existence; alors qu'il était tout simplement berné par les sombres manipulations du Protectorat, poussé à accomplir les maléfiques desseins que lui imposeraient le Traître et ses Séides.

Et, tandis que Tanika demandait de nouveaux ordres à celui qui commanderait désormais aux Réprouvés, la Bête de l'Empire siffla de nouveau, mécontent de se retrouver à nouveau forcé d'obéir sans condition à une volonté supérieure à la sienne - sans chance aucune de pouvoir se rebeller, cette fois. La crête osseuse qui courait le long de son dos s'orna d'un rouge sanguin, brillant lugubrement comme une lanterne mourante condamnée à succomber aux ténèbres qui l'entouraient. Cependant, la désobéissance n'était plus un choix, désormais - seulement un chemin qui le mènerait à sa propre destruction.

Le rahkshi se tut donc, attendant de nouvelles directives de la part de celui qui, à lui seul, avait vaincu l'ensemble des factions en une seule journée...


Dernière édition par Trayx le Dim 16 Nov - 15:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Ven 14 Nov - 1:20

Rehad n'était pas seul dans son esprit, et pas uniquement car Nui y était à cet instant présent, il y avait une troisième entité, une femme, avec laquelle le commandant s'entretenait sans remarquer tout de suite la présence du Makuta.

Cela aurait très bien pu être un simple mirage dans l'esprit du Skrall, un fragment de souvenirs, d'émotions, matérialisés sous cette forme sur ce plan si particulier qu'est celui du psychisme, mais l'expertise du guerrier de la Confrérie sur les intrusions psychiques, à la fois en tant qu'attaquant et attaqué, lui affirma qu'il s'agissait d'autre chose.
L'Entité était trop différente de Rehad, elle agissait de manière beaucoup trop indépendante et se découpait bien trop de l’environnement ambiant, soit le commandant souffrait d'un très grave trouble de dissociation de la personnalité, soit il s'agissait d'un intrus, tout comme lui.

Cette "aerellys", comme la nommait le commandant, confirma sa deuxième hypothèse en se tournant vers lui et en lui adressant la parole, ce qu'elle lui dit le laissa des plus perplexe.
Elle se comportait comme si ils s'étaient déjà rencontrés, et qu'ils avaient visiblement eu l'occasion de converser, pourtant, d'aussi loin qu'il remontait dans sa mémoire, qui avait certes subi quelques outrages au fil du temps, il fut incapable de se souvenir n'avoir ne serait-ce qu'entrevu cette personne, ce qui ne lui laissa qu'une seule réponse possible.

- Nous nous connaissons ? Pourtant je n'ai aucun souvenir d'avoir jamais rencontré une créature telle que vous.
Vous devez me confondre avec un autre, quand bien même vous voudriez me tuer, vous ne seriez pas la première et certainement pas la dernière, alors attendez votre tour, et essayez d'exister autrement que dans la psyché d'un commandant Skrall.

Juste avant d'être rejeté de l'esprit de Skrall Nui se tourna vers ce dernier.

- Je vous envie Rehad, les fantômes qui hantent votre esprit sont bien plus agréables que ceux qui hantent le mien.

*****

Troublé par ce qu'il avait vu dans l'esprit du Skrall Nui ne vit que trop tard le skakdi qui avait sauté jusqu'à lui pour lui planter sa lame dans le flanc droit, Raidark, la Main de Tanika, faisait honneur à l'élément qu'il représentait, il avait la tête dure, mais son attaque n'était rien plus qu'une piqure de Nui-Kopen pour le Makuta.
- Faible.

Soudain deux mains de pierre jaillirent du sol, elles agrippèrent les ailes du guerrier corrompu et le ramenèrent au sol où elles l'y maintinrent fermement, avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit pour s'en libérer il essuya une attaque mentale du Skakdi.

*****

Raidark se tenait dans un désert de cendre, dans les cieux un soleil noir dardait de son implacable éclat, à l'horizon une forme familière au Skadi, celle de Tanika, mais ce n'était pas vraiment Tanika.
Nul traces des couleurs vives qui avaient fait une partie de sa renommée, son corps, son armure, son kanohi, ses yeux, tout était noir.
Lentement l'impératrice de l'Ordre s'approchait de son commandant en second, elle souriait, elle semblait heureuse, quand elle fut face à lui elle posa ses mains sur ses épaules et lui parla d'une voix douce.

- Lord Darkness ne t'a donc rien appris, Raidark ? C'est uniquement une question de pouvoir, et cela l'a toujours été.
Quelques soient les rêves que l'ont puisse avoir, ils ne ne seront jamais rien d'autre sans le pouvoir pour de les concrétiser, un pouvoir qui te fait tant défaut. Tu es faible, ma très chère Main, très faible, un être tel que toi, est indigne d'avoir un tel rêve.

Le sourire de l'impératrice de l'Ordre se figea tandis que sa tête basculait sur le coté, sur son flanc une plaie s'ouvrit, laissant s'échapper un flot de sang noir comme l'encre.
- Ce coup, comme tout les autres, était parfaitement insignifiant.

Les mains de la Toa quittèrent les épaules du skakdi pour se retrouver serrées autour de sa gorge, ce n'était plus Tanika qui lui faisait face mais Nui.
- Je suis certain que vous vous êtes déjà demandé ce qu'il pouvait y avoir sous ce masque.

Une troisième bras, l'un de ceux de la fausse impératrice, sortit littéralement de nul part et vint se poser sur le non-visage du Makuta.
- Je vais vous dire un secret, je ne porte pas de masque.

Le guerrier déchu de la Confrérie retira alors son "masque", derrière il n'y avait rien, rien si ce n'est un abime insondable, duquel jaillit une multitude de fines vrilles de même teinte que le reste du décor.
Avant qu'elles n'entrent en contact avec le visage du commandant de l'Ordre ce dernier fut rejeté hors de l'esprit du Makuta.


*****

Après avoir repoussé l'intrusion mentale de Raidark Nui se mit à gronder tel un fauve, ses ailes se raidirent et par leur seule force réussirent à s'extraire de leur prison de pierre.
Soudain une forme blanche apparut à sa droite, Solok, essayant de finir ce que Raidark avait commencé, le Makuta pivota alors de façon à ce que sa main gauche se retrouve face au Toa, dans la paume de celle-ci un visage portant un Crast.
La lame du guerrier de glace se figea à quelques atomes seulement de sa cible, avant que son manieur ne soit repousser en arrière.

- Très faible.

A présent débarrassé de ces gêneurs Nui pu se reconcentrer sur la bataille, ou du moins ce qu'il en restait, les forces de l'ordre de Mata-Nui étaient en train de se disperser, celles des Skrall, guidées par un Rehad exsangue, s'étaient réfugiées dans leur croiseur terrestre et ne semblaient pas décidées à en sortir, même les Rahkshis reculaient, couvrant les fuyards à la façon de la Confrérie, en abattant ceux qui allaient trop lentement, pour le dernier ordre des puissants ce n'était rien de moins que la débâcle, mais il en restait un qui n'avais pas fait un pas en arrière, le seul que Nui avait eut le malheur de faire sortir de son champ de vision: Shrecki.

* Je ne crains pas mon reflet, seulement le miroir qui me le renvoie.
Cependant, la peur, ne nait pas du néant, n'êtes vous donc pas curieux, Shrecki, de savoir ce qui peut être assez terrible pour graver la terreur dans le cœur d'un Makuta ? Vous qui savez tant de choses, il y en a pourtant une que vous ne pouvez qu'ignorer.
Ce jour où Phantrakk est tombé, quelque chose m'a emmené...ailleurs...j'en suis revenu...changé...porteur d'un présage, gravé au plus profond de mon cœur. Où étais-je ? Plus dans un autre temps que dans un autre lieu.
Qu'ai je vu ? Un jour sans soleil et une nuit sans astres, un vide trônant dans les cieux et un désert de cendres couvrant la terre, toutes les civilisations, toutes les légendes, brulées, et enterrées juste sous mes pas.
Où que je porte mon regard il n'y avait qu'un horizon infini dépourvu de tout relief, nulle montagne, nulle forêt, nulle rivière, nulle cités, nulle vie d'aucune sorte, pas même un souffle de vent pour faire danser la poussière, seulement le silence, pourtant je n'étais pas seul.

Cette terre, à défaut d'être habitée, était hantée par ses créateurs, et ce n'était ni le Protectorat, ni les Puissants, froids et vides, sans âme et sans visage, avec à peine un nom, cesont eux le Véritable Ennemi de toute choses.
Ils ne cherches pas la domination, seulement l'annihilation, ils n'envahissent pas, ils infectent, ils ne conquièrent pas, ils consument.
Ce monde de Rien était mon présage, il était ce qu'il adviendra du nôtre, le témoignage de leur triomphe.

Ces fantômes, comme vous les appelez, sont mon présage, mon présage est ma peur, ma peur est ma détermination pour la Paix.
Un monde de chaos est une proie facile pour le Véritable Ennemi, à chaque conflit, à chaque crise, à chaque catastrophe, son pouvoir grandit, nous n'en somme plus à nous demander s'il va attaquer, ni même quand il va attaquer, cela a déjà commencé, cela a commencé à Metru-Nui, cela a commencé à Iconox et ce n'est que le début.
Seule l'unification par l'Ordre et la Paix nous permettra de faire face à ce futur, les puissants ont eu leur chance, mais ils l'ont dilapidée par de l'attentisme et des querelles dérisoires, désormais ce devoir échoit au Protectorat.*

Lorsque Nui se tourna vers Shrecki pour voir ce qu'il faisait il fut accueillit par une intense lumière qui émanait des portes de la forteresse, si intense à vrai dire que l'être d'ombre qu'il était crissa comme une fikou sur le fourneau d'un forgeron.
Le chef de la Confrérie apparut juste devant lui et lâcha une seul mot avant de disparaitre, laissant le guerrier corrompu seul face à un mur de flammes si chaudes qu'elles en étaient blanches.

Le Makuta poussa un rugissement de rage, il posa ensuite un genou à terre, croisa les bras devant lui et enveloppa son corps tout entier dans ses ailes, ce juste avant de se faire engloutir par le souffle par l'explosion.


*****

L’œil intact de Kovaria se ferma instinctivement face à l'intense lumière qui émana des portes de la Forteresse, l'autre, depuis qu'il s'était rouvert, ne se fermait jamais et ni la clarté, ni l'obscurité ne parvenait à l'aveugler.

La Vortixx avait deux raisons de se trouver ici, la première était son employeur qui l'avait envoyée là-bas afin de récupérer un artefact, on lui avait donc donné une description assez précise de l'objet ainsi que l'équipement nécessaire pour le localiser.
Elle avait pensé que le plus dur aurait été d'esquiver les forces du Protectorat, mais, pur calcul de son employeur ou bien énorme coup du destin, les Puissants avaient choisi d'attaquer ce territoire à ce moment précis, toute l'attention des forces du Maitre s'étant concentré sur eux son infiltration s'en était retrouvée grandement facilitée.
L'artefact qu'elle cherchait se trouvait dans une partie du labyrinthe qui s'était effondrée, il lui avait fallu creuser, déplacer un nombre incalculable de débris et enfin s'enfoncer dans des tunnels de fortune, pas tout à fait ce dans quoi elle excellait.
Elle finit cependant par trouver ce qu'elle cherchait, elle ne savait pas comment mais ça avait réussit à se retrouver enfoui très profondément, puis c'était comme si quelque chose avait retourné complétement la terre pour le faire remonter vers la surface, pas comme un tremblement de terre, plus comme une tornade ou quelque chose d'équivalent.
Parmi les débris certains semblaient beaucoup moins anciens que d'autres, certains si récents que la fabrication lui évoque quelque chose, c'est alors qu'elle comprit qu'elle était en train d'exhumer ce qui restait du Quartier Général des Fantômes des Sables.
Si elle avait été du genre paranoïaque elle se serait dit que l'Artefact qu'elle venait de récupérer était responsable de sa destruction, et que c'était pour cela que son employeur le voulait, mais cela pouvait être n'importe quoi d'autre tant cette organisation avait mis un point d'orgue à récupérer le moindre morceau de métal un tant soit peu atypique.

La récupération ne posa pas de difficultés du fait de la nature compact de l'objet, un petit cube qui tenait parfaitement dans sa main, quand elle fut de retour à la surface, les puissants étaient arrivés à la forteresse et avaient engagé le combat avec les forces du Protectorat en présence. Après avoir averti son employeur du succès de son entreprise et de la situation actuelle ce dernier lui demanda de surveiller le déroulement de la bataille, ce qui devint la seconde raison de sa présence ici.

De là où elle se tenait, une anfractuosité au sommet d'un des murs du labyrinthe, la forteresse emplissait la moitié de son champ de vision et ses portes se trouvaient à la perpendiculaire de sa position.
Elle demeurait assez loin mais sa vue perçante et un équipement approprié lui permirent de ne rien rater de la bataille, il y avait le Seide d'un coté et les puissants de l'autre, c'était un combat à quasi-sens unique, si les simples soldats arrivaient à avoir le dessus sur les légions mécaniques les officiers eux peinait contre le seigneur des lieux.
Ce dernier, cependant semblait avoir reçu des dommages, mais elle ignorait si ils étaient antérieurs à son observation ou si ils avaient été provoqués par quelque chose que ses yeux ne pouvaient pas voir.

La situation empira pour l'alliance des factions libres quand plusieurs de leur guerriers commencèrent à changer, avant de se retourner violemment contre leur camp, d'une façon ou d'une autre le Protectorat avait réussit à les convertir à sa cause.
Il ne fallu que peu de temps avant que les forces des puissants ne rompent les rangs, puis vint la lumière, quand elle se dissipa la bataille était terminée et les Puissants avaient perdu.

- Certaines choses ne changent jamais. Murmura t-elle dans un soupir.

Le disque noir qui reposait dans sa main gauche, le lien entre elle et son employeur pendant ses missions, acheva sa mélodie silencieuse, on venait de lui transmettre les coordonnées d'un point de rendez-vous pour remettre l'Artefact à qui de droit, le temps était donc venu pour elle de quitter cet endroit, mais juste avant se fondre dans le décor comme elle savait si bien le faire elle jeta un dernier regard au cocon noir qui reposait sur le champ de bataille.
- ...Nui...

Puis elle disparut.

*****

Le silence était tombé sur le champ de bataille, un sombre cocon reposait parmi les braises, lentement il s'ouvrit, lentement les ailes qui le composaient s'écartèrent, lentement Nui se redressait. Sa posture l'avait préservé du souffle de l'explosion, son pouvoir de résistance à la chaleur avait fait le reste. Devant lui s'étendait un parterre de cadavres calcinés et de carcasses fondues, des puissants il n'y avait plus une trace, du simple soldat au chef de faction, tous avaient disparus.
Emportés par l'explosion ? Non, il était évident que c'était Shrecki qui l'avait provoquée et il n'était pas le genre à se suicider, il s'agissait simplement d'une diversion, pour leur permettre de fuir.

- Voici donc leur choix, fuir aujourd'hui pour mourir demain.

Le Makuta se tourna vers la forteresse, le Seide se tenait devant ses portes, droit, immobile, intact, tel un roc inébranlable qu'aucune vague n'aurait su éroder, cette image lui apporta la confirmation que son choix était le bon.

Les Puissants s'étaient lancés contre cette forteresse avec leurs meilleurs guerriers, avec toute leur ruse, leur rage et leur désespoir, cela n'avait pas suffi, cela fut très loin d'avoir suffi, tels la vague qu'ils étaient ils se fracassèrent sur le roc qu'était le Protectorat avant de refluer, leurs faiblesses alors devenue une évidence, pour lui et pour d'autres aussi.
Cette bataille était la preuve de la puissance du Protectorat, une puissance capable d'unir le monde, de lui apporter la Paix...et de faire face au Véritable Ennemi. Tanika et trayx s'était déjà avancés vers lui et il ne tarda pas à les rejoindre.

- Nous portons tous des chaines, Tanika, nous les appelons Peur, Douleur, Regret, Péché, Obéissance, Union, Devoir, Destinée, je suis prêt à toutes les portéer, si cela peut conduire le monde à la Paix.

Perché sur les murailles du Labyrinthe, à l'exact opposé de là où Kovaria s'était posté, l'Homme en Noir observa la scène dans le plus grand silence, silence qu'il brisa lui-même.
- Tous ses efforts, pour finalement en arriver là ? Avec le Maitre sur une épaule et qui d'autre sur l'autre ? Quel gâchis.
Je vais avoir besoin d'une nouvelle opportunité.

Sur ces mots il se détourna d'eux, sa forme s'enfonça alors dans le vide pour disparaitre progressivement, comme si il empruntait une porte que lui seul pouvait percevoir.

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PA utilisés: 0/1

Technique Utilisées:

Spoiler:
 

Action: Utilisation du Kanohi Crast sur Toa Solok annulant son attaque, encaissement de l'attaque normal de Raidark et des deux mains de pierres de Raidark.

Dépense d'énergie: 50-(30%)=35 (Crast)

Dégâts aux points de vie: 1000-140=860 (Attaque Normale de Raidark+Deux mains de pierres de Raidark)

Dégâts à la défense: 1800-(2050-1800)=1550

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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Dim 23 Nov - 0:39

Etreinte observait les dunes de cadavres, des piles carbonisées, noires. Une âcre odeur s'était élevée, ainsi qu'une fumée toxique et grise. Les armées avaient fui. Les leaders avaient fui. Le labyrinthe aurait dû replonger dans son silence habituel, si ce n'était...Trois nouvelles existences.
Trois ils étaient, trois qui arboraient à présent leurs fers avec fierté. Ils étaient à son image ; les couleurs extravagantes de personnalité qu'ils portaient s'étaient ternies. Les avis contraires qui traversaient leurs esprits, l'idée d'un jour se rebeller contre leur Maître, lavées à jamais.

Il y avait toujours un problème. Celui qui avait probablement fait naître l'idée de cette attaque. Celui qui depuis le début de ce combat s'était dressé, tout aussi imperturbable que le Séide. Plus résistant qu'une blatte de Daxia, plus acharné qu'une sangsue des ombres, plus vicieux que les pires parasites de l'Univers Matoran. Les armées « alliées » avaient été écrasées. Mais la victoire était une saveur que Etreinte ne savourait pas ; c'était un goût que seuls les Maîtres avaient, pas les Asservis. Et tant qu'il porterait ses chaînes, ses pensées ne diraient jamais « Victoire ». Il vivait dans un monde sans couleur.
Victoire, non. Car les armées alliées vaincues, il restait toujours ceux qui s'étaient échappés. Et parmi eux, le pire de tous. Un insecte qui aurait sacrifié le monde entier, si cela lui permettait d'arriver à ses fins. Mais il devait reconnaître que cet insecte n'était pas aussi puissant qu'il se l'imaginait. Les trois rampants qui se dressaient devant lui...

Un vent se leva sur le désert, et repoussa les fumées vers les murs du labyrinthe ; c'était un sirocco, mais il n'apportait guère de chaleur ; seulement le sable, et une impression suffocante.


- Brisés puis relevés, ils sont bien mieux comme cela, dit une voix cybernétique. À côté de Etreinte se tenait un être bipède. Il ne possédait aucune partie organique, mais pourtant n'était pas un robot. Au niveau de son visage se dressait une figure grotesque, un synthétiseur vocal et un œil rouge central qui pulsait à intervalles réguliers ; on eût dit un cyclope. Ses mains griffues laissaient, au niveau de leurs jointures, transparaître une lumière qui respirait, tantôt verte, tantôt bleue, mais d'un calme apaisant...Ou inquiétant. Il tenait de sa main droite un fusil à lunette, qui semblait un sniper, mais d'un calibre bien trop gros pour tirer des munitions habituelles ; il n'avait aucun chargeur. À la place, un tuyaux flexible, qui disparaissait dans le dos du personnage. On entendait par moments ce qui s'apparentait à une respiration, mais pourtant l'apparition ne montrait aucun signe apparent de ce mécanisme vital.

D'un pas bien plus vif que le Séide, il fit le tour des trois, les observant les uns après les autres. Son œil s'embrasa en observant Tanika.


- Oh. Un semblant de Toa, dit il sur un ton pourtant complètement neutre malgré l'air fasciné que son œil bionique arborait. Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis les mains sur une espèce étrangère...

- Ne les tuez pas, murmura Etreinte. Sa voix semblait une torture aux oreilles, après avoir entendu une voix un tant soit peu normale – quoi que cybernétique et sibylline. Tel n'est pas le dessein du Maître à leur sujet.

Etreinte se tourna, et entreprit d'entrer dans la forteresse ; après qu'il eût disparu, un énorme poids disparu des épaules de Nui, Tanika et Trayx. Ils étaient peut être dans le Protectorat, la hiérarchie était dans tous les cas clairement établie.

Le personnage, sans prêter attention au départ du Séide, continuait à inspecter les trois personnes. S'il ne montra que peu d'intérêt face à Nui – un Makuta tout ce qu'il y avait de plus commun dit-il – il montra une certaine admiration devant Trayx.

- Structure biologique fascinante. Potentiel génétique unique, dit-il. Mais s'il avait un interlocuteur, ce n'était clairement aucun des trois présents.

Il recula en arrière. Après qu'Etreinte soit parti, son aura écrasante envolée avec lui, on pouvait de nouveau comme entendre tous les phénomènes ; les corps craquant dans leurs braises, les circuits et leurs crépitements électriques.

- Déchus, et à présent relevés...Le Protectorat fera un bon usage de vous. Vous servirez le Maître de façon appropriée, petits spécimens. Par ici, dit-il.

Puis le personnage cybernétique s'élança à son tour dans la forteresse, d'un pas plus vif que Etreinte, certes. Mais le design, vu de dos, du personnage rappelait vaguement les corps qui brûlaient tout autour. Squelettiques, et sans vie.
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mar 2 Déc - 15:35

Après plusieurs heures de marche Kovaria avait laissé la vallée du labyrinthe derrière elle pour se retrouver sur les contreforts des montagnes des pics noirs, se tenant sur un à-pic elle faisait face à une étroite ouverture dans la muraille rocheuse, du fait de la nature du relief il était impossible de la remarquer à moins d'être à proximité immédiate de celle-ci, ou de savoir déjà où elle se trouvait.
Ce passage, et ce qu'il y avait au-delà, constituait le point de rendez-vous où était censé l'attendre un contact de son employeur à qui elle devrait remettre l'artefact, aussi, sans guère d'hésitation, s'engagea t-elle dedans.

Le corridor de roche était assez exigüe, mais après avoir gouté aux boyaux de la vallée du Labyrinthe la Vortixx le trouva fort large, il n'était guère long non plus et elle finit par en atteindre le bout.
Elle se retrouva alors dans une petite caverne, en soi elle ne différait en rien des toutes les autres cavernes que l'on pouvait trouver à la surface des deux mondes, à ceci près qu'elle était habitée, en quelque sorte.

Au moins une dizaine d'êtres l'occupaient, Agori, Glatorian, Skrall, les trois espèces dominantes de Bara-Magna étaient représentées, certains reposaient à même le sol, d'autres étaient affalés contre les parois, tous étaient prostrés, repliés sur eux-mêmes.
Leurs visages étaient figés, leurs yeux écarquillés fixaient le Néant, ici une fugitive convulsion, là-bas un marmonnement étouffé, tous en proie à une terreur telle qu'elle les avait réduit à l'état de légumes.

Ne voyant personne capable de tenir un objet dans les environs elle continua d'avancer, tenant le cube bien en évidence dans sa main en espérant que cela pousse le contact à se montrer. La caverne avait été aménagée de façon sommaire, certaines parties du sol avaient été recouvertes de morceaux de tissu, quelques longues torches apportaient une lumière à peine au dessus du minimum et enfin, tout au fond de la grotte, un miroir avait été placé, instinctivement elle marcha vers lui.
De forme rectangulaire, placé à la verticale, il était assez grand pour que la Vortixx puisse y contempler son reflet dans son entièreté, et il restait encore suffisamment de place pour que ce qu'il y avait derrière elle soit aussi visible.
Il y avait quelque chose derrière elle, derrière son reflet d'elle plus exactement, ce n'était rien de concret, juste une sorte de distorsion, comme une onde de chaleur dans le désert, mais cela suffit à la faire se retourner.
Il n'y avait rien derrière elle, après quelques instants elle revint à son reflet, qui la fixait intensément, depuis le fond de la grotte dans le miroir. Lentement il avançait vers elle, lentement sa silhouette perdait toute cohérence jusqu'à ne plus être qu'une ondulation miroitante, un mirage, dont la seule constante était les deux perles jaunâtres rivés sur la Vortixx.
Puis il reprit forme, c'était elle, mais ce n'était plus elle, une autre Vortixx.

- Non...

Ce fut le mot que Kovaria laissa échapper quand elle commença à reculer, une seule chose lui importait à cet instant, se tenir le plus loin possible de ce miroir et de son terrible reflet.
- Retourne Toi.

La vortixx se pétrifia, la voix qui avait prononcé ses mots ne provenait pas du miroir mais de derrière elle, son reflet, qui l'avait imité dans l'immobilisme, inclina légèrement la tête sur le coté, un signe de curiosité.
- Tu as peur ? C'est bien.

Soudain son reflet se jette sur le miroir, la surface de ce dernier se craquèle sous la force de l'impact, au même moment Kovaria ressent une présence peser sur son dos, une main vient alors sur referme sur celle qu'elle utilise pour tenir le cube, une main si semblable à la sienne, si ce n'est l'anneau qu'elle porte à l'un de ses doigts, un anneau serti d'une pierre jaune, sur laquelle était gravé le chiffre, le six ainsi qu'un symbole qu'elle ne connaissait que trop bien, celui de son employeur.
- De quoi as-tu peur ? D'un souvenir, d'un reflet dans le miroir, de ce que tu es en train de devenir, de ce que tu es déjà ?

La voix était parfaitement neutre, aucune inflexion de plaisir ou de menace, le débit de ses mots était froid et cynique.
L'entendre si près de son conduit auditif faisait remonter une série de frissons le long de son épine dorsale, à moins que ce ne soit ses doigts qui glissaient le long des siens, pour mieux enserrer le cube qu'elle tenait, qui lui donnaient cette sensation.
La Vortixx savait ce que cette main, et son propriétaire, voulaient, l'Artefact, tout ce qu'elle avait à faire était donc de le lâcher, mais elle en fut incapable, tout son bras étant comme tétanisée.
Voir cette serre devenir évanescente et menacer de se fondre dans la sienne fut l'électrochoc salvateur qui lui permit d'enfin relâcher sa prise sur l'objet, la main étrangère se retira alors, emportant son dû avec elle.

Au travers des fêlures du Miroir les prunelles dorées, aussi inexpressives que celles d'un poisson abyssal, continuèrent de la fixer avec l'intensité du Soleil de ce monde; désireuse de s'arracher à leur contemplation par n'importe quel moyen elle pivota la tête en direction des êtres prostrés contre le mur de la caverne.
Interprétant cela comme de la curiosité l'Entité daigna répondre à là question qu'elle n'avait jamais voulu se poser.

- Eux ? Leurs esprits sont emplis de peur, tout comme ce monde, tellement de variantes, de nuances, je les étudies voilà tout.

Kovaria sentit la présence malsaine qui pesait dans son dos diminuer, l'Être reculait voilà tout.
Peut-être était-il conscient de ce que sa proximité provoquait chez la Vortixx et qu'il voulait qu'elle soit attentive à ce qu'il allait dire.

- Tu en as fini avec cette planète petite marionnette, ta prochaine représentation aura lieu à Xia, il y a là-bas une groupe de mercenaires rattachés à l'Ordre de Mata-Nui qui se font appeler les Prométhéens, nous voulons que tu garde un œil sur eux.

Ayant retrouvé son calme intérieur la Vortixx recommença à agir comme elle l'avait toujours fait, avec professionnalisme.
- C'est tout ? Demanda t-elle, il y avait évidement autre chose et l'entité s'était attendue à ce qu'elle le demande car elle poursuivit.
- Non, nous avons détecté une signature énergétique atypique à plusieurs endroits de l'Univers, le plus grand nombre d’occurrence de celle-ci se trouve sur l'île où tu te rends, les probabilités qu'elle appartienne à un être de grande puissance sont élevés.
Je te recommande donc de ne pas te montrer négligente sous prétexte que tu considères cela comme une mission facile.

Kovaria ne pu réprimer une pointe de fierté.
- J'exerce ce métier depuis très longtemps, il n'y jamais eu de mission facile pour moi.
- C'est le bon état d'esprit. Répondit l'Entité toujours aussi laconique. Maintenant vas tandis que j'apporte ceci à qui de droit.

Et c'est sur ses mots qu'il s'évanouit, lui et son précieux butin, plus rien ne se reflétait dans le miroir, et la caverne était désormais vide de sa présence inquiétante, seul restaient les prostrés, prisonnier à jamais de leurs terreurs.
La Vortixx n'avait plus qu'une seule envie à cet instant, quitter ses lieux aussi vite que ces jambes le lui permettait, ce qu'elle fit.


*****

Tout était noir, la salle circulaire, la table en son centre ainsi que les neufs sièges l'entourant.
Trois d'entre eux seulement étaient occupés, Celo, reine oubliée des Skrall, se tenait dans le sien comme si il s'était s'agit de son trône, Défeo, ancien membre de l'Ordre Noir, était lui assis d'une façon bien plus décontractée, mains repliées derrière la tête et jambes posées sur la table, Nui enfin, l'un des deux à porter ce nom dans cet univers, avait adopté une posture plus neutre, ni trop guindée, ni trop négligente, ses deux coudes reposant sur le meuble, ses mains jointes en signe de réflexion, un disque noir posé non loin de lui.
Tous trois regardaient l'hologramme projeté au centre de la salle qui restituait les images de la fameuse bataille que le Dernier Ordre venait tout juste de perdre, images telles que la Vortixx Kovaria les avaient vu.

- S'est-elle enfin rendu compte que nous pouvons voir tout ce qui transite par son nerf optique ?
Celui qui avait prononcé ces mots était la quatrième et dernière personne présente dans la pièce, le Skakdi de gravité connu sous la dénomination de "Agent Claw", il se tenait en retrait du Siege du Makuta, debout dos au mur et au garde à vous.
- Si tel est le cas, alors elle se montre très habile pour nous faire croire le contraire, au final cela ne change rien pour elle. Répondit Nui.
- Pourquoi s'encombrer de son libre-arbitre ? Pensez-vous vraiment que sa loyauté nous est acquise ? La Conversion a le mérite d'effacer toute forme de doute tout en épargnant les aptitudes, les magnifiant même.
Sans abandonner sa posture Nui tourna légèrement la tête vers le Skakdi.
- Sa Loyauté ? Dite moi, Agent Claw, suis-je stupide ?
- Hein ?
- Répondez.
- Non, vous ne l'êtes pas.
- Fort bien, puisque je ne suis pas stupide pensez vous vraiment que si j'avais voulu un simple espion me serait-je, comme vous le dite si bien, encombré de son libre-arbitre ? Sa trahison est attendue, voir même désirée, tentera t-elle de prévenir qui que ce soit du peu
qu'elle sait ? Quelqu'un essayera t-il de la sauver de nous ? Ou bien se rendra t-elle compte qu'elle ne peut nous trahir, car il n'y a plus personne à part nous, le monde est vide et froid, il n'y a personne qu'elle peut aller voir, personne pour la sauver.
Retenez ceci, cette âme m'appartient et la couleur que je lui ait choisit est celle du désespoir.

Totalement indifférents à l'échange qui venait de ce dérouler Celo et Défeo continuaient de regarder le cours de la bataille, la première gardait le silence tandis que le second y allait de ces commentaires.
- Tout cela est bien décevant, si même le Protectorat ne sait plus tuer comme il faut alors où va le monde je me le demande, ce sont finalement vos Skrall qui ont livré la meilleur prestation.
- Ces larves dégénérées ne sont pas Mes Skrall. Répondit la Skrall d'un ton claquant comme un éboulement.
- Quel dommage, ils savent mourir si bien, sauf ce commandant, son obstination à perdurer est d'un écœurant...à moins...qu'il n'essayait de mourir debout...oh...tellement...artistique.

La tête de la Reine s'affaissa, ses épaules se soulevèrent de façon rythmique et bientôt un rire s'échappa de sa gorge desséchée, aigre et rauque comme une pluie de gravier.
- Oh, votre altesse Dit-il d'un ton faussement ravi. Auriez-vous trouvé le chemin du sourire ? S'il vous plait...racontez moi.
- De mon temps la volonté se mesurait au nombre de poignées de chair qu'on pouvait enlever à un être avant qu'il n'abjure tout ce en quoi il croit ou aime. Je ne vois guère de chair se détacher de ce commandant, tout au plus sa cuirasse a t-elle un peu fondu.
- Comme je le disais, des incompétents à tout les niveaux, heureusement que nous somme là pour leur rappeler comment cela est censé se passer, comment est censé se dérouler...une guerre. Son sourire s'était peu à peu effacé et sa voix était devenue de plus en plus menaçante à mesure qu'il avait prononcé ces mots.
Nui profita de ce moment pour s’immiscer dans leur conversation.

- Nous aurons tout le loisir d'analyser chaque détail cette bataille plus tard, pour l'instant retenez trois choses.
La première est que Shrecki possède le Masque du Temps, plus important il est capable d'en utiliser ponctuellement la puissance, la seconde est que les Seides du Protectorat disposent à présent de pouvoir et que cela a coûté trois de leur guerriers aux puissants et enfin la troisième, qui découle de la précédente est que l'Ordre de Mata-Nui a été décapité, son leader ayant rejoint les rangs du Maitre, plusieurs de nos opérations futures se déroulant sur les territoire de cette faction la confusion qui en résultera ne peut que nous être bénéfique.

Défeo profita de l'intervention de Nui pour changer brutalement de sujet.
- Nous sommes dans l'attente de quelque chose n'est ce pas ?
- En effet, mais ce ne sera plus très long désormais. Répondit le Makuta.

Il avait raison, quelques minutes après avoir prononcé ces mots une nouvelle entité apparut dans l'un des sièges laissé jusque là inoccupé, un spectre évanescent, sans traits, ni relief, justes des contours ondulant tel l'horizon lorsque le soleil est à son zenith, mirage d'énergie à peine tangible et toujours changeant, dépourvu d'aspect si ce n'est ses yeux jaunâtre, brillants tels deux soleils miniatures, ilots de lumière fixe perdus au sein de cette océan d'inconstance.
D'un simple geste il déposa sur la table un objet de forme cubique faisant la taille de son poing avant de parler d'une voix neutre.

- Voici, l'Artefact que vous avez demandé, la marionnette à reçu ses nouveaux ordres et fait route vers Xia en ce moment même.
- Fort bien, votre présence n'est pas nécessaire pour ce qui va suivre, vous pouvez donc disposez. Lâcha le Makuta avant de s'emparer du dit Artefact.
- Soit, dans ce cas je retourne à mes études.

L'apparition s'évanouit aussi vite qu'elle était apparue, un silence s'instaura dans la pièce qui, comme de coutume, fut brisé par Déféo.
- Eh bien, eh bien, eh bien, est-ce là donc la balle que les Fantômes des Sables se sont tirés eux-même dans la tête ?
- En effet, sur Bara-Magna voyez vous, il existe un ver aux proportions titanesque, plus gros que le plus gros des croiseurs crées à ce jour, qu'il soit une aberration engendrée par la fragmentation du monde ou bien qu'il soit plus ancien que les montagnes elles-mêmes, cela personne ne le sait, mais ce que tout le monde sait, c'est le nom que la légende lui à donné: Maelstrom.
Ce cube est un dispositif capable d'émettre des infrasons au travers du sol, les Fantômes l'ont déclenché par accident, le Maelstrom a entendu son chant...et il est venu.
Ce Béhémoth chthonien était-il courroucé ? S'est-il déchainé sur eux avec une furie telle que seuls ceux qui ont précédé les étoiles pouvaient espérer l'égaler ? Non, loin de là, le bruit l'intrigua et il se rendit à son origine, il passa c'est tout, indifférent aux insectes qui se trouvaient sur son chemin, et qui furent balayés, aux ruines qu'il laissa dans son sillage, aux histoires qu'il brisa.
Et quand le bruit cessa, il partit, retournant dans les tréfonds du monde, à sa torpeur maintes fois millénaire.
Vous comprenez à présent, cet artefact sera étudié, compris et finalement, Maitrisé, car qui le maitrisera, maitrisera le Maelstrom et qui maitrisera le Maelstrom sera en mesure de détruire toute chose à la surface de cette planète.
- Voilà un perspective des plus intéressantes...Après une courte pause Déféo poursuivit. Xia, quelque chose de gros se prépare là-bas n'est-ce pas ? Quelque chose qui va fortement dégrossir les rangs de cette cohorte de vermines ?
- Quand on le soumet au feu le Charbon ne fait que deux choses, soit il se consume, soit il se change en diamant. Et qu'est ce que le charbon si ce n'est de la vermine qui c'est progressivement décomposé ?
C'est ce que nous allons faire à Xia, nous allons changer la vermine en charbon, puis nous essaierons d'en faire un diamant.

Pour toute réponse l'ancien membre de l'Ordre Noir offrit au Makuta son plus beau sourire, puis continua de parler.
- Les Prométhéens, ces résidus des fantômes des Sables que l'Ordre de Mata-Nui à pris sous son aile, une colonie de cafard perpétuellement à la recherche d'une botte sous laquelle être écrasée, Gula a croisé leur chemin, il a tenté de les manger et c'est alors qu'elle est apparue.

Il leva alors le bras en un geste dramatique.
- L'Entité. Oui cette entité, celle là même dont nous avons tous sentis la présence quand nous étions au Continent Nord, irradiant de Xia tel un vrai petit Soleil...Non...plus comme un phare, une fade lumière clignotant par intermittence.
Et la voici, se matérialisant devant ces "mercenaires" alors qu'ils s’apprêtaient à passer de vie à trépas, pure coïncidence ?
Oh que non, car voyez vous, juste avant que, d'un simple geste, il ne change notre glouton en figure d'art abstrait, des mots ont été prononcés, il les connaissait, il y a une connexion, cela aurait pu être Lui, si je ne l'avait pas vu mourir en ce jour où je portait encore les couleurs de Zéro, une mort absolument splendide au passage, peut-être alors en est-ce un autre.

Déféo se pencha alors de tout son corps en direction de Nui, sa tête dodelinant à chaque mot prononcé.
- Vous les haïssez n'est-ce pas ? Vous voulez leur mort à tous hein ? Vous avez tout mon soutien dans cette noble entreprise.
- Assez ! Cria Celo tout en frappant la table du plat de sa main, étrangement cela ne produisit aucun son, mais le geste était là.
Tu parle beaucoup trop. Si tu avais une langue je te l'aurais déjà arrachée, même si je suis convaincue que cela n'aurait pas suffi à te faire taire. Elle se tourna alors vers Nui. Puisque ce que vous attendiez est arrivé, peut-on à présent initier notre prochain mouvement ?
- Oui. Répondit le Makuta. Une fois que notre dernière acquisition aura rejoint les autres.

Sur ces mots il se leva de son siège, une porte s'ouvrit alors dans l'un des murs lui permettant de quitter la pièce le cube à la main.
Une fois qu'il fut pleinement engagé dans le couloir une imposante forme, plus grande que lui et au moins aussi large, d'un vert émeraude apparut à ses cotés, le Sans-Nom, qui ne perdit pas de temps pour le sermonner de sa voix aqueuse.

- La haine est utile, elle permet de se focaliser, la haine est une limite, elle attise la bêtise et sa focalisation fait perdre de vue son grand dessein au Conquérant, car ce dessein ne saurait être restreint par un regard, il est plus vaste que l'horizon. Ainsi parla la Sagesse.
Ne laisse pas ton désir, aussi intense soit-il, d'écraser ses petites choses te détourner de notre grand dessein, il t'en couterait beaucoup.
- Que savez-vous de l'Entité qui les côtoie, à t-elle un lien avec les Puissants ? Est-elle une menace pour nos plans ?
- La Vox Nihil m'a confirmé qu'elle vient d'un Autre Univers, et qu'elle se déplace dans celui-ci via des distorsions de l'espace, dernièrement elle à rencontré un autre être venant du même point d'origine, cet événement a été suivi d'un grand nombre de perturbations d'ordre dimensionnel, à l'issue de ses perturbations seule restait l'Entité initiale, tout ceci présume un combat d'on elle est sortie victorieuse.
- Cet être semble avoir des ennemis qui lui sont propres...
- Ne te soucie pas de lui, nous continuerons à le surveiller de loin mais tant qu'il poursuit son propre petit agenda égoïste rien de ce qu'il peut accomplir ne sera en mesure de nous inquiéter.
- Et si cela venait à être le cas ? Nous ne resterons pas éternellement dans l'Ombre, plus notre grand œuvre sera proche de son accomplissement plus les changements qui s'opèrent deviendrons visibles au yeux du commun des mortels.
- Lorsque nous en serons à ce stade même lui ne pourra enrayer ce qui à été initié, si il tente d'intervenir avant, d'interférer dans l'ordre des choses telles que nous les avons prévues, je m'occuperais de lui personnellement, c'est mon rôle dans ce grand spectacle après tout, de m'assurer que personne ne vienne en perturber le cours.
- Fort bien. Ils étaient arrivés au bout du couloir qui débouchait sur une large salle rectangulaire, là Nui montra l'Artefact qu'il tenait à l'Entité de l'Oubli avant de le déposer sur un piédestal proche, aussitôt ce dernier s'enfonça dans le sol, emportant l'objet avec lui.
Ceci va être remis entre les mains de notre ingénieur, il saura en tirer le plein potentiel. Je vous invite à me suivre à présent, il y a une autre acquisition que je dois voir et je veux aussi vous montrez que j'ai retenu votre leçon.

Le Makuta conduisit son hôte jusqu'au mur au fond de la pièce, ce dernier s'ouvrit pour dévoiler une chambre circulaire, similaire à celle dans laquelle il s'entretenait avec les membres de son organisation naissante, si ce n'est que son contenu différait grandement de la première. Elle était occupée par un seul être, suspendu à l'exact centre de l'espace sphérique par une myriade de fin câble noirs qui partaient des murs pour s'enfoncer profondément dans son corps.
Le captif était un Makuta, son armure et son masque étaient à ce point rouillés et noircîs qu'ils en étaient méconnaissables, pour autant le confinement de son essence ne semblait pas être compromis.
L'être d'Ombre était immobile, inconscient, peut-être même mort, d'un seul geste de la main Nui le réanima.

- Réveillez-vous, Makuta Dakerax Dit-il d'une voix qui ne trahissait en rien le mépris qu'il éprouvait pour cet être.

L’intéresser commença à bouger, ses yeux s'ouvrirent, le Rouge de ses prunelles offrant la seule touche de couleur de la pièce, le Sans-Nom ayant disparu. Il se débattit quelques instants, tenta de se défaire de ses entraves, avant de renoncer, faute de force, porta sur l'endroit où il se trouvait un regard emprunt de confusion avant de le pointer sur l'être en face de lui.

- Qui...êtes...vous ? Demanda t-il d'une voix faible.
- On m'appelle Nui.
- Où...suis-je ?
- Nul part.
-...Comment...
- Nous vous avons capturé, vous ne vous en souvenez pas ? Peut-être l'avez vous...oubliez.

A l'exact instant où Nui prononça ce fameux mot le Sans-Nom réapparut dans le dos du prisonnier sans que ce dernier ne le remarque, ou que son geôlier ne le lui fasse remarquer.
- Vous allez continuer d'oublier un certain nombre de chose Dakerax, voire même toutes, sauf une, la raison pour laquelle vous êtes ici.
Il y a de cela un an, peut-être plus, un être est venu vous trouver, il répondait au nom de Gladius, il était le commandant en second des Fantômes des Sables, une faction extérieure à notre univers, issue de la planète sur laquelle il s'était posé.
Vous lui avez transmis un certain nombre de connaissances et de technologies, offrant par là même à lui et à ceux de son espèce une assise en notre monde, assise qui a durée jusqu'à leur extinction. Les raisons ainsi que les circonstances qui ont motivés votre geste m'importe peu, par cet acte vous avez trahi votre Univers et en ce jour vous en payez le prix.
- Tout ça...juste...pour ça ?...C'est...de la...folie.
- Si vous saviez. Le Makuta se détourna alors du captif. Je suis quelqu'un de très occupé aussi ne serais-je pas votre tortionnaire, d'autres se chargerons de cela bien mieux que moi, j'étais juste venu vous délivrer le jugement de vos péchés, ainsi que leur sentence.
En ce qui concerne l’exécution de cette dernière, vous risquez de l'attendre longtemps...si vous vous en souvenez.

Sur ces mots Nui quitta la cellule, le mur se referma lui laissant Dakerax seul à seul avec le Sans-Nom, un sort pire que la mort.
Déféo l'attendait près de la sortie, adossé au mur, bras croisés et grand sourire.

- Je suis à la fois surpris, et déçu, il représentait une occasion parfaite de tester l’efficacité de mon cadeau.
- Votre "cadeau" est en portion bien trop congrues pour que nous le gaspillons sur ce déchet, la phase de test du N.Y.X n'est pas encore terminée, nous devons nous assurer qu'il fonctionne bien sur toutes les formes de vies sans aucune distinctions, de ce fait Dakerax fera un cobaye parfait pour tester l’inoculation sur un Makuta, ainsi que tout autre être semi-matériel.

Une fois n'étant pas coutume Défeo ne rajouta rien, lui et Nui firent le chemin retour dans la salle de réunion en silence, ce fut évidement trop beau pour être vrai et à peine fut-il de retour dans son siège que sa bouche s'ouvrit à nouveau.
- Eh bien, quel sera notre prochain....comment dites vous déjà votre altesse...mouvement c'est ça ?
Celo garda le silence mais découvrit légèrement ses dents fines et pointues en signe d'agacement.
- Il est temps pour notre organisation d'accueillir un nouveau membre en son sein. Répondit t-il.
- Oh, quelle nouvelle folie allons nous exhumer du passé cette fois-ci ?
Le Makuta se pencha sur la table pour saisir l'anneau serti de la pierre argentée qui reposait en son centre.
- La Folie elle-même, dites moi, vous a t-on déjà conté la légende de Toa Volken, Premier Toa du Fer et Premier Fou de ce monde ?

Les deux êtres répondirent à la négative.
- A l'âge où le monde en était à son commencement, les Grands Êtres, qui en ce temps l'arpentaient encore, créèrent quatorze êtres, quatorze guerriers, quatorze défenseurs, chacun pouvant commander à l'un des éléments qui furent placés en cet univers.
Ces êtres, ces guerriers, ces défenseurs, étaient les premiers Toa, précurseurs de toute une espèce et dans un sens, supérieurs à celle-ci, car ils étaient nés ainsi et ne l'étaient pas devenu.

Cependant, la nature même de ce qu'ils étaient ne laissa aucun doute sur leur destinée, ils étaient des prototypes, des modèles de test qui permettraient à leur créateurs de faire les derniers ajustements au concept qu'ils venaient d'engendrer.
Par exemple ils se rendirent compte que le tempérament mâle s'accordait très mal avec la manipulation des énergies du psychisme, ainsi, depuis ce jour, tout les Toa et Matoran de cet élément furent des femelles.

Le Toa Volken faisait partie de cette fratrie primordiale, il était le Fer, l'erreur des Grands Etres à son encontre fut de l'avoir fait bien trop puissant dans un monde où le métal était omniprésent jusque dans la forme de ses habitants.
Ces derniers décidèrent donc de diminuer l'ampleur de la maitrise de cet élément chez ses futurs successeurs, ne décelant pas d'autre problème chez lui ils passèrent à autre chose.
Les "problèmes" en question commencèrent à se manifester bien après leur départ, les circonstances exactes, si se fut graduel ou soudain, se sont perdues dans les flots du Temps, toujours est-il que Volken inaugura le concept de santé mentale, ainsi que ce qu'il advient quand on la perd, la Folie. Ce Toa du Fer fut donc le premier de cet univers à devenir complétement fou, ce qui, au vu de ses pouvoirs eu quelques conséquences catastrophiques, car il n'y a pas de fou plus dangereux que celui qui peut imposer sa folie au reste du monde.

Sa quête pour faire de la réalité un miroir de sa propre démence fut courte cependant, six des premiers toa dont Helryx elle-même, la future fondatrice, et dirigeante, du Premier Ordre de Mata-Nui, formèrent la première union de Toa de l'histoire et réussirent à le vaincre en formant la première cage de Protodermis de l'Histoire.

Défeo l’interrompit en levant ostensiblement le bras comme une étudiante de Ga-Metru.
- Une Question: Pourquoi ne l'ont-ils pas tué ?
- Qu'est ce qui vous fait penser qu'ils n'ont pas essayé ? A cette époque le code Toa n'était rien de moins qu'un brouillon, les premiers Toa l'ont attiré à un endroit qu'il pensaient vierge de tout métal mais ils avaient oublié celui qui composait leurs armures, et leur ennemi.
La cage à été leur dernier recours.

L'être au sourire abaissa son bras, pour aussitôt lever le second.
- Une autre question...car j'ai deux bras ! [i] Déféo éclata alors d'un rire de dément, Celo porta la main à son visage, l'air affligée.
Qu'est-il advenu de lui après cela ?
- J'allais y venir avant que vous ne m'interrompiez, une fois qu'ils se rendirent compte qu'une cage de Protodermis n'était pas déplaçable, sans compter qu'ils ne savaient quel endroit serait le plus approprié pour une telle chose, ils décidèrent de le laisser sur place, comptant sur le caractère isolé du champs de bataille.
Plusieurs millénaires plus tard Toa Helryx revint sur les lieux de ce terrible combat et entama la construction d'un complexe à même de confiner pour de bon tout les nouveaux "Volken" que la décadence du Monde ne manquerais pas de générer.
- Donc...depuis tout ce temps ce Volken pourrissait dans une cellule du Gouffre ?
- Vous avez épuisé votre cota de questions Défeo, de plus vous vous trompez, le gouffre n'est pas sa prison, le gouffre à été bâtit sur sa prison, peut-être pour servir de symbole, ou de garantir qu'il ne revienne jamais ou bien même ont-ils juste oublié qu'il était là.
Toujours est-il, et pour répondre à la première de vos question, que le Gouffre est là où nous allons nous rendre.

Une nouvelle question fusa de la salle, mais, pour changer, ce fut Celo qui la posa.
- Je ne sait que peu de choses à propos de ce Gouffre, le peu venant de vous, mais il me semble qu'il est plus que difficile d'accès, sans compter qu'il se trouve sous le contrôle étroit de cet Ordre de Mata-Nui.
- Comme je l'ai dis bien plus tôt, l'Ordre a perdu son leader, même si il semble structurellement plus solide que les Fantômes des Sables il lui faudra un moment pour se réorganiser, ce qui nous laisse une certaine marge de manœuvre.
Ensuite, pour peu que l'on connaisse son emplacement et que l'on maitrise un tant soit peu la téléportation, y accéder, et même en sortir, n'a rien de très complexe, gérer les geôliers pendant que nous ferons route vers notre objectif le sera un peu plus.
- Splendide, quand est-ce qu'on commence ? Lança Défeo.
- Oh, mais ça a déjà commencé. Répondit Nui en montrant à l'assemblée restreinte l'anneau qu'il portait, sertit d'une pierre de couleur cuivre.

*****

Un nouvel être sortit de la forteresse et vint se placer aux cotés du Seide, la première question que ce posa Nui fut de savoir quel pouvait être sa position au sein de la hiérarchie du Protectorat, était-ce une autre Seide ? Un converti comme eux ? A la façon dont il se comportait avec Etreinte le Makuta supposa qu'il devait se situer entre les deux, mais il pouvait se tromper.
L'individu, qui avait du recevoir de très lourdes modifications cybernétique à un moment de sa vie, passa en revue les nouvelles recrues acquises à la cause du Maitre, Nui le laissa faire et garda le silence.
Puis le Cyclope les invitèra à l’intérieur de la forteresse, le Makuta s’exécuta, toujours en silence, et suivit le cyborg dans les entrailles du lieu qu'il s'était jadis donner toutes les peines du monde à infiltrer.


Dernière édition par Nui le Dim 7 Déc - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Dim 7 Déc - 3:11

Ils descendirent, parcourant exactement le chemin que Nui et Solok avaient fait plusieurs minutes auparavant. Le nouveau personnage, cet étrange être – cyborg ? Androïde ? Impossible d'établir une claire différence – avait une étonnante agilité malgré sa structure qui semblait entièrement robotique sur l'extérieur. Ils arrivèrent dans une pièce de pierre, et au milieu de la pièce, il était toujours là, rayonnant faiblement, comme un liquide qui s'agitait dans son cadre de roche, une substance qui n'avait aucune ressemblance avec de l'eau, comme un miroir qui s'écoulait à la verticale, mais qui reflétait ce qui était derrière, une toile qui liait deux mondes différents.
L'oeil de l'autre était fixé dessus, puis il se tourna vers les trois.


- Votre calvaire touche bientôt à sa fin, dit l'autre. Non, ce n'est pas vrai, votre nouveau calvaire commence rectifia-t-il. Mais un calvaire vivifiant, enrichissant, énergisant, conclut-il.

Alors, il s'écarta ; sa main d'acier invitait Tanika, Trayx et Nui à s'engager dans le portail. Le personnage ferma la marche. Le portail était une sensation étrange de fraîcheur ; mais en le passant, on avait ensuite un goût pâteux dans la bouche, un instant on perdait son équilibre. Derrière le portail, le sol était à présent d'acier. Le portail n'était pas un grand cadre de pierre ; c'était quelque chose qui semblait bien plus complexe, une sorte de matière comme un proto acier, brillant, avec des dizaines de mécanismes, circuits, puces, des rouages technologiques complexes.

Leur nouveau « guide » émettait comme un bruit de respiration, mais cette dernière était-elle artificielle ou non, cela était impossible à déterminer. Il laissa le petit groupe contempler le spectacle qui s'étendait devant leurs yeux : ils se trouvaient sur une large plate-forme d'acier, qui menait vers un grand bâtiment à l'architecture complexe, un centre qui était une tour, aux multiples baies vitrées mais opaques, par endroits des cheminées d'aération qui ne vomissaient pourtant aucune fumée. De l'édifice jaillissaient des dizaines de passerelles. Sur chacune, on pouvait apercevoir des portails ; sur certaines, des bataillons gigantesques de formes sombres – des robots Protector à n'en pas douter – s'engouffraient dans les portails. Il y avait des gros vaisseaux – bombardiers, chasseurs surtout – qui volaient partout, essaims innombrables, d'immenses escadrons qui obscurcissaient un ciel déjà sans couleur ; de la tour s'élevait un grand rayon, qui montait jusque dans l'atmosphère, et y déversait une énergie sombre. Probablement un bouclier. Ou un moyen de communication ?

Le cyclope de fer reprit la tête du groupe. Ils arrivèrent devant l'édifice, après une longue marche sur le pont ; une grande porte d'acier qui s'ouvrit dès que l'oeil du cyclope entra en contact avec l'un des capteurs. L'intérieur était un ensemble indescriptible de technologies différentes. On reconnaissait ici des appareils de Bara Magna, mais changés, améliorés. Là, des technologies qui ressemblaient fort à l'Univers Matoran, mais encore une fois modifiées. Et d'autres appareils dont l'origine était impossible à déterminer, toujours concentré d'un prodige technique.

- Le maître de maison n'est pas là, dit l'autre tout en continuant son avancée. Il est en déplacement suite à des ordres du Maître lui-même. Mais votre présence est acceptée immédiatement une fois que vous avez vu la vérité. Vous êtes en bien piteux état. Le Protectorat vous remettra d'appoint.

Sans que le groupe ait pu le déceler, ils étaient à présent entrés dans une salle ; elle était sertie d'écrans en divers endroits. Il y avait de multiples plans de travail. Et à côté du cyclope entrèrent plusieurs robots qui rappelaient vaguement les robots Protector ; mais sans armes, à la constitution moindre, équipés d'instruments qui évoquaient des seringues, des câbles, des tournevis, des fers à souder, scalpels...

- Avant toute chose, l'un des fous avec qui vous marchiez dans votre ignorance vous a confié des appareils de sa création. Donnez les moi.

Le ton était neutre, mais n'attendait aucune objection. Sitôt qu'il eût les amplificateurs psioniques entre ses mains, le cyborg ne les quitta plus des yeux.

- Intéressant, intéressant, dit-il son regard captivé par les petits engins. Son iris s'illuminait périodiquement d'un rouge plus profond, presque un violet. Il les amena avec ses mains mécaniques, et s'approcha des écrans, il les déposa sur le plan de travail juste en dessous ; une sphère se dessina à la surface de l'espace de travail, et les écrans s'illuminèrent, montrant des plans qui ne laissaient aucun doute ; c'était la structure interne des amplificateurs, disséquée en à peine une seconde.

- Reforgés, comme il se doit, dit l'étrange hybride ; alors les robots qui venaient d'entrer s'approchèrent de Nui, Tanika et Trayx. Une voix leur murmurait dans leur esprit de n'offrir aucune résistance ; ou plutôt, toute méfiance à l'égard des robots était étrangement endormie, comme plongée dans une torpeur non naturelle.


Sur les écrans s'affichaient à présent, répartis de façon égale, les amplificateurs, mais aussi la structure interne d'un Makuta, une Toa et un Kraata.
Les armures étaient elles aussi disséquées sur les écrans.

Et pour cause.

Sur trois plans de travail différents, allongés enchaînés, Nui, Tanika et Trayx. Les robots autour s'affairaient. Le cyclope observa les écrans.

- Révolus. Dépassés. Vous êtes dépassés. Des reliques d'un temps perdu, oublié, renié, égorgé. Il est temps pour le modeste forgeron de commencer son œuvre sur les lames émoussées. Vous, puis ces appareils sans saveur, fabriqués par un amateur.
Etreinte ! Dit alors le robot qui n'avait décidément rien de classique. S'il vous plaît, lancez le processus, l'heure des améliorations a sonnée !

Nui, Trayx et Tanika se mirent alors à luire, luire malgré eux d'une lueur étrange et malsaine ; au sein de leur corps, une vitalité surnaturelle revenait, un souffle de vie, mais une vie sans joie, une vie sans conviction, une vie quand même du reste.
Alors, le cyborg entama son œuvre ; instruments en main, son œil unique fixé comme un soleil dément sur ses spécimens, il allait de table en table, donnant les instructions aux robots ; « Stabilisez ses niveaux d'énergie. Retirez cette couche d'antidermis, il me faut le cœur, trouvez le cœur. Cette espèce alien est surprenante. Sondez auparavant sa structure, mais stabilisez son énergie avant. Quel intéressant Kraata. Captez ses ondes cérébrales. Emetteur cinétique je vous prie. Scalpel. Thermoperturbateur. Catalyseur massique. »

Un par un, le cyclope les modifiait, les améliorait. Nui, Tanika, Trayx. Tout ceci semblait comme une scène d'aberration, un non sens, un rêve lointain. Le cyborg s'interrompit un moment.


- Maintenez les tels quels, dit il à ses robots.

Il se tourna alors vers les écrans, et observa les amplificateurs psioniques. Etait-ce de la curiosité dans ses yeux ?

- Ah...Pas si amateur que cela...

Sa pupille se porta sur Nui. Ce dernier devait probablement être en train de voir d'autres scènes que ce qui se déroulait ici. Intéressant, très intéressant. Un lien mental...Très intéressant...

**

- Eveillés enfin, spécimens ?

Le cyclope était de nouveau seul dans la pièce ; il n'y avait plus aucune chaîne restreignant aucun des trois. Ils étaient pourtant bien allongés sur des tables. L'étrange personnage tenait entre ses mains les amplificateurs psioniques. Avant que aucun membre du trio ne se lève, son œil s'embrasa d'orange.

- Doucement, dit-il sans aucune variation dans sa voix. Votre corps – nouveau corps – n'est pas encore tout à fait prêt à des efforts violents. Réhabituez vous, pour commencer...siffla-t-il. Que d'expériences vous avez dû vivre. Les spécimens racontent tous des visions différentes lorsqu'ils sont en phase de modification de structure. Alors ? Qu'avez-vous vu ? Avez vous entendu Sa Voix? Quelle particularité habite à présent votre corps ?

[Vos statistiques reviennent à leur maximum (bonus de Etreinte inclus). Par ailleurs, ajoutez à votre fiche de pouvoirs "Spécialisation Protector". Les effets vous seront communiqués plus tard.]
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Lun 8 Déc - 4:10

Tanika, pourtant légèrement sceptique à ce que disaient les autres, mais toujours convaincue qu'elle a fait le bon choix suivit alors Nui et Trayx à l'intérieur de la forteresse des grands êtres. Elle n'y avait jamais encore mit les pieds mais il est clair que l'architercture sentait l'odeur de bâtiment laissé là à l'abandon par une civilisation très ancienne avec les améliorations et rénovations fait par le Protectorat. Ils descendirent dans les sous-sols, les mêmes sous-sols que Nui a déjà eu l'occasion de pénétrer pendant le combat mais en tant qu'infiltré et finirent pas traverser le fameux portail que lui et Solok ont appercu. Une fois ce portail qui ressemble à ceux utilisé par certains peuples pour voyager de planètes en planètes traversé, ils débouchèrent sur une nouvelle dimension que personne de connu n'avait jamais observé. Sur un rocher, une immense forteresse, plus grande encore que les hauts gratte-ciel de Metru nui ou les cheminées de Xia, à la coleur du protectorat et ayant un goût fort futuriste et très avancé technologiquement. Le portail qu'ils ont traversé n'était donc pas le seul, Nui en sera certainement surpris. Ceux ci permettant de faire déplacer les forces du Maitre partout où il le souhaite. Le ciel était entièrement recouvert de nuages noirs, crachant sans cesse des éclairs. Tanika a l'impression de se retrouver sur une forteresse volante en très haute atmosphère avec en prime une météo dégueulasse. Donc voilà le QG Protector. Comme quoi, après le Codrex, le Maitre a donc trouvé un nouveau lieu pour se refaire, et à en voir ca, il a certainement prévu ca depuis longtemps. Qui sait, depuis la fin de la guerre du Codrex, il s'est réfugié ici, ce qui explique comment il a réussi à revenir, lui et toute sa clique d'un seul coup afin de faire une frappe éclair sur l'univers. Autrement dit, chacuns de ces portails doivent certainement mener aux territoires déjà envahit par les séides dans l'autre monde.

une fois pénétré dans la forteresse, on pouvait y voir l'énorme style industriel et technologique plus encore qu'à l'extérieur. Au plafond et aux murs se trouvaient rouages, lumières rouges, câbles et canalisations, machines diverses et fortemement complexe et finalement, les nouvelles recrues protector furent emmené dans le laboratoire, certainement celui appartenant à cette entitée robotique cyclope faisant donc offiche de médecin, chirurgien, chercheur et scientifique fou dont le laboratoire d'analyse ferait même pâlir de jalousie les amateurs de progrès et les fantômes des sables, Gladius ou Alcadeias lui même en tirerait la langue d'extase si ils le pouvaient.

Attachant Tanika à la table d'opération comme les deux autres, les robots s'affairèrent aux préparatifs de l'étude physiologique et la chirurgie facon protector tandit que la toa se sentait angoissée. Elle a peur de ce qu'ils vont pouvoir lui faire sans vergogne, à croire qu'elle a déjà vécu ceci par le passé. Le scientifique et ses assistants, en même temps qu'ils s'occupaient des autres, ils finirent par s'intéresser à elle.

-structure biologique intéressante mais pas parfaite, possibilité d'amélioration et de mise à jour des systèmes vitaux et de défence, dit alors une voix robotique alors que le cyclope la zyeutait, non, l'analysait. il se met alors à enlever avec ses outils l'armure et les protections de combat que portait la jeune fille.

-un semblant de toa vraiment intéressant, comme cela est agréable d'étudier un nouveau spécimen.

Ses données scientifiques étaient affichés sur les écrans translucides futuristes et holographique de la salle grise et bien asceptisée. Son origine y était identifiée. Incroyable, Même le protectorat possède des données sur son espèce alien pourtant pas connu de l'univers matoran. Tanika ne le sait évidement pas mais certains disent que l'Unvers matoran aurait sillonné la galaxie avant son retour dans le système Magna, ceci explique cela. Les composants d'armures enlevés, le kanohi aussi, ils découvrèrent sans étonnement un corps biomécanique sous ces couches de métal, enfin non, organique, avec certains composants et greffes technologique, bien plus similaire aux glatorians qu'aux véritabes toa, elle même n'a jamais été matoran.
ils analysent alors l'intérieur de son corps, fort intéressant d'ailleurs. pas moins de neufs estomacs créant ainsi un système digestif complet pouvant digérer pratiquement n'importe quoi. Des poches d'air sur les poumons, un squelette en aliage léger, un organe dont ils ne comprennent pas encore la fonction, un coeur et son système circulatoire, que le scientifique a fini par trouver quelque part dans le torax, un organe très spéciale qu'ils analysent comme pouvant catalyser l'eau afin de la transformer en ses deux composants, oxygène et hydrogène et un système neuronal avec un cerveau, excellent cerveau, d'ailleurs. De l'extérieur sans son armure, l'alien avait une peau légèrement orangée ainsi qu'une extension cutanée sur la tête, plus communément appelé Chevelure ou crinière, qui était longue et rousse. Si l'on remonte aux origines de l'espèce Tamaranienne, certains historiens de sa planète savent à partir de fresques murales et autres antiquité que son espèce a évoluée vers la forme de toa mais à partir d'une race de félidé, qui donc possédait des poils, une crinière, des griffes et des cordes vocales très développées, lui donnant même la capacité de ronronner quand elle dort.
Le robot étudie alors ses pouvoirs élémentaires. Ne touchant pas à son armemement qu'il ne trouve sans intérêt, il comprend peu à peu comment ses pouvoirs fonctionnent et comment, bien que différente, elle a aquérit le même pouvoir de contrôle sur le plasma qu'un réel toa de cet élément. Etonnant, son corps se comporte comme une véritable pile solaire, captant l'énergie stellaire par la peau et l'utilisant pour certaines fonctions, notamment pour créer de l'hydrogène et le faire surchauffer afin de créer du plasma. les fours à hydrogène, véritable canons à plasma organique se trouvant dans les mains, ce qui explique ces techniques de combats, et ses capacités à charger une arme de plasma.
Quand au contrôle des pouvoirs, ils trouvèrent la solution dans le cerveau, à l'intérieur même des circuits neuronaux émotionnels de son cortex. Son corps réagit aux stimulus des émotions, mais au lieu que de faire simplement des gestes en réponses aux émotions ou encore des expressions faciales, cette partie du cerveau est si développée que le corps peux réagir de bien d'autres facons. la dopamine, hormone de joie crée une réponse biologique qui allège le corps et augmente les réflexes et la vitesse des muscles. Ceci n'est qu'un exemple.

le scientifique fou travaille alors à la chirurgie, scalpels, sciseaux et autres outils de torture et lobotomie se passant dans les mains, il développa alors un projet pour elle, une nouvelle greffe technologique au cerveau, mais bien plus qu'un simple booster métabolique, quelque chose permettant d'augmenter le contrôle cérébral émotionnel. Et si elle manipule les émotions pour contrôler ses pouvoirs alors, la technologie protector va booster ses capacités empathiques déjà concidérées comme bien élevée, en partie grâce à l'entrainement psychologique de Vorona afin de non plus seulement se nourrir de ses propres émotions mais aussi de celles de tout son entourage, lui permettant théoriquement de booster ses pouvoirs significativement.

Alors que Tanika était encore sous anestésie complète et qu'elle dormait, en ronronnant qui plus est, il finit par apporter les touches finales. Pas oublier de lui mettre un traceur espion dans le cerveau aussi, ca servira et enfin de lui remettre une nouvelle armure dissimulant à nouveau son corps. Une armure au design modifié, plus technologique, futuriste et protector, grise métalique et noire, comme avant l'opération avec en plus des rayures stylisées sur le corps et les membres luisant d'une lumière rouge macabre, devenu aussi marque de fabrique du protectorat.

Quand elle se réveilla, que le calvaire était terminé, elle se mit en position assise doucement, admirant alors son tout nouveau corps modifié, mais devant elle, elle voyait l'être mécanique cyclope assez mal en point, la main dans la tête, ce sont ses assistants qui ont dû la sortir du coma anestésique. Le scientifique, un peu avant alors qu'il étudiait et transférait ses données mentales sur informatique, autant celles étudiées dans son cerveau que les données de l'amplificateur psychique, il eut été frappé par un violent coup de jus, dans la tête du chercheur était venue alors tout plein de bribes de souvenirs diverses venant de Tanika elle même.
L'équipe Alpha, Rohrak, ses baisers, la joie et son extase, les moments de pressions, les combats contre les forces criminels, mais surtout l'amitié, le soutient de ceux qu'elle a aimé et qu'elle aime. Rohrak, Cordax, Vorona, Raidark... les paysages verts, les déserts de Bara magna, les plaines et forêts de Le-wahi, souvenirs de l'époque, le soleil jaune non pas comme une simple source d'énergie mais comme un signe de vie, de gaieté et d'espoir.

-arf... j'ai toujours vécu dans ces laboratoires, avec comme unique compagnons mes robots assistants, j'ai tant oublier combien c'est beau... le monde.

Elle observa les alentours, Nui et Trayx étaient aussi présents, et ils avaient eu eu aussi droit aux traitement chirurgicaux, mais les concernant, elle ne savait pas encore quels modifications ils ont pu leur apporter.

-nous reverrons la beauté du monde, du moins c'est ce que Mata nui nous a promit, et c'est ce que le Maitre nous promet aussi.

[hrp] Remontée au maximum de toutes les statistiques de Tanika avec les buffs octroyés par Etreinte. Spécification protector choisie: Générateur énergétique Kal-mah (modification métabolique réservée à l'espèce de Tanika) [HRP]
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Sam 13 Déc - 17:25

Un choc électrique se propage lentement dans ses chairs, de la même manière qu’une flamme qui consume doucement une feuille de papier. Trayx tente de bouger, mais son corps semble pris par une profonde léthargie, comme s’il s’était embourbé dans une épaisse pâte argileuse – sans cependant le protéger de la douleur que causent les différents instruments du cyclope, triturant et remaniant ses chairs. La petite bête est plongée dans le noir complet, enveloppé de ténèbres qui n’ont rien de naturel ; là, enveloppé dans un cocon de souffrance, le kraata tente tant bien que mal de résister à la souffrance. Mais chaque coup de scalpel, chaque cautérisation, chaque découpe au laser affaiblissent sa détermination aussi bien que le vent et la pluie ont raison même des montagnes les plus hautes, avec le temps.

L’ombre enserre ses poumons, rendant sa respiration difficile ; l’air lui-même semble avoir été remplacé par un fluide épais qui obstrue ses multiples trachées. Trayx, bien que doté d’une intelligence limitée, sent à chaque instant sa conscience diminuer, s’affaiblir. Le brasier de son instinct, désormais mué en une faible bougie tremblotant face au vent glacial qui emprisonne peu à peu ses pensées dans une gangue de glace. Un appel au sommeil tellement tentant ; mais si l’animal s’endort, il ne se réveillera plus jamais. Il le sait ; il le sent.

Un grand flash de lumière, accompagné d’un son suraigu. Une intense explosion de douleur, comme si des centaines de lances ardentes traversaient simultanément son corps. Chaque organe, chaque muscle, chaque centimètre carré de sa peau n’est plus qu’insupportable souffrance, consumé puis réduit en cendres. Puis… plus rien.

Trayx ne sent plus aucune partie de son corps ; la douleur a complètement disparu, remplacée par un doux sentiment de flottement. L’animal, bercé par des flots invisibles, se laisse dériver, incapable de penser à quoi que ce soit. Mais bientôt, des bribes d’informations provenant de ses sens lui parviennent, brisant la quiétude de son état léthargique.

Les ténèbres refluent, absorbés en un petit globe noir qui rétrécit avant de disparaître ; soudainement, le monde se zèbre de lumière. Trayx voit une immense plaine verdoyante, percée ça et là par quelques rares mais énormes arbres qui s’élèvent vers le ciel. Quelques rochers affleurent également à la surface ; mais, bien plus remarquable, des milliers de guerriers en rangs, bien disposés, avancent à l’unisson. Leur pas cadencé fait trembler la terre, et la colonne militaire ne laisse derrière elle qu’une traînée de poussière et d’herbe écrasée, noircie. Aucune bannière reconnaissable, aucun uniforme standard d’une quelconque faction ; sûrement des mercenaires, ou peut-être des civils ayant pris les armes ?

Puis le kraata entend. Le bruit des bottes frappant le sol, les armures, armes et boucliers qui s’entrechoquent. Les lieutenants qui aboient des ordres inintelligibles à leurs sous-fifres, les guerriers qui chuchotent parfois entre eux. Une activité qui devient bien rapidement monotone, sans toutefois être parfaitement ennuyeuse ; jusqu’à ce qu’un cri retentisse dans la plaine, avertissant les hommes et femmes. Le son d’une corne résonne, rapidement suivi par un silence de mauvais augure. Les guerriers se mettent en position de combat, lances, piques et hallebardes devant, suivies par les tireurs puis les armes lourdes à distance ou au corps à corps.

Le mutisme étend son emprise sur la plaine ; le vent se tait, les nuages s’immobilisent, le soleil semble soudainement plus terne. L’univers lui-même retient son souffle, attendant avec impatience les instants à venir.

A l’horizon, juste en face de la garnison, un guerrier solitaire marche droit sur les soldats en position. Ses jambes mécaniques parcourent le sol sans produire le moindre bruit, se déplaçant en silence avec grâce et assurance. Ses bras se terminent par des mains griffues à six doigts, dont deux opposables – un de chaque côté. Dans son cos, une cape couleur ardoise sombre descend jusque ses genoux. Son visage n’est pas visible, caché par un casque à visière opaque, complètement noire. De l’autre côté du matériau translucide cependant – qui n’est en aucun cas du verre – une macabre lueur rouge-bordeaux brille ; un regard flamboyant, dénué de toute haine et de toute rage cependant. Aucune colère, aucune rancune ne brille dans les ténèbres de son heaume. Seulement une détermination sans faille, n’attendant que son heure pour s’accomplir. Une question de temps, rien de plus.

Le reste de son corps est entièrement recouvert d’une armure noire matte, ne brillant pas, même sous le soleil brûlant à son zénith ; le métal au contraire, semble absorber la luminosité ambiante, dévorer lentement les ardents rayons de l’astre diurne. Une voix retentit doucement dans l’esprit de Trayx. Les mots sont méconnaissables mais le kraata, sans savoir pourquoi, parvient sans mal à en déchiffrer le sens. La petite bête le sent, également : ces pensées ne sont pas les siennes, mais bien celles du guerrier solitaire, qui s’avance sur la plaine grouillante de vie organique.


- De bien faibles proies.

Un jeu d’enfant.

Le guerrier solitaire s’arrête, apparemment sans raison, à environ cinq-cents mètres de la garnison qui lui fait face. Il les observe, avec l’œil du chasseur guettant sa proie. Les hommes et femmes, de l’autre côté, attendant sans un bruit, sans un geste. La terreur fait trembler leurs membres, tandis que la panique est sur le point de faire céder certains d’entre eux. Ils reconnaissent sans problème leur ennemi. La tension est presque palpable sur la peau des soldats.

Puis un cri déchire le silence ; un lieutenant hurle l’ordre de faire feu, et les porteurs de fusils de précision pressent la détente à l’unisson, visant avec une précision peu commune le corps ou la tête du guerrier solitaire. Les balles fusent, presque en même temps, tranchant l’air sur leur passage. Le chasseur ne tente pas d’esquiver les tirs ; bien au contraire, il reste complètement immobile, alors que les projectiles se rapprochent de lui avec une impressionnante célérité.


- Armes électromagnétiques. Matériel évolué ; pour des dissidents, du moins.

Les projectiles ne sont plus qu’à quelques mètres de leur cible désormais ; environ une quinzaine, peut-être un peu plus. A cet instant précis, quelque chose se passe : le temps semble s’arrêter, se figer, comme capturé dans une gangue de glace. Le guerrier lui-même est immobilisé. Seul Trayx semble être épargné par ce subit arrêt sur image ; le monde, transformé en une photo aux couleurs délavées. Une pâle esquisse, à la précision surhumaine, presque parfaite.

Tranchant vivement avec l’atmosphère subitement ternie, des fils rouges, flamboyants, apparaissent doucement, s’étirant à partir du corps du guerrier solitaire qui n’en a même pas conscience. Les filins brillants se propagent dans les airs, par milliers – peut-être même des millions, emplissant l’air de leur étrange substance. Ils avancent, s’insinuent même dans le sol ; certains d’entre eux, finalement, effleurent les projectiles tirés – même ceux qui auraient raté leur cible. Puis les fils vibrent, à une vitesse si vive que Trayx ne peut plus les discerner avec ses yeux ; au font de son esprit cependant, un autre sens, complètement distinct de ses cinq perceptions naturelles, s’éveille soudainement.

Il peut
sentir les fils, il ressent leur action, comprend instantanément leur fonctionnement. Ils sont comme une partie de lui, enfouie depuis sa création – en fait, bien avant même qu’il ne soit venu au monde. Les fins tentacules bordeaux disparaissent soudainement ; sans émettre le moindre son, la moindre lumière ou explosion, ni un quelconque signe d’énergie ou de mouvement, ils cessent tout simplement d’exister – emportant avec eux les balles tirées.

Le temps reprend alors son cours normal, sortant de sa fugace torpeur pour se réveiller avec plus de force encore qu’avant son cours sommeil. Le chasseur est toujours immobile, totalement silencieux. Les soldats, immobiles et hébétés, ne comprennent pas ce qu’il vient de se passer ; et pour cause, ils n’ont tout simplement rien vu du déploiement et de la disparition des filaments destructeurs. Pour eux, comme pour le guerrier solitaire, rien ne s’est passé. Les balles ont tout simplement disparu avant de pouvoir toucher leur cible, s’évanouissant dans le néant.


- A mon tour.

Les mots du chasseur se répandent dans les airs, le sol, les chairs et les consciences. Les soldats jettent leurs armes, et tentent de fuir, aussi rapidement qu’ils le peuvent. A peine ont-ils eu le temps de tourner les talons, cependant, que le sol se veine d’un rouge brillant sous leurs pieds…

Les ténèbres voilent soudainement le regard de Trayx, qui se retrouve à nouveau aveugle. La douleur revient, explosion de feu et de lumière là où le calme régnait auparavant. Un seul mot résonne, prononcé sans la moindre émotion ni volonté apparente. Un ordre, donné avec la simplicité de celui qui sait qu’il sera obéi.


- Thermoperturbateur.

Trayx retourne lentement à la réalité ; peu à peu, il commence à ressentir de nouveau son corps. Sa chair, endolorie et endormie à la fois, semble grandement transfigurée. Les différents systèmes vitaux de son organisme fonctionnent avec une vitalité renouvelée, grandie, plus efficaces que jamais. Son intellect également a changé ; la bête autrefois silencieuse parvient à mettre des mots, des phrases sur les concepts qui traversent son esprit avec fulgurance.

Juste avant de pouvoir rouvrir les yeux, la douleur cesse subitement, disparaissant aussi vite qu’elle avait inondé son corps. Une voix alors, jusque là inconnue, résonna dans son esprit. Forte et calme à la fois ; déterminée, sans la moindre once de doute ; grave et ferme ; imposante, charismatique. En un mot, une voix… Absolue.


- Apprends, petit serpent rampant dans les ombres. Evolue, grandis, renforce-toi. Puis, lorsque ton heure sera venue… détruis-les. Jusqu’au dernier.

La lumière afflua immédiatement dans les multiples orbites du kraata. Actionnant immédiatement les différents systèmes de son ange gardien mécanique, Trayx se releva avec précautions ; ses jambes se posèrent avec délicatesse au sol, sans émettre le moindre bruit. Ses pieds artificiels possédaient cinq griffes désormais, dont deux juste derrière le talon ; en cas de besoin, elles pouvaient sans problème s’enfoncer dans le sol pour permettre au rahkshi de progresser sur les murs ou même au plafond sans user de lévitation.

La bête regarda ensuite ses mains métalliques ; améliorées elles-aussi, elles étaient désormais terminées par six doigts griffus, dont deux opposables – un de chaque côté. Sur ses bras, ainsi que sur toute la surface de son armure, des centaines de petites piques dépassaient très légèrement du blindage ; il s’agissait de pointes rétractiles, parfaitement capables de percer même le protoacier si elles étaient propulsées à une vitesse suffisante.

Les carénages de protection avaient été épaissis, renforcés, sans toutefois être alourdis. Enfin, une fine couche d’un fluide complètement noir avec été appliqué sur le moindre centimètre carré de l’armure. Le produit avait d’étranges propriétés, et ne renvoyait pas la lumière qu’il recevait, emmagasinant peu à peu de l’énergie qu’il transmettait à l’armure par un moyen qui était encore inconnu à Trayx. Seuls quelques détails rouges bordeaux contrastaient avec le noir mat du reste des blindages : au niveau des coudes, des omoplates, des genoux, des chevilles, et sur les flancs, ainsi qu’une unique rayure en forme de T qui reliait les clavicules à la ceinture.

Sortant Trayx de sa contemplation presque méditative de sa nouvelle enveloppe corporelle, la question du cyclope résonna doucement dans la pièce. Le guerrier regarda alors autour de lui, scrutant les moindres détails de l’endroit, analysant même ses faiblesses structurelles ; il pouvait discerner des choses qui lui étaient invisibles auparavant : la chaleur évacuée par les corps, les réseaux électromagnétiques des systèmes de la tour, même les ondes émises par les esprits de ceux qui l’entouraient. Les rayons ultraviolets, X, ondes radios et autres lui étaient également visibles, comme des couleurs supplémentaires, auparavant inconnues, qui se superposaient au spectre de la lumière classique, des voiles transparents qui malgré ne le gênaient en rien malgré leur complexité.

Trayx s’étira doucement, tendant aussi bien son enveloppe charnelle que son hôte artificiel. Puis, sans se tourner vers le cyclope, il parla lui aussi, d’une voix terne, sans la moindre émotion. Posée, il s’agissait là d’un simple flux d’informations.


- Nettes améliorations corporelles. Systèmes de l’armure exacerbés. Autres mises à jour moins notables, mais intéressantes tout de même.

Lorsque le guerrier se tut, il fut presque dégoûté d’avoir parlé. Les mots semblaient tellement… futiles. Obsolètes, dépassés, comme il l’était auparavant. Des signes vocaux préhistoriques, porteurs de tellement peu d’informations. Et s’il fallait obligatoirement en passer par là pour s’adresser à ceux qui l’entouraient, il ne perdrait sûrement pas son temps en vaines déblatérations…

Trayx eut presque envie de soupirer, mais se tourna ensuite vers les deux autres Réprouvés, qui avaient eux aussi été améliorés – d’une toute autre manière, cependant…


--> Spécialisation choisie: Perturbateur Pridak (type interne)
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Nui
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Lun 22 Déc - 21:54

Trois fois, trois fois Nui avait emprunté ce chemin, à chaque fois son ressentit avait été différent. La première fois c'était la prudence, voir même la crainte, la seconde fois l'empressement, cette fois-ci seulement un calme confondant.  
Quand il se retrouva à nouveau face au portail, que jadis il avait eut la sagesse de ne pas traversé, il n'éprouva aucune appréhension à le traverser, il n'était plus un intrus désormais, mais un invité.

Une fois de l'autre coté, dans l'inédit, son regard s'égara sur les machineries qui encadrait le passage, elle était toute proche finalement, la source qui maintenait le pont entre les deux mondes ouverts, il se demanda alors si, dans une autre vie, jeter la fiole au travers aurait suffit.
Dans tout les cas sa contemplation ne dura qu'un temps avant qu'il ne soit happé par ce qui se trouvait juste devant lui.
Une structure au moins aussi grande que la Forteresse qu'il venait de quitter, de laquelle rayonnait une myriade de passerelle, chacune terminé par un portail, conduisaient t-ils tous à un point différent du même Univers ou bien l'influence du Maitre s'étendait bien au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer jusque là ? Au travers de chacun d'entre eux s’engouffraient des bataillons entiers de soldats mécaniques tandis que des essaims infinis de chasseur occupait le peu de ciel que l'édifice n'avait pas occulté.
Touche finale à ce tableau grandiose, une tour surmontait l'ensemble, tranchant en deux la scène d'une parfaite symétrie et se prolongeant jusqu'aux cieux par un rayon de pure énergie, elle était tel un axe autour duquel le destin de chaque être tournait.

Si le Makuta avait eut un souffle il aurait été coupé, ce qu'il avait sous ses yeux n'était rien de moins que le Protectorat dans toute sa splendeur et sa puissance, celle-là même qui avait fait trembler le monde et les puissants de jadis et qui très bientôt, si ce n'était pas déjà le cas, les ferait trembler à nouveau.

- Grandiose...Ce Pouvoir...est celui qui mettra fin à toutes les guerres...qui triomphera de tout les ennemis...qui apportera la Paix...

Sans s'en rendre compte il s'était mis en marche, suivant le guide cyclopéen en direction de l’installation qui l'était tout autant, une fois devant l'entrée le Cyborg l'ouvrit sans problème via une sorte d'authentification oculaire, ce qui voulait dire tout et rien quand à sa place dans la hiérarchie du Protectorat.
L'intérieur était aussi impressionnant que l’extérieur, il semblait que toutes les technologies du monde, et même au-delà, avaient été rassemblés en ce lieu puis assembler en un seul et unique dispositif aux proportions aussi monstrueuse que sa fonction était inconnu.

Le Cyclope évoqua Celui en charge de ces lieux, non pas le Maitre comme il l'avais présupposé mais un Être lui étant inféoder, un Seide vu l'importance de l'Endroit, ce qui souleva la question de la position véritable du Maitre, avait-il seulement besoin d'être quelque part pour diriger le Protectorat ? Cet installation était-elle la seule existence ? Cela lui donna le vertige tant son esprit approchait dangereusement de sa limite en terme de conceptualisation des échelles et des proportions.
L'évocation de sa "remise sur pieds" par son guide le ramena sur terre, il est vrai que s'être dresser contre le Protectorat avait laisser quelque traces et, assez ironiquement, c'était uniquement grâce au Pouvoir du Maitre qu'il tenait encore en un seul morceau.

Ils arrivèrent finalement dans une salle qui ne manqua pas de lui rappeler Destral, une de ces salle qui tenait plus de la chambre de dissection que d'un bloc opératoire, pas que cela soit en mesure de l’inquiéter pour autant.
C'est donc en ce lieu que sera finalisé l'intronisation des convertis au sein du Protectorat des Ombres, mais avant cela leur guide exigea d'eux qu'ils lui remettent les Amplificateurs Psychique en leur possession, "cadeau" de Shrecki.


* Danse *

Acquiesçant silencieusement à la demande du Cyborg Nui enfonça sa main dans son torse, ses doigts traversèrent l'Ombre comme si elle n'existait pas et le masque changer en sphère comme si c'était de l'eau pour finalement se refermer sur l'objet désiré, qui flottait au sein même de son essence, avant de l'en extraire pour le présenter droit face à l'Oeil rougeoyant du Cyclope qui ne tarda pas pour s'en emparer.
Renoncer à cette possession laissa le Makuta indifférent, il n'en n'avait plus l'utilité et au vue de comment le Cyborg semblait fasciner par eux on pouvait supposer que lui saurait leur en trouver une nouvelle, voir s'assurer qu'ils ne puissent plus être utiliser contre le Protectorat.


* Danse...Danse *

Ça avait commencer, avec une certaine lenteur, voir même une certaine torpeur, Nui, et les deux autres convertis, s'allongèrent sur les tables qui leur étaient réservés tandis que les machines s'approchaient d'eux...lentement

* Danse...Danse...Danse *

Tout est si dilaté à présent, il lui semble qu'il est enchainer,mais il est incapable de dire quand cela est arrivé, il lui semble que le cyclope parle, mais chacun de ses mots semble mettre une éternité à parvenir à ses oreilles.
Il lui semble entendre une voix, elle perce la torpeur telle une lame acérer.


* Danse..Danse..Danse*

Ce même mot, répéter sans cesse, la fréquence augmentant progressivement.

* Danse.Danse.Danse.*

Cette Voix, elle viens de l'intérieur, elle est en lui, elle est Lui...Pourquoi lui rappelle t-il quelque chose ?

* Danse, danse, danse *

Elle est si forte à présent, il se sent partir, elle le traine loin, si loin, trop loin, pas assez loin, juste assez loin....

* DanseDanseDanse...Marionnette...*

Il s'illumine, sa forme se liquéfie, il est ailleurs à présent.

* Danse jusqu'à t'étrangler avec tes propres fils. *

*****

* Chante *

Il fait noir, il n'y a que les ténèbres qui l'entoure, aveugle ? Une Pièce sombre ? Un espace étrange ? Il l'ignore.

* Chante...Chante *

Il veut bouger mais en est incapable, quelque chose le retient-il ? Il .

* Chante...Chante...Chante *

Trois flammes viennent d'apparaitre devant lui, elles sont faibles, vacillantes, mais elles sont là pourtant, il s'avance vers elles, sans pour autant l'avoir vraiment voulu, il semble qu'il n'ait aucun contrôle sur ce qu'il fait, il ne peut que voir, une sorte de vision ?

* Chante..Chante..Chante *

Une faille s'ouvre dans les ténèbres, apportant la lumière à cet endroit, à travers elle il peut voir...des Matoran ? Non leur aspect est trop organique...leur équivalent sur Bara-Magna...des Agoris...Il se trouve donc sur Bara-magna ?

* Chante.Chante.Chante *

Mais il y a quelque chose qui ne va pas avec ce qu'il voit, la scène, des Agoris accourant vers lui avec du matériel, se répétait, d'une certaine façon, en réalité c'était plus comme si de multiples versions du même événement se superposait tout en se produisant
simultanément. La contemplation de ce véritable chaos organisé était plus que perturbant, mais ça ne dura pas, la faille finit par se refermer, ramenant les ténèbres et les petites flammes.
 

* Chante, Chante, Chante *

Il entendit une voix, une véritable voix, pas l'étrange bruissement qui provenait des tréfonds de son être, une voix qu'il connaissait, pas une vague sensation de déjà-vu déterrer de quelques recoins obscur de sa mémoire mais quelque chose qu'il avait entendu pour la dernière fois il y a à peine moins d'une journée, la Voix de Shrecki.
Elle ne venait pas donc pas de l'intérieur, mais elle n'était pas extérieur non plus, son étrange et relative proximité le troubla jusqu'à ce qu'il comprenne, comme lorsqu'il avait bouger sans pour autant le vouloir il venait de parler sans vraiment l'avoir fait, avec la Voix de Shrecki, est-ce que cela signifiait qu'il était devenu Shrecki ? Quelle était donc cette folie ?


* ChanteChanteChante... *

Comme plusieurs autres situations aussi incongru dans lesquels il s'était retrouver il se força à analyser la situation avec le plus grand calme possible. De ce qu'il avait appris de ses observations il voyait ce que Shrecki voyait, entendait ce qu'il disait et parfois "sentait" quand il bougeait, mais il n'avait en aucun cas accès à ses pensées, ses émotions ni aucune partie de son esprit, à vrai dire il n'avait aucun contrôle sur le phénomène, il était simplement connecté aux perceptions du Chef de la Confrérie tel un spectateur indésiré de son existence.
Il se demanda alors si le Makuta s'en était rendu compte, si oui l'analysait-il comme lui le faisait ou bien était-il déjà en train d'y remédier ?
Peu probable, il ne vaquerais pas ainsi à ses occupations dans un tel cas, de plus ce n'était pas vraiment une intrusion, plus une connexion, quelque qui pouvait être bien moins évident à détecté, ce qui ne signifiait pas qu'il n'avait pas conscience de ce qui était en train de se passer, il était passer Maitre dans l'art du Stoïcisme et de la Tromperie après tout.


* ...ChanteChanteChante...*

Quelque chose apparut soudainement devant lui, illuminant les ténèbres, un affichage tête haute qui déversa son flot d'information à son propriétaire, elle concernait ce Skrall, Rehad, ainsi que des comparaisons de fréquences entre deux schémas mentaux.
C'est alors qu'il compris, Shrecki était en train de relever et d'étudier les données engranger par les amplificateurs, il cherchait à comprendre ce qui avait marcher ou non et comment, cela dans le but évidement d'élaborer de nouvelles versions plus efficaces, cela aurait pu poser problème si le cyclope n'était pas en train de faire même chose de son coté, trouvant un moyen de définitivement invalider une telle stratégie...c'était évident à présent, Nui avait utiliser son propre amplificateur sur Shrecki, d'une façon ou une autre cela avait créer un lien entre eux, lien qui, des suites des manipulations du Cyborg sur le dispositif et sur sa propre personne, était devenu une connexion.


* ...Jusqu'à en casser tes fils. *

Tout était en train de changer, mais il ne se sentait pas partir pour autant, c'était quelque chose d'autre.

*****

La lumière avait supplanté les ténèbres, il voyait à nouveau et ce qu'il voyait lui semblait à la fois unique et cohérent.

Cette nouvelle vision se concentrait sur un Toa du feu qui, accompagner d'une Toa du Psychisme, parcourait les rues d'une cité qui lui était inconnu, et cela était étrange, étrange car au regard des habitants, majoritairement des Toa, cet endroit ne saurait se trouver sur Bara-Magna, or il connaissait son univers d'origine comme le revers de son masque, si un tel lieu, il ne s'agissait pas d'un petit village de Matoran reculer mais bien d'une ville fortifié d'une taille plus que respectable, avait existé alors il l'aurais forcément su, l'architecture et même le paysage lui semblait atypique.
En plus de la vision l'ouie lui était aussi accorder, si bien qu'il pu remarquer que les deux toa discutaient, les mots se succédèrent et bientôt les noms tombèrent, le Toa du Feu se nommait Nolmus, celui du psychisme Paku, la ville Folgost et son chef Nirzagil, lorsque qu'un royaume de Toa de Glace fut évoquer cela finit de le convaincre que, non, assurément cet endroit ne faisait pas partie du monde qui était le sien, même si savoir qu'il existait un Mata Nui en cette terre étrange offrait une agréable similitude.

Sa curiosité naturel fit qu'il se prit d’intérêt pour leur conversation, ce n'était pas comme si il avait le choix de toute façon, la discussion porta rapidement sur ce qui semblait être la principale menace qui pesait sur ce royaume, si le Toa du Feu semblait être dans la plus total ignorance de celle-ci ce n'était pas le cas pour la Toa du psychisme.
Cette menace elle l'avait vue en face, ses mots deviennes hésitant, sa voix tremblante, à mesure qu'elle avance dans le récit de ces événements, désespoir, peur, traumatisme, et plus que tout dans ses yeux un regard qui lui était familier, qui aurait pu être le sien il y a quelques années, si il avait eut des yeux.
C'était le regard de quelqu'un qui avait vu quelque chose qui n'aurait jamais du exister, une force "Extérieur" à sa définition de l'existence, infiniment menaçante car n’obéissant pas aux règles du jeu, existant en dehors de celui-ci.
Il se prit alors de pitié pour eux, ce monde semblait encore "jeune" et "innocent", il n'avait pas, comme le sien, fait l'expérience des Abimes, mais cela ne saurait tarder...les morts seraient les plus chanceux.

Cet ennemi avait un nom, même plusieurs, la plupart le nommait "Le Mauvais Roi" d'autres "Le Sorcier", Sorcier, ce mot ne lui était pas étranger, où l'avait-il déjà entendu ? Il se souvient, une fois, lors de son combat contre Tericarax ce dernier avait été appeler ainsi, mais cela ne pouvait être qu'une coïncidence, peut-être que ce terme était plus répandu en ce monde.
Il avait aussi une forme, et été décrit comme maniant deux épées, Tericarax avait manié deux épées à un moment, des pouvoirs aussi, capable d'altérer des êtres en manipulant leur "essence", pourquoi cela lui rappelait encore le Faucheur ?

Les coïncidences se succédaient, ces derniers temps le Seigneur des Morts revenait souvent au centre de ses réflexions, le Gardien de l'Artefact n'avait-il pas vu une entité similaire lui dérober ce qu'il était sensé protéger ? Un détail lui revint à l'esprit, juste avant d'être rejeter hors de l'esprit de Shrecki il avait vu quelque chose, un flash fugitif, des ailes, c'était des ailes, le chef de la Confrérie en serait donc
pourvu ? Était-ce lui en fin de compte qui était le Voleur ?


* Et lorsque le spectacle s'achèvera, n'oublie pas de faire la révérence...*

Sa réflexion s'interrompit quand le décor se décomposa à nouveau.

*****

Il était de retour dans les ténèbres, de retour dans Shrecki, une seule et unique flamme, microscopique, s'agitait devant lui, il semble qu'elle parle mais il n'y prête pas attention, bien trop occupé à s'interroger la parenthèse qu'avec été la vision de ce Nolmus.

Si il se fiait à ses sensations il n'avais pas "bouger", il était toujours connecter au même être, mais alors comment expliquer un tel changement ? Eh bien il avait une théorie, Shrecki s'était souvenu, repliant ses perceptions sur lui-même le Makuta s'était immerger dans l'un de ses souvenirs, ce n'était pas différent de ce que Nui lui-même faisait en plongeant dans les tréfonds de son propre esprit.
Cependant cela soulevait une autre question, pourquoi Shrecki se souvenait-il de quelque chose où il n'était absolument pas présent ?
Une folle hypothèse germa alors dans son esprit, cette scène, ce souvenir, venait du passé du Shrecki, ce qui signifiait...qu'à une époque lointaine Shrecki avait été autrefois un Toa du feu du nom de Nolmus...c'était soit ça soit dans la mémoire du Chef de la confrérie était stocker des souvenirs appartenant à une autre personne.
Dans les deux cas il devait reconnaitre qu'il était aller un peu vite en besogne, il y avait plus en Shrecki que ce qu'il avait pu en voir avec l'amplificateur, en réalité il avait à peine gratter la surface de ce qu'était cet être.  

Rien que la façon d'on il voyait le monde était plus que suffisante pour alimenter des heures de réflexions, le Chef de la Confrérie avait en effet l'étrange capacité de pouvoir voir les "possibilités", pas ce qui allait arriver ou ce qui était déjà arriver mais ce qui est en train de ce produire, toutes les variations d'un même événement avait, pour lui, lieu simultanément et se superposait.
Il supposa alors que plus l'événement avait de variante possible plus ce dernier devait paraitre...il hésitait entre horriblement complexe et absurdement chaotique...Là était le revers de ce pouvoir, ne pouvant être coupé ou réguler il condamnait son possesseur à tout voir...et au final à ne plus rien voir, à cela Shrecki avait trouvé une parade: Porter un casque spécial le privant de sa vue.
Cela avait porter ses fruits, mais aussi eut une conséquence surprenante, ainsi aveugler Shrecki avait gagner la capacité de "voir" les êtres vivants sont la forme de flammes, symbolisant sans doute leur force vitales ou quelque chose d'équivalent.

Il devenait clair à présent, au regard de toutes ces découvertes, que Shrecki n'était pas, comme l'était Phantrakk, un Makuta avec simplement quelques pouvoirs supplémentaire, ce n'était pas du tout un Makuta, c'était quelque chose de bien plus puissant, ancien et dangereux, ce n'était donc plus étonnant que les Puissants, du moins ce qu'il en reste, danse dans sa main, à vrai dire c'est le monde dans son ensemble qui dansait, au rythme d'une seule mélodie, celle de Shrecki, mais cela allait changer, il le fallait, sinon jamais la Paix ne pourrait être instaurer, et son présage se réaliserait.
La destruction de cette être était donc une priorité, car aussi longtemps qu'il perdurerait il n'y aurait pas de futur pour ce monde.

Il fit l'effort de s'arracher à ses réflexion pour se concentrer sur ce qui se passait à l’extérieur, il avait là en effet une opportunité unique de récolter des informations de premier choix, la gâcher en se perdant dans ses pensées aurait été stupide, et il n'était pas quelqu'un de stupide.
La petite flamme évoqua "Celui avec le Sourire", il réfléchit qui, parmi ceux que Shrecki avait emporter dans sa fuite, pouvait correspondre à cette appellation, le seul qui lui vint à l'esprit était le Skakdi Raidark, Main de l'Impératrice.
Visiblement ce dernier posait un problème en le fait qu'il s'était soudainement mis à luire, à luire comme lui l'avait fait quand il s'était allonger sur la table du cyclope, voilà qui était un retournement de situation des plus intéressant.
Il est vrai que le Toa Solok et le Skakdi Raidark s'était eux aussi vu offrirent l'opportunité d'accepter la Paix en leur cœur, mais il avait penser que leur réticences évidente coupler à leur éloignement d'Etreinte leur avait fermer ce chemin, il s'était trompé.
Étonnamment ce fut le Skakdi qui l'accepta tandis que le Toa lui la rejeta complétement.

Cela offrait des perspectivement des plus intéressantes, en supposant que personne n'est remarquer son revirement jusqu'à son épisode phosphorescent, et que d'une façon où d'une autre il arrive à déjoue la suspicion à son encontre à l'issue de celui-ci, alors le Protectorat disposerait d'un agent double chez les Puissants qui ne serait rien de moins que l'officier le plus haut gradé de l'Ordre de Mata-Nui suite à la "défection" de l'Impératrice, donc ipso facto son leader.


*...envers celui que tu as divertit.*

Ça recommençait, mais cette fois-ci c'était différent, il n'y avait pas que le décor qui changeait, il se sentait partir aussi, couler dans cette espèce de torpeur éthérée, comme la première fois.
Il le savait, cette étrange expérience touchait à présent à son terme.


*****

Profond, plus profond, encore plus profond, si profond dans l'esprit du Makuta Nui que l'on approche des racines même de son Âme, plus profond que le désert de cendres noir, plus profond que le géant aux ailes de phalènes, plus profond que le cadavre de sa conscience enfermer dans son sarcophage d'illusion, plus profond que la spirale labyrinthique de ses souvenirs, plus profond que l’océan des ses péchés où nage ses cauchemars, plus profond que le dédale de couloirs grisâtres où s’alignent des tombes plus vielles que toutes les histoires il y a cette porté délavé au-delà de laquelle git ce paysage infini, chaos de pierres noires aussi acérer que déstructurer. Sur l'un des ses épieux briser demeure, prisonnier d'un cocon de cristal, le dernier bastion de son libre arbitre.

Un rire vient transpercer sa solitude, un rire porter par le vent, à moins que ce ne soit le rire qui porte le vent, le vent qui change les forêts en cendre, les océans en abimes, les montagnes en tombeaux, les civilisations en ruines et les histoires en souvenirs.
Lentement, au rythme du rire et du vent, une forme émerge du sol, une forme squelettique constituée de fumée noire qui se mouvait comme perpétuellement agité par un vent invisible, Ce Vent.
Les fins doigts de sa main gauche était refermer en un poing des interstices duquel s’échappait des flammèches argentés, pris dans cet étau innommable la flamme d'un Volonté luttait jusqu'au bout.
Devant l'ultime résidu du Libre-Arbitre du Makuta Nui se tenait un ancien ennemi, un ancien cauchemar qu'il pensait avoir terrasser, un odieux parasite ayant déjà essayer par le passé de conquérir ce qu'il était, le conduisant à l'amnésie et à la folie et qu'il avait cru avoir éradiquer, une chose qui n'avait même pas de nom et auquel il s'était toujours référer comme étant "Lui".

Incapable de bouger il lui reste cependant un semblant de parole, des mots simples à prononcer, emprunt de la dernière des forces.

- ...Toi...

Le rire cessa, la forme, d'un seul mot porter par le vent, lui répondit.

* Exact *
- ...Impossible...
* Car j'ai été détruit...par ceci ? *
Lui tourna alors la tête vers son bras tendu, la lumière d'argent déclinait graduellement, étouffer par une noirceur sans égale.
* Cet Homme pensait avoir affaire à un peu de Poussière, ce que je ne suis pas... *

La lutte de la flamme s'acheva lorsque dans un ultime éclat elle rendit son dernier souffle, ainsi s'éteignit la seule lumière à n'avoir jamais briller en ces lieux.

* ...je suis une idée et on ne peut tuer une idée avec...*

Son poing s'ouvrit, dévoilant une infime lueur, reposant dans le creux de sa main un objet cylindrique long comme l'un de ses doigts, terminer par une pointe...une balle, son enveloppe était transparente laissant entrevoit le feu argenté encapsuler à l'intérieur.

*...des balles *

Avec un dédain infini il fit pivoter sa main, faisant tomber l'objet au sol, il rebondit, roula le long de la surface rocheuse avant de ce perdre dans les profondeurs qui s'étendait sous eux.
- ...Comment ?...

Lui tendit la même main qui avait auparavant consumer la flamme et du bout des doigts caressa la surface de la prison du captif.

* Nous ne somme plus au temps des questions, mais à celui des réponses, des révélations...Apocalypse... *

Le vent se déchaina, noyant le monde dans un ouragan de cendre.
- ...Qui ?...
* Qui ? Je suis le Crépuscule de toute chose, de vos mondes et de vos vies, la tienne y compris.
Comment ? Le feu tient les loups à distance, sans pour autant les tuer, la lumière ne détruit pas l'ombre, elle se contente de la repousser là où ceux qui la louent ne peuvent la voir. Ta petite flamme n'a eu pour seul effet que de me cacher à ta vue, loin de me nuire elle m'a au contraire enfouit bien plus profondément en toi que nécessaire, me permettant à loisir de tisser la toile de ta folie. Et à l'instant où elle a commencer à faiblir, inévitablement, tu as recommencé à penser à l’inéluctable, à nous et je suis donc revenu. *

Le Crépuscule effectua un large geste du bras, aussitôt l'ouragan se dissipa, révélant un paysage inédit, un désert de centre noire, à l'horizon se dressait une chaine de montagnes qui n'en était pas une, il suffisait de plisser les yeux pour se rendre compte que ces monts difformes n'était autres que les ruines à moitié enterrer de ce qu'il avait appeler autrefois "Son Univers", le ciel était vierge de tout astre, au centre de ce vide trônait une abime plus terrible encore qui se détachait du reste de la noirceur par le disque d’accrétion cuivré qui le couronnait, à sa lisère les restes fragmenter d'une lune, cadavre cosmique achevant sa décomposition.

* Tu aime ce que tu voit ? C'est la Fin Promise de ton monde. *

Le Vestige de Nui se retrouva submerger par une douleur infini, son cocon se craquelait, non c'était son être tout entier qui était en train de se fissurer, au milieu de sa souffrance absolu il sentit qu'il y avait quelque chose en train de grandir en lui, quelque chose qui pousserait, creuserait, déchirerait, perforerait, déformerait jusqu'à réussir à s’échapper...de lui.

* Le Maitre à fait un travail exemplaire, cette forme nous sera très utiles.*

Il voulu à nouveau prononcer des mots, des questions qui avaient encore besoin de réponse mais il n'en n'était plus capable, le Crépuscule savait cela et il en ria, il se détourna alors du supplicié et s'éloigna vers l'Horizon.

* La gloire de notre Seigneur rayonne sur ce monde, engendrant de nombreux apôtres...*

La chose finit par sortit de lui au niveau son dos, c'était gigantesque, tout ce qu'il vit d'elle fut ses ailes de phalène démesuré, des ailes faite de cauchemars, qui recouvrait les cieux.

* ...et tu est l'un d'entre eux à présent.*

*****

Nui se réveilla, s'offrit à ses yeux la vision d'un sombre plafond et à ses oreilles la voix du Cyclope l'intimant d'y aller doucement avec son nouveau corps...son nouveau corps...c'est alors qu'il pris conscience de sa situation, l'opération était terminé, le voici reconstruit et accepté parmi les Rangs infinis du Protectorat.
Rien ne l'entravait, il n'avait qu'à le vouloir et il se lèverait, il le voulut, au début il ne se passa rien, puis il sentit le flux de sa volonté parcourir sa nouvelle forme, ses doigts furent les premiers à bouger, cliquetant sur la surface de la table, puis ses mains, qui se contractèrent, ensuite ses bras, qui donnèrent la poussée nécessaire afin qu'il puisse se redresser et contempler les écrans regorgeant d'informations qui se trouvaient devant lui, enfin les jambes, l'une après l'autre, lentement, elles passèrent par dessus le bord de la table pour venir toucher terre. Encore un ultime effort et il fut debout, droit sur ces deux pieds, cote à cote avec les deux autres convertit, face au Cyborg, prêt à répondre à ses questions.

- Ce que j'ai vu ? Ce que j'ai entendu ? Tellement.

J'ai vu des flammes danser dans les ténèbres, des failles de lumières au-delà desquelles se compilaient les possibles, des données qui s'écoulaient telle un torrent, notre ennemi qui déjà préparait sa prochaine offensive, j'étais Shrecki.
J'ai vu deux Toa qui n'ont jamais exister, arpenter une cité qui n'a jamais exister, parler avec toute la crainte possible d'une Menace qui n'a jamais exister et dans leur yeux se graver la peur de l'Abime qui jamais ne saurait exister. J'étais Nolmus.
J'ai vu mon corps devenir un cocon, ce cocon se déchirer, un papillon s'en échapper et déployer ses ailes, faites de mirage, d'absurdes, de mensonges, de cauchemar, d'illusions. Elles enveloppèrent le monde et le Monde lui-même devint une illusion, plus rien n'était vrai ou faux, vivant ou mort, bien ou mal, éphémère ou immuable, faible ou puissant, tout ne faisait plus qu'un.

Le Papillon se tourna alors vers les cieux, là où trônait un Soleil Noir, il s'adressa à lui et ses mots était chargé d'Amour, il l'appela "Seigneur" et lui dit "Je t'offre ce monde". Le Soleil se mit alors à grandir, à s'étendre, il dévora les cieux, la terre, tout ce qui se trouva entre eux deux, le monde, l'illusion, le papillon, il dévora Tout jusqu'à ce qu'il ne reste plus Rien, pas même Lui.
J'étais ce Papillon...J'étais cette Phalène.

Il se rendit alors compte que, prit dans sa litanie hallucinée, il n'avait même pas prit le temps d'étudier sa nouvelle apparence.
Son armure était désormais entièrement noire, à l'exception des motifs circulaire qui en parcourait toute la surface et qui eux brulait d'un rouge éteint. Le finition était aussi d'un tout autre niveau, bien au-delà de tout ce que les meilleurs artisans de la Confrérie et de Nynrah réunit aurait pu accomplir, le métal n'avait pas simplement été forger mais bel est bien sculpté, ce, avec une telle maestria qu'il imitait à la perfection les formes et les contours d'authentique, mais bien absent, muscles.
Les pièces qui la composait, bien plus petites et nombreuses que dans une armure classique, avait été non pas assembler mais cousu, avec une telle virtuosité qu'on aurait dit que l'ensemble avait été fait d'un seul tenant.
Pour peu il aurait cru avoir à nouveau un corps solide, mais c'était bien une armure, une Armure ? Non, ce n'était pas une armure, c'était un corps, un mécanisme d'acier pur, tailler par des mains et des moyens qui n’appartenait pas à ce monde pour être plus qu'un simple réceptacle, pour être le vaisseau d'une volonté transcender, c'était, la Perfection.

- Comment est-ce que je me sens ? Demanda-il. Je me sens...

Presque instinctivement il invoqua un fragment de son plus basique et profond pouvoir élémentaire, l'Ombre, il sentit tout de suite qu'il y avait quelque chose de différent, comme si sa propre conscience s'étendait dans la noirceur environnante, il augmenta alors sa concentration et toutes les Ombres de la salle, ainsi que celles des personnes présentes, s'animèrent doué de leur propres volonté, la sienne en faite, elles commencèrent à converger vers lui. Une fois entré en contact avec son armure l'obscurité remonta le long de celle-ci, non pas comme un essaim unifié avide de se repaitre mais, au contraire, avec une étrange discipline, épousant parfaitement le relief de celle-ci, les creux entre les pièces faisant offices de canaux dans lesquels elle circulait.
A cet instant il était tel un arbre d'on les racines, au lieu de la terre, se gorgeait de ténèbres.

Poussant un cran au dessus son contrôle il obligea cette puissance à se concentrer dans son bras, recouvrant ce dernier d'une gangue de ténèbres pures, il venait d'exécuter un Temen-Ni-Gru basique.

- Sacrifier le pouvoir pour renforcer le corps, tel est Temen-Ni-Gru.

Son bras sembla alors s’ouvrir, toutes les pièces si bien ajuster s'écartèrent simultanément selon un schéma complexe, dévoilant un vide duquel s'échappa  un flot d'Ombre.
Le Makuta resta captivé un temps par ce qui venait de ce produire, affinant sa volonté il constata qu'il pouvait façonné cette noirceur à un degré qu'il n'avait jamais atteint jusque là, chose qu'il fit en donnant au flux ténébreux une forme cauchemardesque, à mi-chemin entre le serpent et le scolopendre. Il diminua ensuite la précision mais augmenta le débit du flux, la construction perdit grandement en complexité mais en contre partie s'étendit à travers une partie de la pièce jusqu'à avoir quasiment la forme d'une aile.

- Ceci par contre semble être l'exact opposé, les frontières de ma forme s'abolisse, pour devenir pure pouvoir.

Il sera le poing, le flux obscur s'inversa aussitôt et réintégra son bras, bras qui retrouva sa forme originel. Il relâcha alors sa volonté, les Ombres le quittèrent alors pour aller s'étaler dans la salle, bêtes serviles attendant un nouveau commandement de leur Maitre.
- Je me sens...meilleur.
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MessageSujet: Re: [Vallée du Labyrinthe][Event] Bras de fer avec l'Etreinte   Mar 23 Déc - 23:35

Alors que les souvenirs de Tanika entraient dans l'esprit de l'étrange ingénieur du Protectorat, sa pupille se dilata. Il observait une scène que les autres ne percevaient pas, enregistrant chaque donnée, chaque pièce d'information. Un Toa ressentant de l'affection pour une espèce alien ? Contradiction des règles établies. Donc fascinant. Souvenirs émotionnels forts, induites probablement par un taux d'hormones très élevé. Les visions se succédèrent, et fournissaient des productions d'hormones dans l'esprit de celle qui se fait passer pour une Toa. Le cyclope s'arracha à la contemplation curieuse de ce que Tanika ressentait ; tandis qu'elle se relevait, et promettait de revoir le monde et sa beauté, un bruit de respiration rauque résonna ; le cyclope, dont l'attention était tournée vers le Kraata.

- La beauté est sous vos yeux, semblant de Toa, et elle tient en un mot. Évolution. Toute autre chose n'est qu'un vecteur vers ces améliorations, cette glorieuse innovation qui régit tout ce qui est mortel et qui un jour doit périr. Sans cesse s'améliorer, ou périr.

L'être s'approcha de Trayx avec une curiosité renouvelée, porta son regard vers l'écran où son état s'affichait, comme y décelant des pièces d'information invisibles aux autres yeux. Il regarda entre ses mains le petit flacon. Une simple séquence...Un simple potentiel...Tué, à jamais écarté du Kraata, un potentiel d'évolution renié, pour le faire accéder à un chemin de possibilités différent.
La limace se mit à parler. La pupille du cyclope le scrutait, partie par partie. Parler ! Connaissance de soi, conscience de soi, compréhension intelligible d'un dialecte commun. Une autre prouesse du Protectorat.

Rien de bien inattendu en soi. Non, non. Finalement, c'étaient des modifications qui étaient prévisibles, mais l'intérêt était l'interprétation des concernés.

Le Makuta, à défaut d'avoir un pouvoir retenant l'attention du scientifique, lâcha une parole importante.

Mais leur hôte les laissa parler à leur guise ; tandis qu'il s'exprimait, il ne leur montrait aucune attention, enregistrant tout ce qu'ils disaient simplement, tourné vers les amplificateurs, les ouvrant un à un, étalant toutes leurs pièces méthodiquement devant lui.
Le silence tomba dans la pièce, il ne semblait plus guère prêter attention à ses sujets, complètement absorbé dans son travail sur les composants.

Pendant un certain temps, ce ne fut que le son de ses mains, travaillant la matière, les outils passant dans ses mains virtuoses les uns après les autres et de sa respiration artificielle.
Lorsque le trio cessa de briller de son étrange lueur, il cessa soudain ses manipulations, puis se tourna lentement vers eux. Sa pupille était d'un rouge éteint.

- Il semble qu'il y ait d'intéressantes évolutions de la situation, dit il d'un ton complètement neutre. Spécimen Makuta numéro trois, continua-t-il en observant Nui, vous avez dit avoir subi une expérience de vision avec le Makuta Shrecki. Il y a une liaison qui est établie entre votre esprit et un autre – le sien probablement. Fascinant. Il a réussi, par un moyen qui n'est pas répertorié, à créer une connexion ; impossible de déterminer comment la briser, ni si elle est à sens unique. Incontrôlable, purement incontrôlable, ce Makuta. Un formidable vecteur d'évolution, mais qui lui reste toujours au même stade. Toutefois...

Il s'interrompit brusquement.

- Oui...Tout à fait...Ils sont prêts...Quand peuvent-ils partir ? Eh bien...Bientôt...Lancés sur un nouveau chemin. À vous de manier ces épées que le Protectorat a reforgées...Etreinte...Non, ils ne sont pas abîmés...Enfin, physiquement. Leur mental était déjà assez...Oui...Vous sous-estimez les moyens du Protectorat...Ils seront bientôt sur le chemin du retour...Méfiez vous...Si votre étau est sur ce Makuta, il se peut qu'il y ait des circonstances spéciales...Certaines variables ne sont pas claires...Naturellement.

Le cyborg reporta son attention face aux trois qui étaient devant lui. Son œil émanait périodiquement une lueur en son centre.

- Suivez, dit-il.

Le personnage mena alors le trio droit à l'inverse du chemin qu'ils avaient parcouru, jusqu'à l'extérieur de la forteresse, sur la plate-forme d'acier. Le ciel était rougeâtre, morne. Plusieurs légions étaient en train de se diriger vers le Portail.


- Vous saurez retrouver la route de la sortie. Ne décevez pas les attentes qu'Il place en vous. Une première épreuve pour tester vos compétences, et avec nos ennemis.
Ils sont vôtres, Étreinte.

Puis sans guère plus leur prêter attention, il rentra dans la forteresse ; derrière lui, les portes se refermèrent avec un claquement sonore. Tanika, Trayx et Nui se retrouvèrent bientôt noyés dans l'armée noire ; cuirasses noires sur cuirasses noires, un flot ininterrompu d'ombres parsemées d'une luminescence rouge qui se distribuait par paires. Chaque pas d'un rythme commun. Chaque mouvement d'un accord tacite.
Le portail fut passé en un rien de temps. De l'autre côté, le trio put brusquement sentir dans leur esprit une nouvelle Présence. Un simple commandement, irrésistible, une suggestion que l'esprit se faisait à lui-même suite à un déroulement logique, suite à un raisonnement inventé mais pertinent.

Capturer une ville, une position plus précisément...Un commandement qui se préciserait sous peu.

La source de cette Présence se dévoila lorsque l'armée se stoppa un instant. Plus pâle que jamais, si les robots et le trio étaient l'ombre, alors lui était la nuit sans étoiles, si l'armée était le roc, lui était le mont denté et menaçant. Celui dont la simple présence avait suffit à écraser les Puissants, Etreinte.

Les légions se scindèrent en trois groupes ; sans qu'ils s'en rendissent compte, Tanika, Trayx et Nui étaient isolés dans chacun des trois groupes. Peut être avaient-ils des tâches différentes ? Mais la réponse au sein même de leur esprit, ils l'avaient déjà; des ordres, et des informations, et une curiosité du reste de la situation complètement tue. Il n'y avait que leur tâche qui était importante. Celle que les autres menaient, eh bien il ne restait qu'à leur faire confiance.
Une chose était claire.
L'armée était l'orchestre, le Séide en était le chef ; et la symphonie qu'ils jouaient ne connaissait que les inflexions de la guerre.
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