Les Guerres de Spherus

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 [Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir

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Nui
Chevalier Noir
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430/500  (430/500)
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700/1000  (700/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 4975 | DEF : 4600

MessageSujet: [Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir   Sam 31 Oct - 9:51

Nui et Rehad se faisaient face, bien que la distance entre eux deux pouvaient se mesurer en foulées c'était un réalité un monde entier qui les séparaient. Un Monde de Silence, de Volonté et de visions diamétralement opposées. Tout témoin de cet instant l'aurait décrit comme la rencontre entre une force inarrêtable et un objet inamovible.
Un pas devait être fait et ce fut le Makuta, l'assaillant, qui le fit.


- Reculez, Commandant.

Un pas, puis un autre et encore un autre.

- Reculer, n'est-ce pas tout ce que votre peuple n'a jamais su faire ?

Sur le Bouclier que le Skrall portait une tache apparu, une tache qui ne cessa de grandir, une tache de rouille. L'objet ne tarda pas à s'effriter pour qu'il n'en reste au final qu'un tas de poussière ocre sur le sol. Nui avait activé son Jutlin.

- Vous avez reculés face aux Baterra jusqu'à Roxtus ensuite vous avez reculés face au Protectorat jusqu'ici, à Tesara. Et maintenant, face à moi, jusqu'où aller vous reculer ?

A chacun de ses pas la Nuit semblait bouger avec lui, comme si ils ne faisaient plus qu'un. Les ténèbres du Village semblèrent serpenter entre les bâtiments et les êtres pour venir encercler le Skrall.

- Hélas, si votre monde est vaste il n'en est pas pour autant infini. Vous en avez atteint la limite, il n'y a plus nul part où reculer si ce n'est peut-être...dans les abîmes.

Un vent se leva, un vent que même le plus talentueux des Toa de l'air aurait été incapable de contrer car c'était là un vent de ténèbres et il émanait du Makuta lui-même. Un souffle fait non d'air mais de pur obscurité qui engloutit le commandant, rongeant bien plus que sa chair.

- Reculez, Commandant. Reculez et que votre retraite devienne votre chute.

Sa lame fendit la bourrasque et l'ombre de cette lame fendit l'armure du Skrall.

Citation :

Nom: Nui
Élément: Ombre
Vie: 700/1000
Atk:4975
Def:4100
Rap:55
Énergie: 175/400
PA Utilisé: 6/8
Obscurité: 5+2(Flux Noir)+2(Flux Noir)=9
Inventaire:
Spoiler:
 

Technique Utilisée:
Spoiler:
 

Action Effectuées: Jutlin sur 1 Bouclier Lourd->Obscurité III->Flux Noir I->Flux Noir I->Attaque Normale sur Rehad.

Pa utilisés: 1(2-1/Jutlin après réduction)+3(Obscurité)+1(Flux Noir)+1(Flux Noir)=6

Énergie utilisée: 41(500/10.5=48-15%/Jutlin) +76(Obscurité)+60(Flux noir)+60(Flux Noir)=237

Restant 2 PA à la fin du tour et l'obscurité étant de 9 Nui regagne 2*((2*9)+9)=54

Soit une perte net en énergie de 237-54=183

Énergie Restante: 358-115=175

Dommage infligés: - 100 (Attaque Normale) + 17(Flux Noir) + 19 (Flux Noir)= 136 PV
                           - 30 (15+3*5/Flux Noir) + 36 (15+3*7/Flux Noir)=66 énergies.
                           - 500 (Jutlin), le def de Rehad tombe alors à (4150-500) 3650. 1325(4975-3650/Attaque normale) de défense, la def
                             de Rehad tombe alors à (3650-1325) 2325.
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Rehad
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Capacités du Personnage: ATK : 3100 – DEF : 4150

MessageSujet: Re: [Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir   Lun 23 Nov - 0:20

Un être noir était désormais devant le commandant. En cette nuit étoilé, les ombres venaient le hanter encore une fois. Ils étaient seuls. Fort heureusement Rehad ne se promenait plus sans ses armes depuis des siècles. Cependant quelques choses semblait différent. Cette personne... Sa force avait diminué? Non, c'était faux de voir les choses ainsi. Il avait cessé de ce battre avec la force d'un autre, et ce petit oisillon se tenait maintenant sur ses deux jambes. Il n'aurait pas voulut affronter l'avatar d’Étreinte, mais Nui c'était une autre histoire. Alors que Nui annonçait la nouvelle de la chute de Roxtus à Rehad, ce dernier ne cilla pas. Il resta immobile quelques secondes, et lorsqu’en fin son expression changea ce n'est surement pas pour celle auquel Nui s'attendait.

- Alors ils sont tombés. Je vois. Si ce que vous dîtes est vrai, alors ils n'ont eu que ce qu'il méritait, la faiblesse est le pire des crimes en ce monde. S'ils étaient trop faibles pour vivre, alors ils devaient mourir. Cela vaut pour chacun d'entre nous.

L'assassin noir était sans doute déboussolé d'entendre ces mots de la part du commandant, l'était-il vraiment? Rehad ne savais pas, il était mal à l'aise devant ce masque sans visage. Rehad gardait lui la même posture, droite comme un piqué, la main sur la pommeau de l'épée, son bouclier attaché à son bras via deux lanières de cuir camouflait sa deuxième mains. Il était un adversaire à la fois fort et faible. Il le savait. Car il n'était pas un élémentaire, il ne contrôlait aucune des forces que contrôlait les Seigneurs ou les Umiens. Il avait réussit à échapper à Trayx, mais ce dernier n'était qu'une bête, sans maîtrise, sans contrôle. Il était bien plus difficile de canaliser que de détruire. Ce petit échauffement, car comparer à la puissance oppressante d'un séide ce ne pouvait être qualifié qu'ainsi, pouvait déjà être mortelle s'il n'en prenait pas garde.

- Vous avez raison, nous n'avons fait que fuir. Cependant je ne fuirais pas contre le protectorat. Même si l'on peut fuir la faucheuse, peut-on fuir la mort? Car si en mon monde je ne peux plus fuir, pourquoi ne pas fuir vers le votre alors? Et fuir au delà peut être? Cela ne mènerait à rien.

Alors que le vent d'ombre s'abattait sur Rehad, le rendant presque aveugle en cette nuit déjà sombre, ce dernier eut la bonne idée de se mettre en garde, sans quoi sa tête aurait sans doute été prise. Cependant les ténèbres avaient pris son bouclier semble-il, contre lequel la lame de Nui venait de s'écraser. Sans doute espérait-il profiter de l'état de l'objet pour percer sa défense. Mais même un outil briser pouvait se révéler utile et ils avaient réussit à limiter les dégâts, bloquant la lame grâce au squelette du bouclier abimer. Rehad en avait maintenant la certitude, ce combat pourrait se révéler mortelle s'il n'y prenait pas garde.

[Hrp] Règle spéciale : Combat de Nuit
En dépensant 2 PA, Nui peut empêcher toute tentative de fuite d'un combattant durant le tour en cours. Compte comme une technique Utilitaire - Préparation [hrp]

Citation :
Rehad
Attaque : 3100
Défense : 4727
Rap : 5/35
PV : 898/1000
Énergie : 400/900 (Rehad commence avec 700 au début de ce combat)
PA Utilisés : 8/8
Techniques utilisées:
Spoiler:
 
Acharnement limite les dégâts subits.
136 PV -> 102 Pv perdus
66 énergies -> 50 énergies perdues
1325 def -> 993 def perdues

Sacrifice de 30 point de rapidité pour augmenter la défense de 2071 avec caparaçon.


Dernière édition par Rehad le Lun 23 Nov - 0:56, édité 1 fois
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Master Game

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MessageSujet: Re: [Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir   Lun 23 Nov - 0:20

Le membre 'Rehad' a effectué l'action suivante : Actions

'Initiative de rapidi' :

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Nui
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MessageSujet: Re: [Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir   Dim 24 Jan - 16:11

Cela en devenait lassant, toute cette détermination mal placée. D'abords Solok et maintenant ce Skrall, le voir ainsi s'arcbouter face à ses attaques, se cramponnant à la ruine qu'était désormais son bouclier l'emplit d'une désagréable sensation de déjà-vu.
Pourquoi un tel acharnement ? Quel pouvait en être le Moteur ? Oh il le connaissait. L'espoir d'un retournement de situation inespéré ou bien encore la fierté de mourir la tête haute et la lame brandit voire la simple certitude qu'ils pourraient le tuer.  
Espoir, fierté, certitude. C'était ce triptyque qu'il allait devoir briser. Il le briserait, en même temps que chaque parcelle du Commandant, une à la fois, comme on arrache les pétales d'un fleur, les pattes d'un cafard.  

Les Ténèbres étaient partout. Elles étaient dans le ciel, l'étranglant dans leur toile tentaculaire. Elles recouvraient le sol, l'étouffant sous une chape d'encre. Ailes qui n'en étaient pas elles se déployaient sur toute la surface de l'horizon, mains qui n'en étaient pas elles englobaient dans leur étreinte le fragile monde qui s'étendait entre ces deux extrêmes. Haut, Bas, Gauche, Droite. Sol, Murs, Plafond. Elles étaient tout...mais elles n'étaient pas les siennes.

Il ne voyait pas ce qu'il pensait voir, il n'était pas là où il pensait être. Il avait glisser, loin, très loin de là où il était actuellement, de qui il était actuellement. Shrecki avait de nouveau activé son Amplificateur. Que verrait-il cette fois-ci ?


*****


Les Ténèbres, mais pas seulement, il y avait autre chose. Il y avait une Voix, mais ce n'était pas celle de Shrecki.

Où était-il ? Comment aurait-il pu le savoir ? Comme à l’accoutumer le Makuta portait ce masque qui l'aveuglait totalement, seul moyen pour lui de juguler sa vision des Variables. Pourtant il voyait, d'une façon très particulière. Les vivants seulement sous la forme de petites flammes symbole de leur force vitale. Ce n'était pourtant pas une flamme que Nui voyait fondre sur lui à cet instant mais une grande forme noire qui lui était familière. Et pour cause, quand bien même la chose face à Shrecki n'était pas tout à fait vivante elle n'aurait du être qu'une silhouette vacillante or c'est une foule de détails qui assaillit ses sens et qui lui permit d'identifier à coup sur l'entité, un Ravageur.  

La créature ne dura guère, déchiquetée par les ténèbres environnantes, mais Nui n'en avait que cure, une seule chose occupait sa réflexion, Shrecki voyait. Certes sa protection avait du être endommager par le combat mais dans ce cas où était le chaos vertigineux des possibles ?
A la vue du champ de carcasses qui s'étendait autour du chef de la confrérie et des ténèbres environnantes une explication s'imposa à lui. Shrecki voyait les différentes possibilités d'une action donné mais pour cela fallait-il encore qu'une action puisse se produire et qu'ensuite il puisse la voir.

Le Makuta semblait être en train de s'adresser à quelqu'un mais il ne voyait personne en vue. Pourtant une voix était en train de lui répondre, la Voix qu'il avait entendu plutôt. Il ne parvenait pas à la situer, semblant venir de partout et nulle part à la fois tout en étant aussi intelligible que si l’interlocuteur s'était tenu juste face à lui, ce qui signifiait que Shrecki l'entendait dans sa tête, une communication télépathique. Mais qui ? Pas un allié c'était certain mais pas Étreinte non plus. Un autre Seide alors ? Non, c'était quelque chose d'autre. Bien que la voix lui était totalement étrangère la présence qu'elle diffusait dans l'esprit du Chef de la Confrérie semblait trouver écho dans le sien aussi. C'est alors qu'il compris, cette voix, c'était celle du Maitre. Ce dernier s'adressait en personne à Shrecki.

Shrecki qui avait tenté de rallier Artakha à sa cause, comptant sur rien de moins que le Porteur du Masque de la Création, le meilleur artisan des Deux Mondes, pour l'aider à fabriquer la nouvelle version de ses fameux amplificateurs. Shrecki qui avait vu ses projets voler en éclat quand le Protectorat avait finit par retrouver sa trace, le Créateur avait jadis servit le Maitre après tout. Shrecki qui était en train de subir un assaut aussi invisible que silencieux mais pourtant plus dévastateur que toute l'armée qu'il avait détruite. Shrecki qui avait échoué. Shrecki qui était enfin vaincu.

Non, pas encore, pas alors que l'ombre et la lumière ne faisait plus qu'un. Quelque chose était en train de se produire et il était en train d'en voir les différentes possibilités sans pour autant être capable de les comprendre. Pourquoi Shrecki regardait-il son amplificateur ? Il était déjà actif, qu'espérait-il en tirer de plus ?

C'est alors que le monde explosa.


*****

Il était ailleurs sans pour autant être quelque part. Il avait déjà expérimenter de se glisser dans les perceptions de Shrecki tout comme dans ses souvenirs mais là c'était quelque chose d'inédit. L'esprit du Makuta s'était effondrer sur le sien et le sien en avait fait de même.
Il ne glissait plus, il tombait le long du fil de son existence, tentant vainement de se raccrocher aux branches qui se présentaient à lui, ses propres souvenirs.
 

*****

Il était une vaste chambre circulaire dont nul en son temps n'avait jamais soupçonner l'existence, ses murs couverts de machines mortes. Du temps de leur grandeur seul le plus brillant des esprits aurait pu en comprendre le fonctionnement, en cet age de leur déclin seul le plus dément le peut. De chacune d'entre elles naissait un câble et chacun d'entre eux allait se perdre dans la chose qui se tenait au centre de la pièce. Chacun d'entre eux était une entrave intriquée à son essence en un tissage si pervers que d'aucun n'aurait dit qu'ils ne faisaient qu'un depuis toujours, ensemble ils étaient sa prison. Chacun d'entre eux se faisait le pourvoyeur des choses qui l'emplissait peu à peu, choses qu'un esprit lucide ne peut qu'échouer à décrire, ensemble ils chantaient toutes les subtiles variantes de la folie qui décantait lentement son esprit. Cette pauvre chose ainsi soumis au supplice...c'était lui.

Souffrait-il ? Il avait dépasser le stade de la douleur depuis bien longtemps. Depuis combien de temps était-il ici d'ailleurs ? Une telle notion n’existait pas en ce lieu. Ce lieu ? Dans ses désormais fort rare moment de lucidité il parvenait à se rappeler la nature de cette Chambre, puis regretter presque aussitôt avant de maudire celui qui avait refuser de le laisser dans l'ignorance. Même de son sort il avait été instruit, ce n'était par un tourment et encore moins un confinement, c'était un démantèlement. On le désassemblait, physiquement et psychiquement, puis de cette amas de fragment épars qu'il était devenu on tentait de le reconstruire en quelque chose d'autre, quoi exactement ? Il n'en n'était pas sur.

A sa main gauche avait été souder un anneau qui brillait tel un petit soleil mais sa lumière était pale, froide et ne projetait nul ombre d'aucune sorte. L'éclat gagnait en force à chaque instant, de même que la corruption qui avait jusqu'alors été contenu dans son bras et qui à présent s'en écoulait librement. Elle avait déjà dévoré près de la moitié de son corps et était en passe d'atteindre sa tête signe que son temps était compter et pas seulement le sien.
Hélas de cette prison il n'en connaissait point d'issue, l'infini malignité du dispositif coupler à son propre délitement lui avait retirer toute possibilités d'interaction. Ses perceptions elle-mêmes commençait à lui faire défaut, un temps il était cette carcasse suspendu au centre de cette pièce, un autre il était simplement Ailleurs sans pour autant être Quelque Part.

Un ultime espoir demeurait cependant, une ultime opportunité représentée par l'être qui se tenait actuellement face à lui. Les ténèbres qui ondulait autour de lui comme un linceul n'était pas suffisante pour cacher l'éclat d'argent de sa vrai forme, non pas qu'il désirait vraiment se dissimuler. De tout les êtres qu'il avait rencontrer depuis le début de son calvaire il était le dernier qu'il s'attendait à voir et aussi le premier qui ne semblait pas vouloir sa mort, l'Homme en Noir.

- Surpris ? Ne le soyez pas, je suis toujours un peu partout, tout le temps.

[i] La force lui manquait pour parler mais l'entité semblait connaitre chacune de ses questions silencieuses, ainsi que leurs réponses.


- Ce que je suis ? Voyez-moi comme...l'Anti-Tericarax, lui vous attends à chaque croisement de votre vie, près à faire tomber sa faux si par malheur vous ne preniez pas la bonne direction, moi je suis celui qui vous donne une petite tape sur l'épaule et vous dit "Attention mon gars, si tu va par là tu va vraiment passer un sale quart d'heure". Quoi que, pour le sale quart d'heure, j'arrive un peu tard.

Oui. La situation est aussi mauvaise que vous le pensez, en faite elle est encore pire. A l'instant où je vous parle l'Autre est à Destral, surement en train de tuer tout ce qui bouge. Et si il est là-bas c'est à cause de vous ou plutôt d'une partie de vous.

Il montra alors l'anneau du doigt. Ce dernier sembla pulsée en réaction.

- Oh je sais que tu ne m'aime pas, mais ne t’inquiète pas, c'est réciproque.

Il engloba alors la totalité de la salle d'un geste du bras.

- C'est un dispositif plutôt complexe pour juste aller dans un autre univers vous ne pensez pas ? Il était peut-être à cours d'Olmak ou bien c'est juste la partie immergé de l'iceberg. Vous avez remarqué comme la luminosité augmente progressivement ? Bien sur que vous l'avez remarqué. C'est parce qu'il est en train de charger et quand il aura atteint sa pleine puissance...

Le silence de l'Homme en noir était sans équivoque.

- Vous voyez, personne ne peut conquérir un univers seul, même le Maitre, si puissant et redouté qu'il était, à du avoir recours à une bonne vielle armée. L'Autre à d'autres ambitions, plus radicales, mais elles aussi il ne peut les réaliser seul. C'est là que ce charmant dispositif entre en jeu. Cet endroit, plus exactement l'endroit dont fait partie cet endroit, fonctionne comme un amplificateur. Tout ce qu'on y branche voit ses capacités multipliées par mille, estimation basse.

Cette anneau seul à pu l'envoyer dans votre monde, que croyez-vous qu'il pourra faire avec toute cette puissance en plus ? Envoyer quelque chose de plus grand, de plus grand qu'une armée. Une situation plutôt désespérée mais il reste encore une chance de faire échouer son plan, vous. Vous êtes la clé de voute du système, tout ce que vous avez à faire c'est vous extraire de ces liens, briser l'anneau et tout ceci ne sera plus que de l'histoire ancienne. Mais vous ne pouvez pas, hein ?

Sa voix se fit soudan plus froide.

- Ces liens sont de même natures que ceux qui ont servis à enchainer Miserix, fait à partir de vous, impossible à briser par vous-même. Quand à l'anneau, la "matière" dont il est fait absorbe tout les dégâts qu'on essaye de lui infliger et s'en renforce dans le même temps, plus on la frappe plus elle deviens résistante.

Eh bien. Il avait repris sur son ton habituel. C'est ce qu'on appel une situation critique, du genre où vos chances d'y rester sont de quatre-vingts dix-neuf pourcents, quatre-vingt dix-neuf seulement car il y a un petit pourcent de probabilité que tout puisse encore ce finir bien, une opportunité, moi.

Son corps ne le pouvant c'est son esprit qui s'agita en signe de protestation.

- Oh il n'y a pas à s’inquiéter que notre conversation s'éternise, le temps s'écoule différemment entre ici et là-bas, à notre avantage bien sur. Vous avez largement le temps de vous échapper avant qu'il ne commette des dégâts irrémédiable là-bas, c'est n'est vraiment pas un problème.

Non Il s'avança vers lui, à nouveau glaciale le problème, c'est qu'il y a deux prisonniers pour une seule geôle.

Vraiment ? Cela ne vous dit rien ? Laissez-moi développer alors. Vous voyez des choses qui n'existent pas, vous entendez des voix dans votre tête et je ne parle pas de télépathie, vous perdez le contrôle de votre corps, de vos actions. Vous aimeriez comprendre ce qui vous arrive mais votre mémoire est pleine de trous et c'est justement dans ses trous que se trouvent les indices capitales qui vous manque pour résoudre l'énigme. C'est assez dur de reconstituer un puzzle quand quelqu'un vous à volé quasiment toutes les pièces et ne semble pas décidé à vous les rendre, c'est alors qu'arrive le 1%, celui qui à un double de ces fameuses pièces et qui va le résoudre pour vous.

Et que nous montrent donc ces pièces une fois rassemblées ? Une histoire, l'histoire d'un Makuta du nom de Nui et de sa quête pour retrouver ce qui ne devait jamais être retrouver. Une quête qui fut couronnée de succès, avec toutes les navrantes conséquences que cela impliqua pour lui et les autres.

Mais qu'elle était donc l'objet de sa quête ? Il faut savoir qu'en ce bas-monde rôde des choses de natures diverses mais toutes de subtiles variantes d'atroce. Au fil des ages la plupart de ses choses furent débusquées et détruites mais pas toutes. Soit parce qu'on ne le pouvait pas soit parce qu'elles se contenteraient de revenir plus terrible encore. Alors toutes ces choses furent prises et enfermer dans tout un tas de boite qui furent ensuite disséminées aux quatre vents avant d'êtres enterrées très profondément, là où personne ne pourrait jamais les atteindre. Mais notre bon Makuta n'était pas personne, il cherchait l'une de ses boites et il trouva l'une de ses boites, un cylindre qui avait été couler au plus profond de l’océan. Était-ce là la boite qu'il cherchait vraiment ? Cela nul ne le savait.
Et cet affreux cylindre, que contenait-il donc ? L'une des plus terribles choses à n'avoir jamais été enfermée: Une idée.

Encore surpris ? Évidement. Une idée ? Mais les nanites ? Et ce que je me suis injecter dans le bras ? Ce fameux bras qui noircit ? Ainsi s'ouvrit en grand la vanne de vos questions mais cette fois-ci je suis là pour la fermer.  

Ce jour où vous avez ouvert le cylindre ce qu'il y avait à l'intérieur s'est glissé en vous. Depuis ce jour vous êtes infecté et depuis ce jour vous essayez de combattre cette infection de façon plus ou moins consciente, pour échouer lamentablement à chaque fois. Cela parce que vous n'avez en réalité aucune idée de ce que vous êtes en train d'affronter. C'est n'est pas quelque chose de physique, c'est psychique, mémétique. C'est une idée changée en arme.
Vous le lisez gravé sur un mur, vous l'entendez se propageant dans l'air, son code. Ça prend moins d'une seconde, le temps d'une pensée et c'est dans votre tête. Là il commence à grossir, à se multiplier, il prends le contrôle. La plupart des esprits ne remarque même pas qu'ils changent, a part peut-être des rêves étranges pour ceux capables de dormir. Cela ce fait par petites touches, une idée ici et là qui sur le coup leur parait très bonne. Des choses qu'ils font, qu'ils disent, persuader que c'est d'eux et à la fin, sans même qu'ils s'en rende compte, ce n'est plus eux.  

Cet Homme se fendit alors d'une petit rire désabusée.

- Votre cas est un peu différent cependant, doté d'un esprit puissant et de certaines capacités mentales vous entrez de ce fait dans la petite catégorie de ceux qui résiste à l'infection, hélas pour vous. Votre inconscient sans que quelque chose ne va pas et tente de l'endiguer, mais pour ça il lui faut d'abords le définir. Alors à cette intrusion, cette corruption de vos pensées, il lui donne une forme, un visage...Lui.

Oui, cette ombre tordu dans vos hallucinations, cette voix narquoise dans votre tête. Ce n'est pas une entité étrangère faisant son trou dans votre tête, c'est la représentation de la part de votre esprit qui à déjà changé. Sa force, son intellect, les armes qu'il emploie c'est à vous qu'il les dois. Les nanites ? Une hallucination. Le Refus de votre ingénieur de toucher votre bras ? Suggestion mentale. Votre bras lui-même ? Un simple tour à base d'ombre. Ce que vous vous êtes injecter ? Du venin d'un Rahi préhistorique, pas étonnant que vous ayez eut des problèmes de motricité après ça. Mais son plus grand tour à été sans conteste de détruire certains de vos souvenirs ce qui à amener au double résultat de cacher sa vrai nature tout en vous leurrant sur la fausse piste d'une infestation physique.

Vous voyez ? Il retourne toutes vos ressources contre vous parce que se sont aussi les siennes. Chaque fois que vous essayez de le contrer il a toujours une longueur d'avance parce que ce que vous pensez il le pense aussi. Les défenses psychiques habituelles ne fonctionne pas contre quelque chose qui viens de l'intérieur, quand c'est votre propre esprit l'ennemi. Ce qui n'empêche pas votre psyché de continuer à se battre, essayant de rejeter cette partie corrompu comme on ampute un membre gangrené mais le mental ne fonctionne pas comme ça. Tout ce que ça va donner c'est une belle fracture avec toutes les joyeusetés que cela implique, dédoublement de la personnalité, folie pure, victoire de l'Idée.

A cet instant vous devez vous demander la chose suivante, maintenant que je suis instruit de la nature de mon ennemi et que je dispose des mêmes armes que lui, ne puis-je pas riposter ? En théorie oui mais on ne peut pas dire que vous êtes au meilleur de votre forme.

L'Étranger se fendit d'un nouveau rire.

- Non, ce n'est celle là que vous vous posez, pas que celle là plutôt. Tellement de questions, toutes en même temps, vous êtes impayable mais il y en à une qui reviens souvent. Si cette sordide machinerie amplifie tout ce que à quoi elle est relié, pourquoi moi-même ne le suis-je pas ?

Ce que vous devez savoir c'est qu'il y a le domaine des simples problèmes et celui des cauchemars pure et simple. Jusque là nous étions seulement dans le cas d'un problème particulièrement épineux, maintenant voici venir le Cauchemar: Ça amplifie tout, vous y compris, "vous" dans sa totalité.

Le Silence s'instaura, même si il avait pu parler Nui serait rester interdit face aux terribles implications d'une telle révélation.

Quand je l'ai mis dans sa boite il n'en restait plus grand chose, ça plus votre psyché tortueuse était la garantit qu'il n'arriverait pas à s'imposer avant un très long moment. Mais avec cet afflux de puissance inattendu il reprend des forces, rapidement.

Ce qui aurait pu être un combat équitable est donc devenu, pour vous, une défaite écrasante. A la fin il aura pris tellement d'ampleur que même votre esprit ne sera plus assez vaste pour le contenir. Savez ce qu'il se passe quand un virus a complétement colonisé sa cellule hôte ? Il se propage. En utilisant vos capacités télépathiques il fera de vous son émetteur, infectant tout les esprits qui se trouverons à portée. Ces mêmes esprits qui une fois complétement infestés propagerons à leur tour le code.
Qu'est ce qui est plus grand qu'une armée ? Lui. Pourquoi combattre un ennemi quand on peut l'obliger à penser comme vous ?

Quel chance vous reste t-il alors ? C'est vous mais mais c'est aussi plus que vous maintenant, pour le battre il vous faut vous aussi devenir plus que vous. Le fameux 1%.

Il eut un mouvement dans son linceul, un bras en émergea, il tenait un arme, un pistolet. Avec ses lignes fluides et l'argent pure qui semblait le composer il donnait l'impression de ne faire qu'un avec la main qui le braquait...droit sur le Makuta.

- La seule façon de tuer une idée c'est d'abattre tous ceux qui l'on dans la tête. Hah, dit comme cela ça paraitrait presque simple mais si vous saviez, toutes les personnes que j'ai du envoyer de l'autre coté pour l’arrêter la première fois. Cette fois-ci se sera plus simple, il n'y en a qu'une seule.

Un nouveau silence s'instaura, Nui se demandant pourquoi Cet Homme n'avait pas encore tiré.

- Une chose amusante à propos des opportunités, c'est une chose quand elle se présent à vous mais réussir à s'en saisir s'en est une autre, il faut être vif. Votre opportunité est juste devant vous, pourrez-vous l'attraper ?

Tout semblant se dérouler au ralentir, l'Etranger pressant la détente, une goute de lumière s'échappant du canon. Quand elle atteignit son torse ce fut comme si sa conscience fut aspirer hors de son corps.


*****


Ce n'était plus vraiment une chute à présent. Comme si  quelque chose s'était accrocher à lui, comme une corde ou un ruban, il se sentait draguer au travers du flot de sa mémoire jusqu'à un souvenir bien précis, mais lequel ?


*****

Cette chambre à nouveau, mais cette fois-ci ce n'est plus le salut qui lui fait face mais la damnation, c'est l'Autre. Si vaste, sa présence emplit complétement la salle en ne laissant rien d'autre exister à pars lui.

- Tu te tiens sur le trône du Grand Esprit dit-il nombreux furent ceux qui en eurent le rêve, bien peu furent ceux qui arrivèrent à le concrétiser. Un sombre pouvoir exsude de sa main droite, sorte de fumée fluide. Tu devrait te sentir honorer, tu va bientôt faire partie de ce panthéon restreint, littéralement.  

Elle s'agrège, se condense, on lui donne forme. La voici solide, la voici anneau, identique à celui qu'il porte à la main gauche.

- Vois cela comme une sorte d'échange équivalent. L'anneau ainsi créer lévite loin de sa paume pour se diriger vers la main gauche du Makuta entravé. Je vais prendre ta place dans ton monde pour accomplir ce dont tu as été incapable Il se sent tremblé alors que l'artefact se rapprocher de son doigt, un instinct antique lui intime que le pire arrivera si les deux ne venait à faire qu'un. et toi tu va prendre la mienne ici, pour gouter à tout ce que ta faiblesse à mis hors de ta portée.

Il s’entend hurler quand l'anneau ne fait plus qu'un avec lui.

*****

Il rampe, trainant son corps brisée jusqu'au son Univers chéri comme un Rahi blessé regagnant sa tanière après s'être frotter à trop fort pour lui. On sort pas indemne d'un combat contre la Mort, jamais.

Trois êtres se tiennent devant lui, il sait qui ils sont, c'est lui qui les as appeler. Ces serviteurs, ces agents, ces camarades, ces compagnons, ces...amis ? Non, ce ne sont pas eux.

Trois ombres se tiennent devant lui, une à peine plus grande qu'un Matoran et deux autres bien plus hautes, plus que des Toa. Derrière ces trois là il y en avait d'autres, plus lointaines, plus diffuses. Aucune d'entre elles n'avait de visage.


*****

Qu'importe le passage du temps, même dans 1000 ans il reconnaitrait cet endroit, ce souvenir, au premier coup d'oeil. Cette caverne magmatique, l'être colossale qui depuis son trône leur lance un impossible défi: Battre la Mort.

Tericarax, ce combat à nouveau. Ce n'était pas une simple réminiscence il le sentait, tout était trop net, trop précis. C'était un de ces souvenir qu'il allait vivre dans son intégralité, si ce n'est que ce n'était pas l'un des siens car il s'y voyait lui-même à quelque bio de là. C'était le souvenir de Shrecki, l'objectif de cette plongée mnémonique à n'en point douter.  

Mais pourquoi, en un instant aussi critique, ce souvenir refaisait-il surface dans l'esprit du chef de la Confrérie ? Était-ce seulement volontaire ? Cherchant une corrélation il se rendit compte que ce fut l'une des trois seules fois où il l'avait vraiment vu en difficulté, les deux autres étant son combat contre Phantrakk et son actuel face à face avec le Protectorat. Mais cela ne l'avançait en rien.

Les événements se déroulait exactement comme lui s'en souvenait, l'illusion, l'avertissement, l'attaque surprise, Shrecki à terre, consumé par les flammes, tous se ruant sur le Sorcier, le combat. Vint alors la voix. Celle que Shrecki entendait dans sa tête, celle de Tericarax. Les mots qui furent prononcés. Bien que leur sens véritable soit noyés dans le cryptique ils eurent dans l'esprit du Makuta l'effet d'une révélation. Les pièces d'un puzzle resté longtemps insolvable qui s'assemblaient enfin juste sous ses yeux.

Tout avait commencé ici, toute cette mascarade prenait son origine dans ces paroles. Déjà à cet époque le Faucheur savait que le Maitre et son Protectorat reviendrait sur les rivages de ce monde, il avait donc pris des dispositions en conséquence. Volé l'artefact de la Forteresse en l’occurrence mais aussi instruire de la situation son Pion, Shrecki. Mais le faucheur avait fait bien plus que l'instruire de ces quelques informations, cette étrange faculté de voir les probables c'était au Sorcier qu'il l'a devait. Seulement cette faculté ? Rien n'était moins sur, ces autres facultés toutes aussi étranges pourrait bien avoir une origine commune, juste plus ancienne.

Vint ensuite le Plan, la fantastique Mascarade, littéralement en l’occurrence. Zero, ce sauveur providentiel, ce pouvoir fantôme apparaissant littéralement de nul part quand la situation devenait sans espoir. Pendant longtemps il s'était demander quel était sa véritable motivation, ce qu'il espérait accomplir en agissant de la sorte. A la lumière de ces révélations cela devenait parfaitement limpide, il préservait les Puissants.

A chaque fois que le personnage faisait une apparition c'était quand la Guerre des puissants était sur le point de reprendre ou que ces dernier étaient au bord de l’annihilation. A chaque fois il mettait fin à la querelle et/ou éliminait la menace lui-même, feignant que c'était la coopération des factions qui l'avait permis. A chaque fois il s'assurait que lorsque le Protectorat referait surface il restait quelque chose pour leur faire face. Certes le Makuta aurait pu faire cela en personne, mais tous aurait alors suspecter un calcul de sa part, voir une tentative d'hégémonie de la Confrérie. En adoptant une figure plus neutre, plus héroïque, il réduisait la méfiance tout mettant tout les Puissants sur un pied d'égalité. Ça, plus sa compétence à régler rapidement les problèmes et une petite armée à ses ordres et il pu ainsi se forger une figure de sauveur miraculeux auprès des populations.

Quand enfin se concrétisa la menace tant prophétiser le personnage disparu du jour au lendemain, il n'était plus nécessaire. La cohésion des Puissants était assurer par le souvenir encore vivace de la précédente guerre et il n'existait personne dans leur rang à même de contester le Leadership de Shrecki, que ce soit en terme de tactique ou de volonté. L’appellation de "Dernier Ordre" fut la dernière pierre apposée à l'édifice de l'Unification des Puissants. Un édifice au sommet duquel se tenait le Chef de la Confrérie.

Le Stratège en Nui ne pouvait que saluer la justesse de la manœuvre, c'était là en effet un fantastique morceau de brillance, mais il y avait un léger défaut dans ce Plan. Unifier les Puissants étaient une chose, leur donner la force de vaincre le Protectorat en était une toute autre.
Depuis sa formation cette coalition ne faisait qu'enchainer les défaites, toutes plus cuisante les unes que les autres, tandis que son architecte et maitre à penser avait été traqué et finalement acculé dos au mur. C'était...pathétique.

Toute cette minutieuse manipulation, tout ce temps passer en préparation, tout cela pour finalement échouer lamentablement. Le Faucheur était-il en train de contempler ce désastre à l'instant même ? Si oui qu'en penserait-il ? Accuserait-il la Destinée de ne pas avoir été favorable à son pion ou bien le blâmerait-il pour son incompétence ? Une fois ce dernier retiré du jeu en enverrait-il un autre ou bien ce déciderait-il à intervenir directement ? A toutes ces questions le Makuta n'avait pas de réponse...pour l'instant.

S'arrachant à la brute contemplation de cette mémoire Nui repensa aux paroles du Toa Solok et dans son esprit il ria aux éclats, chose qu'il ne faisait guère...jamais. Phantrakk, Pantin de Distrakk, Shrecki, Pantin de Tericarax, lui-même, Pantin du Maitre. Tous autant qu'ils étaient n'étaient que les marionnettes d'êtres et de forces qu'ils n'arrivaient qu'à peine à appréhender et ce pauvre Toa pensait qu'il était différent ?
Être incapable de voir les fils qui vous animent ne signifiait pas pour autant qu'ils n'existaient pas.

Une bulle.

Ce n'étais pas faute de le lui avoir expliquer pourtant, encore et encore. Quel comble pour la première ligne de défense de Mata-Nui d'ignorer son plus élémentaire commandement. La Destinée, la Destinée, la Destinée

C'était comme une bulle.

La Destination, l'Objectif, le But vers lequel tendait toute existence. Le Sens. L'Accomplissement. La Fonction.

Une bulle entre ses pensées.

Tout ces cafards qui en parle comme d'un chose abominable, d'un fléau pire que la mort.

Qui grossit, qui grossit.

Il hurle. A lui, à Shrecki, à Rehad ? A eux tous peut-être. Il hurle un nom que l'histoire commence à peine à digérer.


- Ikinat !

La liberté. Tel était son prêche. A errer dans un désert, avec aucune autre perspective que de survivre comme de simple rahi, voilà où les avait mener leur liberté chéri.

Une main se dresse pour l’enserrer, dans son étreinte elle contient son ampleur.

Quelle jalousie dans leur regard, quelle envie dans leur paroles. Lui ne serait jamais perdu, jamais vide. Il aurait toujours un chemin à arpenter, toujours un but à suivre. Une lumière à l'horizon.

La bulle éclata, d'acide elle était emplit et la main jusqu'à l'os elle rongea.

La voix du faucheur s'en était allée et ce souvenir n'allait pas tarder à en faire de même, il s'attendit au glissement mais ce fut quelque chose de complétement différent qui l'accueillit. La réminiscence s'émiettait comme la roche sous le bâton d'un Guurahk mais rien ne venait à sa suite. Il ne voyait plus rien, n'entendait plus rien, le carcan des perceptions de Shrecki venait de se disloquer, le précipitant dans le vide. Pas de glissement, de chute ou d'attraction, il flottait, dans un espace de ténèbres aux proportions infini.

Il tenta de bouger mais en un tel lieu qu'il y soit parvenu ou non ne faisait aucune différence. Il tenta de parler mais cela le conforta juste dans son incapacité à confirmer si il était devenu sourd, muet ou les deux. Il tenta d'appeler à lui ses puissances mais aucune ne lui répondirent, même le moindre de ses tours lui semblait hors de portée.

De toutes les perceptions qu'il possédaient, et dont on l'avait privé, une seule lui avait été laissée, la perception d'une sensation. Une sensation qu'il ne pourrait difficilement décrire que comme l'exacte inverse de pesante, jamais de son existence il n'avait ressentit une telle absence de tension sur son propre être. L'Atmosphère, la Gravité, la Masse, toutes n'avait plus cours en ce Non-Lieu, un peu plus et se serait ses propres atomes qui renoncerais à toute cohésion pour s'éparpiller dans cette immensité. Même dans ces pires instants de vulnérabilité, quand son armure n'était plus qu'un lointain souvenir et son essence réduite à une portion si congrus qu'elle aurait pu tenir dans un flacon il ne s'était à ce point sentit partir.

Un partie de lui réclamait cette abime, n'aspirant qu'à se dissoudre dans ce calme, cette paix. Une autre était parfaitement terrifiée instruite qu'elle était que derrière cette sensation il y en avait une autre, une qu'il avait sentit dans les tunnels sous Metru-Nui quand la voix du Sans-Nom l'avait appeler. La sensation que ces ténèbres n'en était pas, qu'il y aurait y avoir quelque chose ici au lieu de rien. Qu'une partie du monde était manquante laissant une absence, un Néant.

Cette partie luttait pour ne pas se laisser engloutir à son tour, faisant la seule chose dont elle était encore capable, penser.

Où était-il ? Comment était-il arrivé là ? Était-il toujours dans le plan psychique ou avait-il regagner celui de matière ? Si il était toujours là-bas dans quel esprit se trouvait-il actuellement ? Celui de Shrecki ou le sien ? Pourquoi avait-il l'intuition que la réponse n'était aucun des deux ? Un autre mais celui de qui ou de quoi ?

Le Trône du Grand Esprit, tu sait ce que ces mots signifies.

Oui il le savait. Cet univers n'était qu'un reflet déformé du sien après tout, si cet endroit existait là-bas il devait aussi exister ici sous une forme ou une autre. Il savait ce qu'était cet endroit, où approximativement il se trouvait, la seul chose qu'il ignorait c'était comment y accéder dans cet réalité et il ne voulait pas le savoir. Pour la première fois de sa vie il aurait préférer qu'une de ses questions reste sans réponse, il avait le sentiment que c'était là un secret qu'un être comme lui n'aurait jamais du connaitre. Comme si il avait...peur, oui peur, de ce qu'il pourrait en faire.  

Que feriez-vous de la connaissance, telle était la question de la Chasseresse.

Une question auquel il avait déjà répondu.

La connaissance n'est rien d'autre que la clé du Pouvoir. La vrai question est donc, que ferez-vous du Pouvoir ?

Il apporterait la paix à ce monde.

Tu le détruira.

Mensonge, il ne battait depuis le début pour évité cela justement.

Vous tous n'êtes que des automates, condamnés à suivre le chemin que l'on à déterminé pour vous et ce jusqu'à votre mort.  

Son chemin était celui de la Paix, pourquoi s'en détournerait-il ?

Ainsi le croit-il. C'est la seule chose qui vous à empêcher de vous rebeller jusqu'à présent, la conviction que, choix ou non, ce chemin vous convient. Que votre Destinée accomplit conduira automatique à quelque chose de positif, de "Bien". Mais si ce n'était pas le cas ? Si ce n'était qu'une autre facette de cette mascarade et que votre véritable destinée soit tout autre ?

Non, c'est faux. Sa destinée, sa lumière au bout du chemin c'est la Paix et la Paix est...

...un Feu. Le Feu brule, tout, sans exception et ne laisse dans son sillage que cendres, silence et ténèbres. La Paix en effet.

Non, non, non. C'était là la Paix de Shrecki, pas la sienne. La Paix de Shrecki...de Shrecki...de...Shrecki...Shrecki.

Ne t'en est-tu jamais rendu compte ? Où que te mène tes pas ce n'est que pour trouver Folie et Combat, Mort et Destruction, nul Paix seulement le Chaos. Ne t'est tu jamais demander si ce n'était pas ta présence qui en était responsable ? Que toute ces souffrances aurait pu être évité si tu n'avait simplement pas été là ?  

C'est faux. C'est vrai. C'est Faux. C'est Vrai. C'est Vrai.

Tu n'apporte pas la Paix, tu est celui qui là détruit. Tu est Makuta, tu n'est pas de ceux qui sauvent les mondes mais de ceux qui les mettent à mort. Voilà qu'elle est ta destinée...Comme tu en as été témoin.

Non, ce n'était pas sa destinée. Seulement un possible qui ne saurait arrivé maintenant qu'il avait été instruit de son existence.

Cette peur que tu ressent, c'est celle de l'inconnu. Pour la toute première fois un véritable choix s'offre à toi et cela te dépasse.

Une choix...

Le choix de continuer à croire en ce mensonge jusqu'à ce qu'il ne te soit plus possible de te voiler la face, pour ensuite passer le reste de ta très longue vie à te lamenter sur les ruines de ce monde que ton aveuglement aura contribué à détruire Ou bien celui de briser ces chaines et de forger ta propre destinée, celle dont ton esprit enfiévré rêve depuis si longtemps. Cette connaissance, ce pouvoir, utilise le, tue Mata-Nui avec, tue le Père de la Destinée et elle mourra avec lui.

Si Mata-Nui venait à tomber c'est l'Univers tout entier qu'il entrainerait dans sa chute, comme cela avait déjà faillit arriver, ce chemin ne mènerait qu'à la ruine.

Et sur ces ruines tu bâtirait un nouveau monde, ton monde. Un Royaume de Paix où tous auraient le choix de leur destinée.

Et qui serait ce "tous" ? Les quelques choses qui auraient par miracle survécu au cataclysme ? Ce n'était pas un choix, quelque soit le chemin pris il n'y avait que la ruine au bout...

La rébellion par la Destruction est la seule et véritable expression du Libre-Arbitre. Le seul choix sur lequel les vivants ont le plein contrôle, c'est sur celui de mourir. La liberté n'existe qu'au travers du Néant.  

Il ne voulait pas être libre.

Tu n'a pas la liberté de choisir de ne pas l'être.

Une bulle...une bulle...une bulle.

Un choix...sera...fait.

Machines mortes...s'ébattent autour de lui en d'obscène fractales...quel main, quel main à façonner leurs cauchemardesques symétries...trop de dimensions...aberrante perfection...battent à un rythme insoutenable...tant à déjà été perdu...la perception de la couleur rouge...tout les souvenirs de la lumière...Or...a͏rg̶e̡n̢t...Noir

Zevan.


*****

L'Amplificateur gisait dans sa main, brisé par les forces qu'il avait lui-même contribuer à déchainer. La Vérité qui avait déferler était bien trop pour ce chétif morceau de technologie. Maintenant que la certitude l'avait emplit tout lui apparaissait à présent avec une férocité limpide.

La Bête du jugement, le monstre sans visage qui détruirait le monde, c'était lui. Cela l'avait toujours été et toute ces années avait été gâcher en une quête vaine pour trouver ce qui était juste en face de lui. Zéro, Shrecki, Nui. Des noms et formes différentes pour une seule et même entité, une seule et même menace.  

Un choix devait être fait. Mais quelque soit le chemin qu'il choisissait d'emprunter il condamnait le monde à chaque fois, pourtant il avait le choix. Le choix de ne prendre aucun de ses chemins, le choix de ne pas avancer...le choix de mourir.

Il était parfaitement calme, il savait ce qu'il avait à faire. Rassemblant les ombres qu'il avait patiemment tisser autour de lui il les façonnas en une dizaine de lance avec lequel il se transperça, mais ce n'était pas suffisant car son corps les absorbaient. il leva alors sa lame, la retourna contre lui et l'enfonça dans sa poitrine, mais ce n'était pas suffisant car il n'avait pas de cœur à transpercer.

Il invoqua alors tout le pouvoir à sa disposition, toute les puissances auquel il commandait, en lui comme hors de lui. Il les fit circuler le long de son épée, qui parut sur le point d'éclater entre ses mains sous le poids d'autant d'énergie, avant de les libérer, toutes en même temps.

Ce fut suffisant, il était en paix.


*****

Son corps reposait au sommet d'une montagne enneigé, à genoux, ses bras ballant et la tête dresser vers l'horizon on aurait pu croire qu'il était perdu dans une sorte de contemplation mystique, si ce n'était la lame qui le perçait de part en part.

C'était l'aube, le vent s'était tu et la neige avait finit de tomber. La vue était parfaitement dégagée pour observer le soleil émerger de l'horizon. Quand ses premiers rayons touchèrent son armure sa main gauche bougea, un poing se serra.


Citation :

Nom: Nui
Élément: Ombre
Vie: 700/1000
Atk:4975
Def:4100
Rap:55
Énergie: 175/400
PA Utilisé: 2/8
Obscurité: 9
Inventaire:
Spoiler:
 

Technique Utilisée:
Spoiler:
 

Action Effectuées: Utilisation de Téléportation II pour fuir le combat sans perte de PV.

Pa utilisés: 2(Téléportation II)

Énergie utilisée: 42(Téléportation II)

Énergie Restante: 175-42=133

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Rehad
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Masculin
Fiche d'identité
Energie:
700/900  (700/900)
Jauge de Vie:
1000/1000  (1000/1000)
Capacités du Personnage: ATK : 3100 – DEF : 4150

MessageSujet: Re: [Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir   Dim 21 Fév - 22:54

Une multitude de pensés vinrent se bousculer alors dans son esprit. Rehad resta fixe, observant au loin le ciel s'embraser. Ce n'était pas le feu des canons, seulement les rayons chatoyant du soleil venant frappait tous ce qui se trouver dans le ciel, lui faisant prendre cette teinte carmin. Que pouvait-il faire maintenant. La chaos prenait peut à peut le contrôle du monde. Shrecki était mort lui avait ton rapporter. Et le siège de Roxtus briser ne voulait dire que la survie des Skralls. Le protectorat était loin d'être vaincu. Les turbulences ne faisaient que commencer, mais déjà il se sentait dépassé par l'ampleur de la tâche qu'il avait à accomplir. Non, le problème n'était pas le protectorat, mais acculé comme ils le sont maintenant, les sociétés qui c'était bâti sur des principes bancales se déchirent maintenant avec d'autant plus de vigueur. Il n'avait plus aucun doute là dessus. Les Agori commençaient peu à peu à se révolter contre les Skralls, la tentative d'assassinat qui avait eu lui a Tajun contre lui en était une preuve. Mais le faîtes que Bara magna baigne dans la violence est le chaos n'est pas chose nouvelle. Mais, si ce chaos se répandait dans L'Univers Matoran ? Shrecki mort, la confrérie sera sans doute désorganiser, et l'autorité de Raidark n'était en rien garanti sur l'ordre de Mata nui. Et lui, que faisait-il au milieu de cette pièce? Ce théâtre cruel qui tombait en lambeau? Ferait-il partit de ceux qui aiderait à le détruire, ou essaiera-t-il de protéger la barque qui prenait peu à peu l'eau. Peut-être valait-il mieux d'abandonner le navire avant qu'il ne coule. Il ne savait plus.

Tuer Tuma maintenant ne ferait que déséquilibrer un peu plus l'équilibre fragile qui maintenait les sociétés actuelles en places. Une fois ceci fait, ils ne pourraient pas revenir en arrière, et rien ne lui garantissait ce qu'il se passerait ensuite. Ni que les Skralls ne l'accepte lui comme chef, ni qu'il pourra affronter de front le protectorat. Et pourra-t-il compter sur les agents de l'univers matoran alors qu'ils étaient eux même sur des positions déjà si instables? Fallait-il conserver à tout prit les sociétés actuelles, ou bien valait-il mieux les détruire pour en construire de nouvelles sur des bases plus saines? Dans tous les cas, Rehad avait déjà choisit de ce battre. Quel que soit son choix, Rehad savait qu'il devrait se battre, encore et toujours, sans peut être jamais trouver la paix. Pourquoi hésitait-il maintenant? Parce qu'il était seul? Parce qu'il avait peur? Une nouvelle fois il était tenté. Tenté de tous abandonner. De courir se cacher le plus loin possible dans l'espoir de ne jamais être retrouver. Mais agir ainsi serait inutile. Cela ne changerait rien.


_ La mort est sans doute plus douce qu'il n'y parait.

Il ne parlait à personne, il n'y avait plus personne à qui parler. Ses mots ainsi ne furent adresser qu'au vent, qui battait sur les plaines de sables. Pendant un instant il repensa à elle... Cette sorcière. Elle était semble-t-il vivante. Cependant elle ne se présenterait plus devant lui, c'était ce à quoi il avait, avec l'aide de cette vortixx, ils étaient arrivés. Il ne savait pas comment elle avait pu survivre. Il ne savait quasiment rien d'elle. Qu'est ce qu'elle aurait fait, elle?

Semer le chaos sans doute. C'était ce qu'elle savait faire de mieux. Il soupira. Que pouvait-il faire maintenant... Attaquer directement le protectorat? Avaient-ils seulement les moyens de le faire...
Sa main s'anima alors, et chercha pendant quelques instants un objets sur lui. Il le trouva et le posa contre ses lèvres. Il souffla quelques mots à l'intérieur, ordonnant le départ, et commença à marcher lui même, sans pourtant être arriver à une conclusion précise sur ce qu'il devrait faire.
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[Tesara] Le Commandant et le Chevalier Noir
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